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	<title>Creationlibre</title>
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	<description>News et articles sur logiciels libres pour graphistes</description>
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		<title>Définir l&#8217;art sans licencier les artistes</title>
		<link>http://creationlibre.org/en/2012/05/29/definir-lart-sans-licencier-les-artistes/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 23:44:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Creation]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme est charcutier celui qui fait de la charcuterie
Est artiste celui qui fait de l'art (pas du lard, merci) <a href="http://creationlibre.org/en/2012/05/29/definir-lart-sans-licencier-les-artistes/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/05/29/definir-lart-sans-licencier-les-artistes/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
</ul>
<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fcreationlibre.org%2Fen%2F2012%2F05%2F29%2Fdefinir-lart-sans-licencier-les-artistes%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_GB">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>Une participation récente à un débat sur l&#8217;art et le libre poursuivi d&#8217;une discusion régulière avec une chère amie me fait ressentir le besoin de repasser à la définition d&#8217;un mot dont l&#8217;utilisation se veut croissante, au point de ne parfois plus rien signifier et éventuellement revoir ce que nous avons déjà <a title="De la singularité de l’artiste" href="http://creationlibre.org/fr/artvskunstvsart/sepa-bon-accueil/de-la-singularite-de-lartiste/">exprimé à ce sujet</a>. Je veux parler ici du mot <strong>art</strong> et de son corrélat <strong>artiste</strong>.</p>
<h1>l&#8217;art commun</h1>
<p>En effet, depuis peu, tout est art et tout le monde est artiste. Et il me semble que le débat sur la propriété intellectuelle dont les amateurs de logiciels libres sont friands, prend trop peu en compte la spécificité de l&#8217;art, ou plutôt les différentes façons comprendre ce qu&#8217;il est.</p>
<p>Pris dans un sens presque quotidien, on parlera d&#8217;art pour tout ce qui a trait à :</p>
<ul>
<li>une pratique poussée au maximum, lui donnant un caractère exceptionnel : &#8220;ahh, ce surfeur est un artiste !!&#8221;</li>
<li>une pratique issue d&#8217;une pratique d&#8217;un art reconnu : musique, peinture&#8230;</li>
<li>on dira même &#8220;l&#8217;art et la manière&#8221;, confondant d&#8217;une certaine façon l&#8217;art avec le style, soit une variation qualitative de pratique dans une contexte donné</li>
<li>quelque chose qui est joli ou design comme un meuble IKEA, parce qu&#8217;il y a une recherche de plaisir graphique</li>
<li>quelque chose qui est moche, parce qu&#8217;à part un artiste tordu qui en voudrait ?</li>
</ul>
<p>La confusion vient certainement de la spécialisation dans laquelle les artistes se sont inscrits progressivement, employant des termes aussi fondamentaux dans un sens dérivés du sens commun. En regardant l&#8217;étymologie comme on le fait souvent, art définira tout ce qui n&#8217;est pas naturel. Mais dans ce cas, qu&#8217;est-ce qui différencie l&#8217;artefact de l&#8217;oeuvre d&#8217;art ?</p>
<h1>L&#8217;art sui generis</h1>
<p>Mais qu&#8217;est-ce qui différencie qu&#8217;une merde d&#8217;artiste soit une oeuvre d&#8217;art, et que ma propre n&#8217;en soit pas (si si j&#8217;ai vérifié sous huissier, sur la tête de ma mère) ? La question semble idiote mais s&#8217;en trouve bien centrale. Ce n&#8217;est pas (seulement) ce qui est produit qui défini l&#8217;art. Ce n&#8217;est non plus parce qu&#8217;il y a recherche créative que le mot art devrait être accolé systématiquement. L&#8217;art a même travaillé à son effacement dans les pratiques éphèméres dès les années 1950 et peut-être même 20.</p>
<p>Risquons la simplification à l&#8217;extrême :</p>
<pre>Comme la charcuterie est l'oeuvre du charcutier
L'art est l'oeuvre de l'artiste</pre>
<p>et maintenant :</p>
<pre>Comme est charcutier celui qui fait de la charcuterie
Est artiste celui qui fait de l'art (pas du lard, merci)</pre>
<p>Qu&#8217;est-ce à dire ? l&#8217;art c&#8217;est comme la charcuterie, pas la boucherie. Le charcutier s&#8217;occupe de porc, pas de boeuf ni de cheval ou d&#8217;oie. Le métier se définit par la matière premiere (origine animale, mais on a la même chose avec les de nombreux métiers) et l&#8217;objectif (faire des produits alimentaires). Peut prétendre à être artiste celui dont l&#8217;art est la métière première. L&#8217;art est une discipline en soi et pour soi, comme la musique en est une, comme la peinture en est une&#8230; l&#8217;art peut s&#8217;exprimer par de la musique, mais toute musique, même de très bonne qualité, n&#8217;est pas art. Il y a, au-delà des problèmes de goût et de qualité, un problème d&#8217;intentionnalité et de démonstration de cette intentionnalité.</p>
<p>Fait donc art, l&#8217;oeuvre qui se pose comme exprimant son appartenance à la tradition de l&#8217;art et revendiquant d&#8217;abriter en son sein une forme de représentation de cette appartenance. L&#8217;expression de l&#8217;art, l&#8217;oeuvre, ne saurait donc en général être liée à une pratique particulière, mais devra varier selon les besoins intrinséques nécessitant l&#8217;expression de cette appartenance selon le contexte de cette expression. Il y a, dans la pratique de l&#8217;artiste, une position epistémologique indéniable qui lui donne se caractère si particulier. Le produit de travail de l&#8217;artiste est oeuvre d&#8217;art, parce que l&#8217;artefact, est un produit fini, il est fait. l&#8217;art, lui, n&#8217;est jamais fait. L&#8217;oeuvre reste toujours à l&#8217;oeuvre et elle n&#8217;est en elle-même qu&#8217;un passage dans l&#8217;espace et le voyage epistémologique de l&#8217;artiste.</p>
<p>Que l&#8217;oeuvre, ou l&#8217;artiste, soient reconnus, il s&#8217;agit là d&#8217;une autre discussion. Et les circuits de validation restent tortueux.</p>
<h1>L&#8217;art sans jugement</h1>
<p>Ce qui est surprenant, c&#8217;est que le sens commun refuse cette acception mais aussi toute l&#8217;évolution de l&#8217;art qui y conduit. L&#8217;artiste est apparu de sa séparation du monde de l&#8217;artisanat en revendiquant une science de l&#8217;art et la participation de l&#8217;artiste à l&#8217;avancée des connaissances et de l&#8217;abstraction (perspective) et éventuellement par le refus de se limiter à une seule pratique (Leonard de vinci ou Michel-Ange étaient peintre, sculpteur, dessinateurs, poetes, chercheurs&#8230;).</p>
<p>Parler du musicien qui gratte sa guitare (moi) comme d&#8217;un artiste exprime un refus de cette évolution : elle enferme à nouveau la personne dans sa pratique et en réduit la liberté d&#8217;expression à un simple moyen clos. Pour échapper à cette réduction, on tente le jeu du mélange des arts : son(musique)+video, danse+orchestre, danse+video, théâtre+musique&#8230;tout y passe, mais tout a déjà été fait. La danse+orchestre, cela s&#8217;appelait le ballet. Le son+video cela s&#8217;appelait l&#8217;opéra&#8230; Avec juste des technologies différentes.</p>
<p>Il est souvent amusant de voir dans un musée s&#8217;extasier les visiteurs devant de jolies toiles du XVI° ou XVII° représentant des scènes mythologiques ou des bouquets floraux. Et d&#8217;entendre dire &#8220;au moins à l&#8217;époque, ils représentaient vraiement les choses, et ils savaient y faire&#8221;. Alors même que la composition du tableau est imprégnées de code représentatifs et symboliques qui nous devenus difficiles car éloignées. Que signifie telles fleurs ici ? ou encore telle personne qui porte une tête dans un plat ? Ces artistes là aussi étaient à la recherche d&#8217;une expression derrière les apparences, et il reste étonnant que les spectateurs dénigrent justement les formes d&#8217;art qui montrent de façon brute la réalité plastique à ceux qui justifie de la chercher. L&#8217;art sans jugement, n&#8217;est pas un art sans avis, c&#8217;est un art dont l&#8217;appréciation n&#8217;est plus justifiée, c&#8217;est un art qui se passe des mots, comme si l&#8217;art n&#8217;était que pure sensation, que pure technique, ou pure esthétisme.</p>
<p>Si cela n&#8217;enlève rien aux innovations et au travail des praticiens actuels, le signe des temps est que la définition de l&#8217;art pourrait perdre son fondement, et que l&#8217;aura dans lequel il a baigné et qui a fait qu&#8217;il a été si attractif va peut-être finir par le noyer. De toutes façons, Nietsche avait déjà dit que l&#8217;art était mort, alors que faisons nous ?</p>
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		<title>LibreGraphicsMeeting, Vienne</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 19:24:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate Le LibreGraphicsMeeting 2012 à Vienne vient de se terminer. L&#8217;année a encore été très riche. Elle a en particulier été le lieu de rencontres encore plus forte puisque l&#8217;événement prenait part au sein de &#8230; <a href="http://creationlibre.org/en/2012/05/07/libregraphicsmeeting-vienne/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/05/07/libregraphicsmeeting-vienne/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
</ul>
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<p><div id="attachment_548" class="wp-caption alignleft" style="width: 277px"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/05/07/libregraphicsmeeting-vienne/keep-calm-small/" rel="attachment wp-att-548"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/05/keep-calm-small.jpg" alt="Texte encourageant affiché au metalab, vienne" title="keep-calm-small" width="267" height="468" class="size-full wp-image-548" /></a><p class="wp-caption-text">Texte encourageant affiché au metalab, vienne</p></div>
<p>Le LibreGraphicsMeeting 2012 à Vienne vient de se terminer. L&#8217;année a encore été très riche. Elle a en particulier été le lieu de rencontres encore plus forte puisque l&#8217;événement prenait part au sein de LinuxWochen.<br />
On notera entre autre :<br />
- la sortie de Gimp 2.8 dont la compilation finale s&#8217;est faite sous mes yeux. j&#8217;ai eu le plaisir de voir mitch vider sa joie et réclamer du champagne alors qu&#8217;il ne boit plus que du Club-mate.<br />
- le renforcement de l&#8217;équipe de l&#8217;interface utilisateur de Scribus nommée ui-IV-iu. Une nouvelle répartition des tâches s&#8217;est faite dans le but de faire avancer plus vite le projet pour la sortie de la 1.6. Certains membres, alessandro, Cédric ont même mis la main au code. Enfin, on notera la présence pour la première fois de Cezary, développeur polonais et d&#8217;africains dont un membre de l&#8217;Association francophone des graphistes libres.<br />
Cette année, le programme a été marqué par une moins grande quantité de conférence, mais une plus grande présence d&#8217;ateliers permettant de réels échanges. Ricardo et Ana ont tenu un atelier sur les fontes couleur et ont mentionnés utiliser le livre de Flossmanuals francophone écrit sur le sujet en novembre dernier au sein de l&#8217;école de design et graphisme libre activdesign.<br />
Impossible de résumer 4 jours  aussi intense en si peux de lignes. Mais nous attendons avec impatience la prochaine édition qui devrait se dérouler à madrid, au mediaLab prado.</p>
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		<title>De la gratuité numérique &#8211; 1 : l&#8217;engagement personnel</title>
		<link>http://creationlibre.org/en/2012/04/16/de-la-gratuite-numerique-1-lengagement-personnel/</link>
		<comments>http://creationlibre.org/en/2012/04/16/de-la-gratuite-numerique-1-lengagement-personnel/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 10:43:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques années, on entend publiquement un dénigrement des utilisateurs d'internet, et cela a conduit à des lois tentant de réprimer certains comportements. Des analystes et à leur suite, les journalistes, les politiques et finalement, le commun des mortels ont répandu l'idée que le web développait le souhait de l'acquisition gratuite. Plusieurs tentatives sérieuses ont pourtant tenté de tempérer cet adage, mais comme tous les adages, il a la vie dure. <a href="http://creationlibre.org/en/2012/04/16/de-la-gratuite-numerique-1-lengagement-personnel/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/04/16/de-la-gratuite-numerique-1-lengagement-personnel/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
</ul>
<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fcreationlibre.org%2Fen%2F2012%2F04%2F16%2Fde-la-gratuite-numerique-1-lengagement-personnel%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_GB">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>Depuis quelques années, on entend publiquement un dénigrement des utilisateurs d&#8217;internet, et cela a conduit à des lois tentant de réprimer certains comportements. Des analystes et à leur suite, les journalistes, les politiques et finalement, le commun des mortels ont répandu l&#8217;idée que le web développait le souhait de l&#8217;acquisition gratuite. Plusieurs tentatives sérieuses ont pourtant tenté de tempérer cet adage, mais comme tous les adages, il a la vie dure.</p>
<h2>La gratuité fait partie des échanges depuis longtemps</h2>
<p>La gratuité fait partie des échanges depuis fort longtemps et doit certainement être considéré comme un élément fondamental de tout échange en société.<br />
L&#8217;un des exemple frappant de ce type d&#8217;échange réside dans le cadeau (intéressemment nommé <em>gift</em> en anglais, étymologiquement liés à <em>given</em>). Aussi lorsque l&#8217;on offre des cadeaux à ces enfants, ils les reçoivent gratuitement, sans que cela ne choque quiconque. Mais cela est aussi vrai avec tout notre entourage affectif : la famille, les amis&#8230;mais pas seulement.</p>
<h3>Le cercle social restreint</h3>
<p>Si le cadeau, ou le don simple, est une forme essentielle de l&#8217;action éducative qui en peut être remise en question (il serait choquant qu&#8217;un parent se fasse payer pour l&#8217;éducation de ces enfants et surtout que ce soit l&#8217;enfant qui paie son éducation), ce type d&#8217;échange peut facilement être étendu à un cercle plus large que le cercle strictement familial.</p>
<p>Le réseau amical, même si on considère qu&#8217;il a tendance à s&#8217;effriter, repose sur le partage réciproque d&#8217;intérêts, fussent-ils futiles. Il conduit parfois à une sorte de complexe d&#8217;entr&#8217;aide non monnayé : je peux aider un ami à bricoler, je peux aider un ami à réparer son ordinateur et à réaliser une tâche informatique et cela est par ailleurs une tâche pour laquelle je serai rémunéré. Dans ce cas, je suis seul décideur de la valeur de mon temps et de mes compétences. Elles peuvent être vendues, cédées ou données. Lorsque cette tâche est effectuée en faveur d&#8217;un ami, je considère cela comme une action non commerciale du fait de plusieurs critères : proximité affective de la personne destinataire, contexte d&#8217;utilisation (familial), importance de la tâche, complexité de la tâche, pression mise à sa réussite&#8230; Ce faisant, je me prive moi-même d&#8217;un revenu potentiel, voire j&#8217;en prive aussi les concurrents, ce qui conduit donc à fausser les lois du marché du travail et commercial. Nous pourrions inclure dans ces actions l&#8217;ensemble des grands-parents qui gardent leur petits-enfants et qui font de fait une prestation gratuite de garde à domicile ou arrangée.</p>
<p>Jusqu&#8217;ici nous bloquons les exemples sur la concurrence à la prestation de service, mais cela est aussi extensible au domaine des biens. Il n&#8217;est pas rare d&#8217;engager entre ami des prêt d&#8217;objets au risque de la perte ou de la destruction de ces objets. C&#8217;est le cas d&#8217;outils, du co-voiturage, de livres (alors que les livres numériques ne peuvent l&#8217;être). Le don d&#8217;objet qui ont fait leur utilité est même une coutume répandu : don de vêtement d&#8217;enfants à des amis qui viennent d&#8217;en avoir&#8230; alors que ces vêtements pourraient être revendus dans des réseaux spécialisés. Cela ne sont que des exemples, mais chacun s&#8217;y reconnaîtra quelque part.</p>
<p>Dans ces &#8220;cadeaux&#8221;, le donneur n&#8217;attend rien en retour hormis la préservation du statut amical et sa réciprocité (éventuellement la preuve de sa réciprocité) : donner des vêtements peut même être un simple souhait de s&#8217;en débarrasser. Mais cela n&#8217;enlève rien au fait que le choix de recourir à la gratuité n&#8217;est pas anodin.  Le principe de l&#8217;échange est simple : je connais quelqu&#8217;un qui a un besoin, j&#8217;ai les moyens de combler ce besoin; je vais donc le combler (dans les deux sens du terme : le besoin et la personne). La confiance que j&#8217;établis dans cette personne me permet d&#8217;en tirer un bénéfice personnel (reconnaissance, préservation de lien social, attente d&#8217;un retour au moment opportun&#8230;) et marque la réciprocité de la relation, son interdépendance. Si Hegel y voyait une dialectique de pouvoir, on peut aussi y voir une sorte d&#8217;univocité : la dialectique n&#8217;apparaît qu&#8217;en cas de conflit, en cas de non réciprocité qui agit comme un refus de la relation qui se doit d&#8217;être bi-directionnelle. Dans certains société (cf Mauss) c&#8217;est même celui qui donne le plus qui est le plus haut placé.</p>
<p>Il apparaît qu&#8217;il y a dans le don effectué la réponse à une forme de responsabilité : cela est évident dans le cas des enfants, car le parent a la responsabilité de l&#8217; &#8220;élevage&#8221; (pas seulement l&#8217;éducation, mais aussi tous les besoins matériels qui vont avec ce que l&#8217;on a tendance à oublier tellement c&#8217;est évident). Mais la responsabilité est aussi réelle dans les autres cas : j&#8217;incite un ami à passer à tel logiciel, je devrai par la suite l&#8217;aider sur ce logiciel. Je le conseille sur tel ou tel produit je porte une forme devoir que le choix soit justifié et qu&#8217;il convienne. Dans tous les, en partant de cette première analyse, il va être facile de chiffrer la valeur des échanges gratuits ayant lieu dans ce contexte. Si on estime chaque personne ou presque a un enfant, 100% de la population donne, au moins 50% reçoit (dans un contexte d&#8217;environ 2 enfants par femme). On peut extrapoler en admettant donc que le parent donne 50% de son avoir à ses enfants et que cette proportion peut servir de base à une évaluation de la valeur de l&#8217;échange gratuit. Encore ce chiffre ignore-t-il la valeur inestimable de l&#8217;acte éducatif lui-même !</p>
<h3>Le cercle social généralisé</h3>
<p>L&#8217;échange gratuit ne s&#8217;applique qu&#8217;au domaine individuel familial, il en sort très régulièrement voire même de façon quasi généralisée. Je veux ici parler du secteur associatif. En France <a title="Les associations en france" href="http://www.associations.gouv.fr/3-le-poids-economique-et-social-des.html">des études gouvernementales</a> font mention de 10 millions de bénévoles dans le pays, soit environ 15% de la population. Si l&#8217;activité des bénévoles est difficile a évaluée, parce qu&#8217;elle est disparate selon les personnes et les secteurs il n&#8217;en reste pas moins que ce chiffre est impressionnant.  Certains associations tellement imposantes fonctionnent comme de vraies entreprises (ce qui pose un problème éthique et légal) et doivent avoir recours au salariat (172000), mais la majorité fonctionne selon sur le bénévolat (928000). Il est de coutume de dire que les actions comblent des besoins non solvable dans un système concurrentiel, ce qui justifie leur soutien par les collectivités. Le budget global de fonctionnement est estimé à 59 milliards d&#8217;euros, ce qui n&#8217;est évidemment pas rien et provient à 34% de subventions. 2/3 de cette somme provient donc de l&#8217;activité réelle de l&#8217;association et de la valorisation de son activité auprès de financeurs individuels ou sociétaires.</p>
<address> Il va cependant être beaucoup plus intéressant de s&#8217;intéresser aux bénéfices globaux apportés par les activités bénévoles des associations. Le rapport mentionne :</address>
<pre>Le poids économique des associations a augmenté entre 1999 et 2005 de 15 %, soit une augmentation annuelle de près de 2,5 % en volume, supérieure à celle du PIB sur la période.</pre>
<p>Ce rapport ne mentionne pas les sources exactement mais la difficulté réside dans le chiffrage d&#8217;action non monnayée, d&#8217;en trouver la valeur réelle. Le Conseil économique et social définit le bénévole comme :</p>
<pre>toute personne qui s’engage librement pour mener une action non salariée en direction d’autrui, en dehors de son temps professionnel et familial</pre>
<p>le temps professionnel étant considéré comme ayant sa valeur propre, et le temps familial comme n&#8217;en n&#8217;ayant pas (car il est implicite qu&#8217;il y ait responsabilité et échange dans ce cadre). La question se pose donc tout particulièrement lorsque que la gratuité (remarquons que la définition parle savamment d&#8217;engagement libre et pas de valorisation économique) est assumée dans des cadres non contraints ni restreints.</p>
<h2>Poids économique de l&#8217;échange à titre gratuit</h2>
<p>Les associations ont pourtant un rôle économique non négligeable. Parlons simplement des associations sportives qui condensent plus d&#8217;un tiers des adhésions :</p>
<ol>
<li>elles ont un rôle social et éducatif : transmission de valeur (le plus fort gagne), être en équipe (assumer le résultat ensemble), accepter sa place dans l&#8217;équipe (sur le banc, buteur&#8230;). Ce critère est difficilement quantifiable, mais constitue certainement le plus marquant et a une valeur inestimable au niveau social.</li>
<li>elles ont un rôle familial : le temps sportif apparaît pour de nombreux parents comme une méthode de garde à moindre cout. Une année sportive coutera environ 200 euros pour une 20 semaines contre environ 17 euros l&#8217;heure de garde personnalisée à domicile. Le parent qui doit travailler ou qui veut se donner du temps aura donc régulièrement recours aux activités associatives (souvent sportives ou créatives) pour équilibrer son budget. L&#8217;activité sportive occupe de une heure à presque une demie-journée (si on compte les déplacements des matchs&#8230;). Si on part sur cette moyenne de 3h par semaine, valorisée à 17 euros (51) rapportées à la différence au cout d&#8217;adhésion (200/20=10), soit 41 euros par semaine soit une valeur économique réelle de 41*20 = 820 a multiplier par le nombre de personne (je n&#8217;ai pas trouver de chiffres mais on voir tout de suite le rapport qui peut atteindre plusieurs milliards).</li>
<li>les effets de l&#8217;activité associative ont un impact industriel non négligeable : achat de produits nécessaires (chaussures, &#8230;), déplacements (match, concours, expositions&#8230;). Surtout, l&#8217;association est le socle sur lequel repose la partie professionnelle de l&#8217;activité (matchs payants, produits dérivés, &#8230;) sur lesquels parient de nombreuses collectivités en terme d&#8217;image et retombées (en particulier touristiques : matchs réguliers, coupes locales, nationales, coupes du monde, jeux olympiques&#8230;). De ce point de vue, la valorisation en terme économique de l&#8217;impact &#8220;publicitaire&#8221; de l&#8217;action associative est sans commune mesure.</li>
</ol>
<p>Prenons un cas moins important : <a title="Flossmanuals francophone" href="http://fr.flossmanuals.net">Flossmanuals</a> est une association qui a pour but de mettre à disposition des manuels libres (et gratuits en téléchargement) sur des logiciels libres. Flossmanuals a participer à l&#8217;écriture de manuels qui ne trouvaient place dans le secteur commercial de l&#8217;édition (Open Street Map, Fontes Libres, &#8230;). Un manuel comme Fontes libres, téléchargé à environ 100 exemplaires par semaine depuis 6 mois (30 semaines) produit un taux d&#8217;échange de 3000 ouvrages qui valorisé à une moyenne de 15 euros l&#8217;ouvrage représente 45 000 euros. Cela sans compter évidemment les copies indépendante des téléchargements, redistributions individuelles entre amis ou institutionnelles comme l&#8217;Organisation Internationale de la Francophonie (par ailleurs financeur de certains manuels) a pu le faire. FlossManuals Fr est une association sans salarié dont le budget gravite autour de 0 € mais dont les produits peuvent être valorisés à environ 1/2 million d&#8217;euro à l&#8217;année s&#8217;ils sont rapportés à des équivalents commerciaux.</p>
<p>L&#8217;impact économique de l&#8217;association est sensible a différents niveaux est semble donc largement sous-évalué. Les dossiers mis à disposition sur le site gouvernemental évaluent à souhait le ratio adhésion (apports privés) / subventions (apports publiques), mais s&#8217;intéressent peu à la valorisation du temps donné par les bénévoles, ce qui fausse évidemment la donne dans l&#8217;appréciation du coût. Donc est donc fait comme-ci le caractère gratuit (ou non-marchand) n&#8217;avait pas de valeur intrinsèque.</p>
<h2>La gratuité diffuse</h2>
<p>Que la gratuité soit institutionnellement forte (famille), ou organisée légalement (association), ne constituent cependant pas les seuls domaine de gratuité d&#8217;action. Puisque tout doit avoir une valeur (et oui, garder les enfants à une valeur par exemple, ou garder une maison), tous les actes quotidiens peuvent entrer dans cette catégorie. Poussons donc le bouchon un peu loin pour revenir à quelque chose de raisonnable. Lorsque je cuisine, je fais acte de cuisinier et peu valoriser cette expérience. Lorsque je dors, j&#8217;ai une activité récupératrice (qui me permet de mieux travailler le lendemain) et destructrice (j&#8217;abime mon lit, mon matelas, mon pyjama, mon réveil&#8230;) qui sont autant d&#8217;activités créatrices de valeur. Lorsque j&#8217;aide mon vieux voisin à se relever, j&#8217;ai aussi une activité sociale simple qui peut être valorisée économiquement en assistance à la personne. Me verrai-t-on pourtant interdire d&#8217;aider mon voisin pour protéger le marché des professionnels de l&#8217;aide à la personne ? m&#8217;interdire de cuisiner ou de dormir pour protéger les restaurants et les hôtels ou autres ??</p>
<p>Nous reviendrons ultérieurement sur ces points mais à tout valoriser économiquement, on perd le sens réel des actes quotidiens, on individualise la proposition, alors que le gain social serait à favoriser. Prenons maintenant un exemple non comportemental mais productif. Certains logiciels libres sont produits par des bénévoles, en dehors de tout contexte familiale ou associatif. Scribus en est un exemple. Scribus est un logiciel perfectible qui s&#8217;améliore au quotidien grâce au temps et compétences mises en oeuvre par les contributeurs qui sont peu nombreux (une dizaine). On peut critiquer le logiciel, ce n&#8217;est pas le but de cet article que de le défendre (pour cela, parcourez d&#8217;autres pages de ce site <img src='http://creationlibre.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' />  ).  Scribus est énormément utilisé dans le milieu associatif et dans les collectivités, il y fait peu à peu sa place. Il permet ainsi d&#8217;améliorer la communication de toutes ces structures et elles développent ainsi leur activités ou la transparence de leur décisions. Scribus a été pris en main par de nombreux éditeurs, en particulier en Afrique francophone, participant ainsi au processus d&#8217;alphabétisation qui étaient auparavant plus lents, délocalisés et moins efficaces. Il donne une liberté et une autonomie aux utilisateurs qui l&#8217;ont adopté abandonnant les logiciels privateurs équivalents. Si nous tentons d&#8217;évaluer l&#8217;impact économique de Scribus à terme, il est fort à parier qu&#8217;ils sera de plusieurs milliards d&#8217;euros en effet directs et indirects (chaque bénévole à donc une valeur énorme, même économiquement parlant). Juger l&#8217;action d&#8217;une action ou production gratuite à la seule vue de ce qu&#8217;elle coute en concurrence est un jugement restrictif. Comme se baser sur ces défauts seul est un jugement restrictif. Il peut être plus intéressant de s&#8217;intéresser aux effets positifs qu&#8217;aux effets négatifs, en particulier lorsque les gains ne se situent pas qu&#8217;au niveau économique, mais dans des niveaux moins identifiables tels que la liberté. Le principe de base du développement du logiciel libre repose sur les efforts et bénéfices partager : chaque apport (qu&#8217;il soit financé ou non) n&#8217;est payé qu&#8217;une fois et immédiatement disponible pour tous sans surcoût. Il n&#8217;y a pas de logique d&#8217;exclusivité qui organise la vente en grand nombre d&#8217;une action déjà payée. Le gain social est donc incommensurable même si l&#8217;intérêt économique direct est faible.</p>
<p>L&#8217;échange gratuit, non seulement remplit un rôle social, mais favorise les échanges inter-individuels, préservent les tissus sociaux et économiques existants. Reprenons nos deux exemples :</p>
<ul>
<li>peu de parents pourraient payer une garde à prix coûtant sans mettre en danger le budget familial</li>
<li>peu d&#8217;éditeur peuvent prendre le risque d&#8217;opéré un transfert de connaissance sur un sujet peu répandu et pointu, alors que l&#8217;audience peut par ailleurs exister, malgré son manque de solvabilité</li>
<li>peu d&#8217;éditeur de logiciel s&#8217;intéresse aux marchés en devenir avant que leur devenir ne soit éclairci.</li>
</ul>
<p>Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;organisationnel ou de montée en compétence, la gratuité (ou quasi) n&#8217;est pas remplaçable. Tous les chiffres donnés ici le sont à titre démonstratif et n&#8217;ont aucun fondement statistique. Ils montrent cependant l&#8217;ampleur potentiel du problème et à quel point tout discours négatif à l&#8217;égard de la gratuité devrait être réévaluer en fonction des impacts socio-économiques complets et pas seulement sectoriels.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Motif adaptatif dans Inkscape</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 11:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inkscape]]></category>
		<category><![CDATA[tips]]></category>
		<category><![CDATA[clone]]></category>
		<category><![CDATA[motif]]></category>
		<category><![CDATA[pattern]]></category>
		<category><![CDATA[tutorial]]></category>

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		<description><![CDATA[Le document est composé de simple petits ronds qui offrent la possibilité de lire un texte "invisible" à une certaine distance grâce à la modification de la taille de points <a href="http://creationlibre.org/en/2012/04/01/motif-adaptatif-dans-inkscape/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/04/01/motif-adaptatif-dans-inkscape/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
</ul>
<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fcreationlibre.org%2Fen%2F2012%2F04%2F01%2Fmotif-adaptatif-dans-inkscape%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_GB">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>Je suis du genre à poser les yeux partout et regarder les affiches et autres imprimés, histoire de voir les évolutions de mode, chercher des idées d&#8217;exercice pour des formations, ou de futurs documents. Comme je n&#8217;ai pas la prétention d&#8217;être un génie (enfin pas aujourd&#8217;hui, on verra demain), passer un peu de temps à tenter de reproduire au mieux des documents existants offre souvent l&#8217;opportunité de se donner une bonne leçon à la fois de technique et d&#8217;humilité.<br />
Une fosi n&#8217;est pas coutume, je ne me suis pas fait violence moi-même : on m&#8217;a montré un document de Cap Digital et on m&#8217;a dit &#8220;Comment tu fais ça ?&#8221; Heureux de montrer à quel point, je me met dans un coin avec mon ordinateur qui aurait pu resté eteint toute la soirée, mais qui s&#8217;est mis à ronfler de plaisir d&#8217;être rallumé. Ah oui, je me met dans un coin au cas où je n&#8217;y arriverai pas, on ne sait jamais, mieux vaut se taire dans ces cas là.<br />
Plusieurs idées me sont passées par la tête : utiliser des clones ou des trames. J&#8217;ai décidé d&#8217;utiliser la première, la jugeant plus adaptative et ce fut la bonne. Bref, 3 minutes de réalisation pour une idée qui a du prendre des heures à affiner à celui qui à créer le document original. De quoi faire briller Inkscape dans les soirées entre amis et pros <img src='http://creationlibre.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
Le document est composé de simple petits ronds qui offrent la possibilité de lire un texte &#8220;invisible&#8221; à une certaine distance grâce à la modification de la taille de points (plus petits là où il y a du texte ec qui crée un rendu de couleur différent).</p>
<p>1. Créer un document Inkscape<br />
2. Tracer un rectangle qui recouvre l&#8217;ensemble de la page et appliquer du noir dedans<br />
3. Écrivez un petit texte dans une police assez grasse et en corps important et passez le en gris sombre.<br />
4. Dans l&#8217;angle supérieure gauche, dessinez la forme qui servira de trame, ici un cercle de 15px de diamétre<br />
5. Dans la fenêtre pavage avec des clones (Edition>Cloner), créer 70 copies en hauteur et 50 en largeur puis dans l&#8217;onglet Calquer, cocher Luminosité puis, plus bas, Dimensions (décochez Opacité et Présence)<br />
6. Cliquez sur Créer et le tour est joué.</p>
<p>Il reste à nettoyer le fond. Pour éviter cela nous aurions pu placer les clones sur un calque indépenant.<br />
Eh, très bonne idée, simple à réaliser.<br />
<iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/UGx0GyBYBGY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<item>
		<title>De l&#8217;intégrité</title>
		<link>http://creationlibre.org/en/2012/03/31/de-lintegrite/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 22:12:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[sans commentaire pour une fois. <a href="http://creationlibre.org/en/2012/03/31/de-lintegrite/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/03/31/de-lintegrite/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
</ul>
<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fcreationlibre.org%2Fen%2F2012%2F03%2F31%2Fde-lintegrite%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_GB">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>J&#8217;ai mis plusieurs jours à me décider mais je ne peux rester sans rien dire à ce dont j&#8217;ai été temoin il y a quelque jours. Oh, ça n&#8217;arien à voir avec les sujets habituels de ce site et fera peut-être chuter le page rank et augmenter les commentaires désagérables <img src='http://creationlibre.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  . Mais bon, là je n&#8217;essaierai pas d&#8217;être agréable non plus alors c&#8217;est de bonne guerre. En tout cas, j&#8217;essaierai d&#8217;être bref.<br />
Présent dans une univeristé de la banlieue parisienne pour former des doctorants à la cartographie avec Inscape, j&#8217;ai du comme chacun le midi, aller chercher un endroit pour me trouver mon sandwich quotidien. On me conseille de prendre une direction et je m&#8217;exécute. Beau temps, oiseaux chanteurs et gens heureux (peut-être seulement d&#8217;être enfin sortis d&#8217;un cours). Tout le monde va dans le même sens, ou presque et on avance à peu près tous au même rythme. De jolies créatures sillonent le chemin et un groupe de mec qui avancent à côté de moi s&#8217;en émeut.  <br />
Enfin, un mot sort du lot, un certain &#8220;Salope!&#8221;. Je crois venir d&#8217;où cela vient, le gars se retourne vers une fille qui est à 10 mètre devant moi. Le genre de fille bien sur elle, pas ostentatoire qui est du genre à mettre du baume au coeur pour la journée rien qu&#8217;à avoir un sourire. Mais là j&#8217;ai pas le sourire puisque je marche derrière et suis encore ému de cette découverte. Une petite pensée pour elle, et je me dis, &#8220;quel connard!&#8221;. Et puis à peine eu le temps de me dire ça, un autre. C&#8217;est tellement pas possible que ça doit être le même mec. Et ben non. En à peine 100 mètres, la pauvre fille a essuyer au mois 5 remarques du genre. Sur le coup je me demande comment elle fait pour supporter ça et si ces mecs ont pensé à leur mère, de ce qu&#8217;elle en penserait ou de ce qu&#8217;elle aurait pu subir du genre. <br />
Dommage non ? Surtout ça ne semble pas les gêner : ils disent ça suffisamment fort pour que la pauvre et les autres autour entendent. On en reste tellement coi qu&#8217;on ne sait pas comment s&#8217;y prendre. On se dit que si on intervient ce sera peut-être pire, mais est-ce bien sûr ? Et peut-on intervenir pour une personne qui n&#8217;a rien demander, ce qui ne ferait dans ce cas que montrer sa fragilité ?</p>
<p>Bizarrement, moi qui vient de la campagne non civilisée, on m&#8217;a étrangement appris qu&#8217;on ne parlait pas comme ça au gens et je me souviens même d&#8217;avoir dit à mon fils une fois : &#8220;Ne critique jamais ce que tu aimes ou ce qui t&#8217;attires, c&#8217;est une façon de te renier toi-même et de t&#8217;empêcher d&#8217;avoir ce que tu veux&#8221;. L&#8217;intégrité, le fait d&#8217;être entier dans ce qu&#8217;on fait et dans ce qu&#8217;on veut. Ne pas contredire ses actes et assumer autant qu&#8217;on peut. Pas toujours facile évidemment. Bref ces mecs devait être deçus de passer inaperçus aux yeux de la belle temporairement &#8220;salope&#8221; et ont pris le parti de l&#8217;invectiver plutôt que d&#8217;admettre leur défaite avant même d&#8217;avoir essayer le moindre mot gentil, bouquet de fleur ou je ne sais quoi qui doit paraître ringard à leurs yeux.<br />
Je ne vais pas polémiquer sur l&#8217;emplacement géographique, mais franchement à presque 40 ans, j&#8217;ai découvert quelque chose que je savais possible mais de le vivre est autre chose. C&#8217;est comme gravir l&#8217;Everest (enfin presque). Il y a des mots qui font advenir des réalités, c&#8217;est bien connu (cf. Austin). Quand on dit à quelqu&#8217;un qu&#8217;on l&#8217;aime etc&#8230; Ici la pauvre n&#8217;a pas été modifiée à mes yeux dans le sens de ce langage, mais elle a induit temporairement une sorte de questionnement et de méfiance à son égard avant de me rendre compte qu&#8217;elle n&#8217;était certainement pas du tout en cause. Reste la violence des mots. Ça fout un choc. Surtout dans un lieu comme l&#8217;université où on est normallement pour apprendre le respect des différences et des apparences. En rentrant à la maison, on est deux à table. Moi et mon Autre. Je la regarde discrétement et me dis : &#8220;et elle combien de fois elle a du subir ça&#8221; ?</p>
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		</item>
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		<title>Prise de recul et prise de distance</title>
		<link>http://creationlibre.org/en/2012/03/29/prise-de-recul-et-prise-de-distance/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 07:37:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Creation]]></category>
		<category><![CDATA[FLOSS]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[création]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[logiciel libre]]></category>

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		<description><![CDATA[le créatif n'est pas isolé, le génie n'existe pas au sens d'être unique lié d'un potentiel divin. Il n'y a que des personnes qui représentent au mieux leur époque ou leur contre-époque. Il reste certainement au graphisme libre à trouver ces personnes qui pourront le représenter et lui donner ces lettres de noblesse. Il reste aux créatifs de ne pas oublier la dimension sociale de leurs outils et de leur pratique <a href="http://creationlibre.org/en/2012/03/29/prise-de-recul-et-prise-de-distance/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/03/29/prise-de-recul-et-prise-de-distance/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
</ul>
<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fcreationlibre.org%2Fen%2F2012%2F03%2F29%2Fprise-de-recul-et-prise-de-distance%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_GB">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>De un précédent billet, nous avons vanté la nécessité de s&#8217;immerger pour pouvoir prendre un recul salvateur. On pourrait imaginer que que la prise de recul implique la mise à distance. Nous n&#8217;irons pas jusque là, au contraire. Nous allons tenter ici de discuter de possibilité de travail à distance, en particulier en création ou en formation. Partons de postulats tout simples qui peuvent être discutables mais nous servirons d&#8217;approche :</p>
<ul>
<li>la formation est la forme la plus essentielle et la plus répandue de collaboration</li>
<li>la création est une forme essentielle de l&#8217;individualisme</li>
</ul>
<h1>La formation comme forme de collaboration</h1>
<p>Former quelqu&#8217;un c&#8217;est voir avec lui ce qu&#8217;il souhaite ou doit apprendre et mettre en place des dispositifs qui permettront à cette personne d&#8217;avancer sur la voie de la connaissance et de la compréhension. Un formateur seul n&#8217;a aucun sens (le pauvre s&#8217;ennuierai), un apprenant seul n&#8217;est pas apprenant, au mieux auto-apprenant, ou expérimentant. Mais expérimenter n&#8217;est pas apprendre même si l&#8217;expérimentation peut être une forme d&#8217;apprentissage.</p>
<p>Former quelqu&#8217;un c&#8217;est transmettre des connaissances (savoir, savoir-faire, savoir-être&#8230;) que la personne pourra réutiliser par la suite de façon indépendante et autonome. D&#8217;où, le rôle de l&#8217;éducation et de l&#8217;instruction dans la pensée de la liberté. Ces connaissances sont le fruit d&#8217;autres personnes antérieures qui sont choisies, organisées par le formateur dans le vu de remplir les objectifs de l&#8217;acte de formation.</p>
<p>De là on peut donc conclure qu&#8217;on a donc deux formes de collaborations fondamentale dans la formation :</p>
<ul>
<li>une collaboration synchrone durant l&#8217;acte de formation proprement dite (modèle maitre-élève, modèle école&#8230;)</li>
<li>une collaboration diachronique relative à la construction du contenu qui a parfois pu prendre des siècles avant d&#8217;être formalisé, comme par exemple un simple 1+0=0 (et non pas 10 !).</li>
</ul>
<h1> La création comme forme d&#8217;individualisation</h1>
<p>De son côté, le travail de l&#8217;artiste est souvent présenté comme un travail solitaire (même si un artiste n&#8217;est jamais seul en particulier dans les oeuvres de collaboration ou collective, mais ne confondons pas individualisme et solipsisme). La figure du génie, et l&#8217;élaboration du droit d&#8217;auteur à la française qui en découle sont des formalisation culturelles et légale de cette représentation. L&#8217;artiste est d&#8217;ailleurs en &#8220;avance sur son temps&#8221;, &#8220;à l&#8217;avant-garde&#8221;. Ceux qui ne le serait pas son classifiés de réactionnaires.</p>
<p>Il y a bien sûr des formes d&#8217;art collective (cinéma, musique orchestral&#8230;) mais dans ces cas, les différents auteurs deviennent presque tous des figurants au profit de maîtres (chef d&#8217;orchestre, soliste, réalisateur, premier rôle) qui sont mis en avant faisant oublié l&#8217;aspect collectif du travail. Le chef d&#8217;orchestre est d&#8217;ailleurs une forme récente de focalisation et Mendelssohn en avait payé le prix fort dans sa jeunesse. Avant de la musique, des musiciens, pas de chef. On retrouve d&#8217;ailleurs ce problème chez les personnes qui apprennent la mise en page et qui ont du mal à se représenter que réaliser la mise en page d&#8217;un livre c&#8217;est en préparer la reproductibilité, c&#8217;est donc travailler, de façon plus ou moins directe, avec le soucis de l&#8217;imprimeur.</p>
<p>Nous ne reviendrons pas aujourd&#8217;hui sur le caractère social de la création, nous en avons longuement parlé. En revanche la problèmatique de la formation va retenir notre attention, en particulier dans la formation aux métiers de la création. Bref, comment collaborer avec des gens qui pensent savoir mieux parce qu&#8217;ils sont uniques, comment former quelqu&#8217;un qui souhaite développer sa spécificité individuelle ?</p>
<h1>Pedagogia proxima</h1>
<p>La plupart des pédagogies moderne mettent l&#8217;accent sur l&#8217;attention que le formateur doit apporter aux problématiques de l&#8217;apprenant. Bref conduire au point souhaité, sans a priori sans chemin tracé.  Une sorte de laisser-aller accompagné bienvaillant. Dans ces modèles la présence simultané des deux partenaires est une constituante importante au moins sur une bonne partie de l&#8217;action de formation. Car dans la plupart de ces modèles, pas de travail à la maison&#8230;tout se passe dans le relationnel. C&#8217;est d&#8217;ailleurs leur pari : ne pas penser en terme de transfert de connaissance (contenu+ingénierie), mais de représentation. (Nous avons vu dans notre <a title="Prendre la mesure des conversions d’utilisateurs" href="http://creationlibre.org/fr/2012/02/07/prendre-la-mesure-des-conversions-dutilisateurs/">billet précédent</a>, la nécessité de ne pas partir du principe qu&#8217;une monstration de groupe suffirait, car la distance praxéique ne facilite pas la compréhension : il faut montrer sur le support même que l&#8217;apprenant développe, sa copie projetée n&#8217;est pas interprétée de la même façon).</p>
<p>La formation à distance, d&#8217;une certaine façon, prend le contre-pied de ces méthodes : on dispose d&#8217;un contenu, on développe une plate-forme ou des moyens techniques qui donnent accès à ce contenu et on organise éventuellement la gestion délocalisée du groupe. Impossible de mettre le doigt sur l&#8217;écran de l&#8217;apprenant pour lui dire : &#8220;<em>c&#8217;est là</em>&#8220;.</p>
<p>A mon sens, et au vu de mon vécu, les personnes formées réclament trop souvent le &#8220;support&#8221; de formation. Certaines sont même irritées lorsqu&#8217;on ne leur donne pas, ou pas en début de formation. Lorsqu&#8217;on ne donne pas de support, l&#8217;impression de ne pas avoir suivi uen vraie formation prend le pas alors qu&#8217;un support de formationn &#8216;est qu&#8217;en général qu&#8217;un résumé qui ne vaut en rien n&#8217;importe quel livre du commerce (même si le point de vue est différent). Lorsqu&#8217;on le donne en début de formation, une bonne partie des stagiaires, le feuillette à longueur de temps à la recherche de la perle rare, alors qu&#8217;ils feraient mieux de profiter de la compétence de la personne enseignante.</p>
<p>Je pense que ce comportement est un signe majeure du refus d&#8217;apprécier la qualité en l&#8217;humain qui semble se répandre. Une fois encore ce n&#8217;est pas le support qui est compétent, mais celui qui transmet (du moins on l&#8217;espère) et la force de la formation est de faire profiter de cette interaction entre l&#8217;apprenant et l&#8217;enseignant. Face à cela, un contenu, qu&#8217;il soit textuel ou video ou autre, peut servir de ressource mais va vite ce trouver limiter dans son aspiration à l&#8217;augmentation de compétences. Le tout étant de en pas confondre compétence et savoir. Et malheureusement les formations à distances ne sont souvent que des mises à diposition de ressources unidirectionnel, autour desquelles les échanges sont rares ou mal organisées alors qu&#8217;en l&#8217;absence de tous une attention particulière devrait y être portée.</p>
<h1>S&#8217;intéresser aux vraies choses</h1>
<p>D&#8217;une certaine façon, ce qu&#8217;il faut c&#8217;est porter son intérêt à ce qui est le plus important. Suite à un<a title="AFGRAL et Activdesign sur LinuxFR" href="http://linuxfr.org/news/graphisme-libre-et-professionnalismehttp://"> article déposé il y a peu sur les tentatives de créer une dynamique de professionnalisation du graphisme libre</a>, la plupart des commentaires se sont focalisés sur les logiciels alors que l&#8217;article parler de la transmission des compétences verticales (enseignement) et horizontales (collègues-concurrents). Une fois encore, la preuve est que l&#8217;attention n&#8217;est pas portée aux personnes mais au moyen. Dans ce contexte, le logiciel se trouve être immanquablement soit la source du professionnalisme (j&#8217;ai ce logiciel donc je suis pro), soit de son amateurisme (j&#8217;ai un logiciel pas sérieux parce que ce n&#8217;est pas le même que les pros). On voit bien que s. les deux se reflètent et que cela rend tout changement compliqué.</p>
<p>Aussi pour un créatif, l&#8217;identification a l&#8217;outil peut être soit un bien, soit un mal. Dans sa pratique solitaire, il a besoin de se raccrocher à une vérité et le moyen de production est la vérité propre de l&#8217;artiste (Cf Lessing). Maintenant, il va être un bien si la connaissance de l&#8217;outil sera telle qu&#8217;elle permettra un dépassement des capacités et de l&#8217;outil et de l&#8217;utilisateur. Sera un mal, si l&#8217;outil s&#8217;impose comme une contrainte voulue (je suis créatif avec tel logiciel parce que je met facilement des ombres portées) ou perçue (je n&#8217;arrive pas à faire ce que je voudrai). Dans ces derniers cas, le décalage tient dans la relation que l&#8217;artiste entretien entre lui, son idée et le potentiel du logiciel (ou son potentiel à l&#8217;exploiter). Ces décalages produisent une sorte de frustration qui ne peut être pour la personne qui a une vision homogène de son outil de production et qui en acquiert un contrôle raisonné, en exploite les failles&#8230;</p>
<p>Ainsi le créatif, dans sa solitude, pourra se retrouver à s&#8217;auto-déployer, ou à se restreindre. Ce sont souvent les capacités, gouts ou ambitions personnelles qui font la différence sur ces points. Les regroupements divers (associations, collectifs&#8230;) peuvent aider à passer des caps, à se renouveller car on ne créer jamais seul. Créer c&#8217;est s&#8217;inscrire dans une histoire, dans des demandes, dans des groupes, ou encore dans des potentiels technologiques qui sont datés. Mais ces regroupements, parmi lesquels on pourrait mettre l&#8217;essor actuel des fablab) marquent aussi la difficulté de l&#8217;individu à s&#8217;exposer lui-même et à s&#8217;imposer des innovations sans reconnaissance. Ces regroupements servent à la fois de partage de connaissance, d&#8217;espace d&#8217;apprentissage et de transmission, autant que de recherche à faible échelle, que validation d&#8217;être dans un mouvement, pas hors du monde et de pouvoir ainsi y trouver une place.</p>
<p>Donc non, le créatif n&#8217;est pas isolé, le génie n&#8217;existe pas au sens d&#8217;être unique lié d&#8217;un potentiel divin. Il n&#8217;y a que des personnes qui représentent au mieux leur époque ou leur contre-époque. Il reste certainement au graphisme libre à trouver ces personnes qui pourront le représenter et lui donner ces lettres de noblesse. Il reste aux créatifs de ne pas oublier la dimension sociale de leurs outils et de leur pratique.</p>
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		<title>Fantasmes et projets</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 00:10:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lorsque tout devient projet, et que tout doit l'être, la force ne sera-t-elle pas dans la vivacité des petits groupes renaissants ? <a href="http://creationlibre.org/en/2012/02/29/fantasmes-et-projets/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/02/29/fantasmes-et-projets/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
</ul>
<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fcreationlibre.org%2Fen%2F2012%2F02%2F29%2Ffantasmes-et-projets%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_GB">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>De retour du LGRU, et après avoir passé quelques jours avec de formidables personnes et rediscuté de projets commun avec certains, un point m&#8217;est encore apparu et il est temps que je m&#8217;applique à l&#8217;éclaircir (au moins à mes yeux) : nous avons tous des fantasmes et des projets, essayons de faire coïncider les deux, mais en y arrivant rarement.</p>
<p>On me rétorquera que c&#8217;est normal. La définition de wikipedia sur le fantasme comme &#8221; <a title="Fixation mentale" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fixation_mentale">fixation mentale</a> ou une <a title="Croyance" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Croyance">croyance</a> irraisonnée pouvant, dans certains cas, conduire à des actes excessifs&#8221; permet bien de pointer le caractère quasi-irréalisable et de l&#8217;excès qui découle de ces fantasmes. Mais quels sont-ils ?</p>
<p>Il va évidemment être difficile de parler pour tout le monde mais il me semble que certaisn sont partagés au moins à titre social. Citons par exemple, le fantasme d&#8217;une communication absolue entre l&#8217;homme et la machine dont les interfaces sont le résultat. Citons le fantasme d&#8217;une communauté large et libre dans laquelle l&#8217;individu peut se noyer en toute confiance. Le fantasme que les mondes virtuels sont parfaits. Le fantasme de créer de projets libres, bref que chacun soit initiateur ou développeur de quelque chose.</p>
<p>Evidemment on comprendra rapidement la transition. En apercevant la couverture de &#8220;<em>Nouvel</em> esprit du <em>capitalisme</em>&#8221; de L. <em>Boltanski</em> et E. Chiapello, que j&#8217;ai parcouru il y a bien longtemps, il m&#8217;a semblé à ce point étrange que tant fantasme cherchent à advenir et se transforment ainsi en projet. Evidemment, il est beau de rêver, et c&#8217;est même le rêve qui fait souvent bien avancer les choses, mais une telle ampleur me surprend. Car il y a des différences  de nature qui ne vous auront peut-être pas laissés indifférents :</p>
<ul>
<li>le fantasme est avant tout pour soi mais en soi, difficile à partager à cause de formes d&#8217;auto-censures; le projet inclut souvent la mise en mouvement d&#8217;une équipe ou induit la relation à d&#8217;autres, car le projet est &#8220;pour&#8221;, une façon de sortir de soi.</li>
<li>le fantasme est une pensée plus ou moins contrôlée ; le projet est une mise en oeuvre, une organisation plus ou moins prise mais toujours consciente de la situation</li>
<li>le fantasme par de soi, seulement de soi ;  le projet peut être détache de moi et m&#8217;y rattacher par raison</li>
<li>l&#8217;origine du fanstasme est floue est difficile à expliciter ; l&#8217;origine d&#8217;un projet peut être calculée dans le temps à l&#8217;aide d&#8217;indices et le projet lui-même peut naître de l&#8217;analyse consciente d&#8217;un contexte, en projet d&#8217;opportunité</li>
<li>les fantasmes ne s&#8217;excluent pas car l&#8217;espace fantasmatique n&#8217;est pas limité alors que l&#8217;espace du projet est limité par la réalité matérielle.</li>
</ul>
<p>On pourrait continuer mais on voit déjà le problème qui se pose dans le passage du fantasme au projet. Comment assurer le passage de l&#8217;individuel au groupe ? Comment trouver le moyen de partager un fantasme pour trouver des tiers ? Comment assurer que chaque tiers participant y retrouvera la même capacité de réalisation de son fantasme alors que les initiateurs garde souvent la main sur la vision et l&#8217;orientation du projet ? Comment assurer que personne ne restera sur la paille alors que les fantasmes initiaux à la réalisation du projet ont une forme égoïste ? Comment aussi arriver à éviter les conflits qui peuvent être inhérents au projet et à sa rationalisation qui engage l&#8217;individu alors même que le fantasme ne se pose même pas la question d&#8217;advenir à l&#8217;existence ?</p>
<p>Evidemment je pose beaucoup de question et donne peu de réponse. Mais à l&#8217;heure où de les logiciels libres se répandent, mais où le nombre de développeur semble peu augmenter, où un certain nombre de projets phare peuvent s&#8217;essouffler, qu&#8217;en est-il des possibilité de réinjecter du fantasme dans des équipes prises par les projets à la fois individuels et sociaux ? L&#8217;histoire des logiciels libres a montré de nombreux types d&#8217;évolution :</p>
<ul>
<li>le noyau linux est un fantasme bien partagé qui a bien fait le saut du projet ; mais pas HURD</li>
<li>des personnes ont débuté seules des projets et les projets sont morts faute de trouver écho</li>
<li>des personnes ont débuté les projets et ceux-ci ont forkés pour créer le leur car finalement les souhaits étaient un peu différents</li>
</ul>
<p>Ainsi de nombreux logiciels sont développés en très petits groupe. Le passage de 0 à 1 semble se faire assez naturellement. Reste le passage de la publicité et du couplage. Enfin, le cap suivant inclus une réelle distanciation, un vrai &#8220;nous&#8221; qui rend plus difficile la préservation de l&#8217;aspect fantasmatique. La confrontation au nombre devient un obstacle certain par le simple fait qu&#8217;il devient difficile de coordonner les fantasmes et des projets pour assurer leur bonne équité.</p>
<p>D&#8217;où tout ces rêves de personnes qui prennent le modèle des communautés en ligne et qui aimeraient créer la leur, comme une forme de toute puissante, d&#8217;être à l&#8217;origine de la fusion absolue des êtres. Mais ces rêves sont souvent bien pauvres car ils ne sont que le miroir de celui des autres auxquels ils risquent donc de se confronter. Etonnant donc que le fait d&#8217;être similaire soit un obstacle au même point que d&#8217;être différents. Ces rêves sont aussi largement cassés lorsque le contrat moral et tacite des contributeurs est baffouer par le risque de prise en main de certains. D&#8217;où, peut-être, la défiance permanente dans les personnes trop fortes, et, éventuellement  dans certains milieux, de l&#8217;inclusion d&#8217;éléments étrangers (comme des entreprises au milieu de bénévoles) qui n&#8217;auraient justement qu&#8217;une vision projet et pas fantasmatique.</p>
<p>Jusqu&#8217;ici nous sommes passé au-delà de tout cela. Mais Java, Mysql, OpenOffice sont des projets qui risquent de souffrir de l&#8217;augmentation de la dimension projet. Lorsque tout devient projet, et que tout doit l&#8217;être, la force ne sera-t-elle pas dans la vivacité des petits groupes renaissants qui évoluent au gré des fantasmes et des rencontres, en acceptant que certains partent, créent ou reviennent ?</p>
<p>pas laissés indéffi</p>
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		<title>LGRU Clos</title>
		<link>http://creationlibre.org/en/2012/02/26/lgru-clos/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Feb 2012 21:44:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La session de travail LGRU est arrivée à terme et la collaboration a été productive <a href="http://creationlibre.org/en/2012/02/26/lgru-clos/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/02/26/lgru-clos/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
</ul>
<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fcreationlibre.org%2Fen%2F2012%2F02%2F26%2Flgru-clos%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_GB">Translate original post with Google Translate</a></p>
<div id="attachment_518" class="wp-caption alignright" style="width: 410px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/IMG_4912.jpg"><img class="size-full wp-image-518" title="IMG_4912" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/IMG_4912.jpg" alt="LGRU Bruxelles" width="400" height="434" /></a><p class="wp-caption-text">LGRU Bruxelles, quelques projets</p></div>
<p>La session de travail LGRU est arrivée à terme et la collaboration a été productive : plus d&#8217;une centaine de travaux ont été produits en 3 jours dans un esprit positif de partage et dans la volonté de faire avancer la corrélation entre les outils et les pratiques créatives. Voici ici, notre sélection de documents :<br />
- un script de Cédric permettant d&#8217;apprécier l&#8217;action d&#8217;un logiciel sur la génération automatique de blancs : Scribus whiteSpace générator (<a title="PDF de démonstration de l'action en suiant l'évolution des tests" href="http://cgemy.com/public/Scribus_whiteSpaceAction.pdf">PDF</a> + <a title="Fontes de base pour la mise en évidence des blancs typo" href="http://cgemy/com/public/lgruSquares4.ttf">Fonte</a>)<br />
- <a title="ImpliedSpaces" href="http://blog.manufacturaindependente.org/2012/02/implied-spacing/">impliedSpaces</a> un script sympathique de Ricardo qui remplace la valeur de séparation des blancs par l&#8217;action d&#8217;une valeur de couleur dans le texte, joli et utile si on considère que l&#8217;on pourrait économiser beaucoup de papier en utilisant une telle technique<br />
- A la recherche des contours lors de l&#8217;atelier SVG from scratch, on aurait pu dire SVG sans ordi, finalement<br />
- Croquis fontes et <a href="http://gallery3.constantvzw.org/var/resizes/LGRU-Friday-Shared-Vocabularies/Friday-ll-on-glyph-233228097.png?m=1330166671">édition de fontes en ligne</a><br />
- Dans le même atelier qui a fait émerger le ScribusWhiteSpaceGenerator on a aussi vu cette idée intéressante de <a title="Camille LGRU" href="http://www.yagraph.org/images/rocksaltwhitespace/">Camille</a> ou encore de <a title="Denis LGRU" href="http://dillydallyfoundry.com/whitespace/8.php">Denis</a>.</p>
<p>et évidemment beaucoup d&#8217;autres bonnes choses&#8230;</p>
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		<title>SAWS : Scribus Adds White Spaces</title>
		<link>http://creationlibre.org/en/2012/02/23/saws-scribus-adds-white-spaces/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 17:35:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Translate original post with Google Translate Dans un précédent workshop, l&#8217;objectif de créer des mises en page basé sur l&#8217;utilisation non conventionnelle de blanc m&#8217;a amené à me demander comment Scribus agissait avec les espaces présents dans un texte. Le &#8230; <a href="http://creationlibre.org/en/2012/02/23/saws-scribus-adds-white-spaces/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/02/23/saws-scribus-adds-white-spaces/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
</ul>
<p><a href="http://translate.google.com/translate?u=http%3A%2F%2Fcreationlibre.org%2Fen%2F2012%2F02%2F23%2Fsaws-scribus-adds-white-spaces%2F&#038;hl=en&#038;ie=UTF8&#038;sl=fr_FR&#038;tl=en_GB">Translate original post with Google Translate</a></p>
<p>Dans un précédent workshop, l&#8217;objectif de créer des mises en page basé sur l&#8217;utilisation non conventionnelle de blanc m&#8217;a amené à me demander comment Scribus agissait avec les espaces présents dans un texte. Le texte choisi en groupe était un dérivé de Shakespeare sur l&#8217;importance du sel, comparé à l&#8217;amour paternel.</p>
<div id="attachment_512" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/Scribus_action.png"><img class="size-full wp-image-512" title="Scribus_action" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/Scribus_action.png" alt="Scribus action on whites" width="400" height="283" /></a><p class="wp-caption-text">ici les blancs générés par Scribus, uniquement</p></div>
<p>Le procédé a évolué de l&#8217;utilisation du texte simple à la création d&#8217;une fonte géométrique simple permettant de révéler les espaces, à la fois en tant que caractère mais aussi en tant que résultat du résultat d&#8217;interprétation du logiciel, suivant des paramètres modifiés ici et là. Le résultat est parfois étonnant et peut être trouvé ici : <span class="author-g-oqq2w49weifjopf3 url"><a href="http://www.cgemy.com/public/Scribus_whiteSpaceAction.pdf">http://www.cgemy.com/public/Scribus_whiteSpaceAction.pdf</a></span></p>
<p>&lt;SCRIBUSELEMUTF8 XP=&#8221;-51&#8243; YP=&#8221;-163.310000000001&#8243; W=&#8221;697&#8243; H=&#8221;1025.75&#8243; COUNT=&#8221;1&#8243; Version=&#8221;1.5.0.svn&#8221; previewData=&#8221;iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAADIAAAAyCAYAAAAeP4ixAAAABHNCSVQICAgIfAhkiAAAAAlwSFlzAAAOxAAADsQBlSsOGwAADRdJREFUaIG1mk2MZOdVhp/3fHWruqr6Z/p3xh57HDu24/woBieyYQNCgQgJhAhiwS6wgAUIBAs2SEFCYhUELBArdkgsEqKsiEQEwihBCRDj/BAlJE6UOBnHnmnP9KR7urqr7v3Oy+LWeGyihJ8pvk3f1i3duk9/53znPe/psr+3+9H18eT90+n4odPZ2Sd53TrY2/nAdDy5cnp29mUg+f5LB7u7P78+mdx/enb2jf96c39n573T6fh3Z7Ozj+3v7v7xdH39+mw2e+Vgb+e3NyfTxdpkwmw2u/0Dnv/frjKZTG8Lnge9d2M0+te19fVHd3Z2bh0fH3fT8fhDRu2F7e1/G41GlzY2ms1pM74yHY8fOT0/f+Xi7u6PjcbjbjKZ3D9omm+n84+2xpPPbK6tjU/Oz0+2t7e3NieTH5b0/mL+ZDSZPBTy5Zr+9MZ4/IzRuwgeQR7NZmdfuheQwZ0Ly6Naym+F/eD87Ow54IOWXgWeWZyf/3pIF7OWEcFHJT5wsLf312k3g9Bvyvx5t1j8Qoh5Rb/h0Aj4tabo94D3GH9Z6dMbN29+bX9v54OllL9x1l+RdAt82/bpvUAAxOuuXxZsG54Alg/2F2S/ScEV407WADDoJOGfkJ8U+WFLPyKptbiK8vOIMf0HL2N9A+tGmU4PgVbWh+z6buAZ2wNbN6G8skoQAISPLJ8tfz1B+pTgJaFieUThfuQ1Mt8s6ygdD2HPAWQtSL0o66h/Ft8G7uuZ4OL29juQfxW4KDCSCX8x7GfuFURAA7TLn1y6dOmC7dm1a9dOgeaBBx4YbF69Wq/t7u5FxDFAadvdwfr69bZto8xma985ObkJlO3t7WkT8TOOvHl4ePS3b4PhS1tb042NjfOrV6+eARwcHFy8fv36jYODgytt297YODqKk7W1jaPz82/dK8xK197e3rv+p5/d2travm9394krVw4eudfv1Z2Li7u7P2F4vD9lA0hMhMCOVEmrUmS5kBARBQDXMBGApUwoFtRUmoqRkkiTgcCUNDUA5MgvHB4efepeId4Asr+7+2HCTwpBtSxMqInMNpEQiWkEKaQqR9iNxbGIdffPCmEZGpljxDihCAqWhKsVC2UNpAq66YhfPjw8/Ny9gryW7ArA2H3Zc3/Dna2CVAKKkA3FMJIlIlKpazanwguZc6EzmxPQ1zFNwACEoE1pbvvbKtwGnznzuVVAwOvrSNKFMEpbUhIGRaiWzFxYsbAIzBp4hjQnvYl4UPYxMAQnSUo0lhqZ76T7P4rtLoIzFOPMmGPPo3C0Cog3gEj5YhL7WAg3IbdZUzWQiLnhExgiylKrJJb6VBIETDLizHeUTNqmjzcBLoU+/BJgjDSL9PMrB7HjzdgPSchoCDKhgXExVpinHZplZrfMokZWC6QB41BWjAYCWRoYinDYtNTaCRpCswTCpkqfAP5upSAACAMWnmMT5tD2pwg95aKDcIYJY3/X4l8UfobUhTsnhvvCZ+QbpJ9DervsA8mgeDWlz2O/K/AF5DDyKiDeAKL+RdSfMGBRLF02/BLG2MMkTmRXS3th/7SRLA3CWd2/LZFZHDpAvE82KTlQY7EWmfc7NEjrvCx3clXrtVPLcgta2G5Tukowl3wm6cTiRMlN4TNgLnGW4pt9anihoirbAV+sIrEL8r+rcCvE7cQ3MXMiTmVejHAadcjdqkDuhpZIZNtqBTtYC/fSZShFm7jDniAUcsrxQOKumGMnoz4s8+GIuGG8KesSrgnuBmjNcuvQgPQaZhF9vflBPc7/at0VjQ6oqD+KdIYYkh6GXMgsgSchXw25dcVkVaSB3JI9JhkL1l1zU5nOzOtUbIcsTiu+rS4FrEGoSktBsJr12o5EptwLErCHRp0iomamApCMfcmUIZFFCJu0ohEOS65mJjECHOIBS0WQabWSxg6qyZCdSMpMff9X+z+CVGkR4QXGpCR8ijyTtGE8JBEqReSZiSRzEtKfpmKMZFFR51u2L9D4mt1cl/3WsBvgtCqmKK3EkUk2SBp+duUgIQ2wmz5qjdHCyc0Ib+AY2ClBa2MibxAa2/wO9k07p0I4wMSpqhuoJ6CHalBkDsPdqC8pQS3YFcLtI8A/rBREmUpJAAFp50agd2SqC2xFVGCAvFbNWrEtAHvLQYNdEQPSoZCNRqTnQq1NA5FIoCxKVctOfW9jd88gFJBlyQaOwroMQYEG2ULfSvJBOWqRVcTXUlhRTqPmW5GNIAcBzpPA25YsuYnQQubLljMpD0d4goEoqy+ICQW5YAF5YKKTLcJkUoJ6JaFEeEHKFV+yaOm6y0gBEEmRarE1ApYiAGd1IeLhcDZQR4my/5puZTtyV8anBsIFu2DdwPXjlsdY00BDxFB9zHzF8vOgi648KHEf+JOIVxMGJm469CxoDWtiMwJGgberWccUiSJclmbGakFgqZXCxt5HPI0COb0sjEc4JeudgX408Qz4e5kO9IvYb5P9JUjZ+Z6Azv09kEoaKfQVS3MnOJeOxP8DiDHYgfqo2IE8r9Zc4RZpLlTBXdoRilD4sVQ8F86ZFHOLdxquxvI9hSvkyxITYIv0W4Q3pVyXNDa8e39//4dWAXK3juDjIG6TSRah1Bx7Q1K4ZlFhx33LO8ISTotYt+tWhm7beVpQY/NwqjfcZBYQW0keLtNoDWuekChrECeoqysFKWHRV+g7unQNE8ILRchpkDqZAAsEYSslE0fC+2kP+52DkA5TuiTn3AQBsjjH3AZNZUD67PXrR/dklX4PiDM274hCRd++U5GLGqVl0+A873NIg76bCOHEyg1ZIWHkkobEBwHDDA2jGgOJSsgNYrhsDSbAancEQGGMTEqQIUmZjgzPydgFNm114CrjxLWIWxBjUbO3jwRKZK9XIaVbS9ugFLziZBzCvcpamfh9A4hR9KU9TQTV1rnkLaXWDN8V2ViRvYLMKOmSoYvC6t0eV9uzkIbGEagCAbptScITg73s4Ly6wv46rWV3mWoBEXKgU5yvWHrcqGBjxXngZ4G3JHFfBsjI8m3BP2LemkFH+oneeHBFlGV+gZhReFbJ02ntYLcrByGo6uMWy0rK1BEXbT6t4ADzqOyBk/c4MGZNckERmKnxT0r6nJRJH2AYHQsdUKyo9aUqrou4TPGmqp2xulJyN9lxn6O9m4ltSV6TeVKpksJIC8mfS9o/EM0fqk/66q7+pSLelMHjkQHSZ6Q8jOQvOvnPMHbEidLnGpQPOvPnwI8FWr0dhKIqnSlFoGLnwGgN9VaHrVa2spTHMB8Jc5wlUpkDDeL3lcyBAVLYnpjAzp8VCkODfYNSOtfur8LcylIyMl9cOYjTUwVrRQ4nslDg7o4gtAlHbChzDMgldshsDJL7YwoztHyqkJ0JEsZDo5nEprLaYpSiwdUZum/lICg62x2uIgpKADVG8z6j3YDOsSMwZG0IzUhei3QNfOqqTLtI0Rob5UxZHKa3leUWaYCjlXP1yS57Dm4hlPagQDUchfgSfVcUknHwkCmX5XSmosik6IDnlBoLvkuEQ3kh029fGgGqWp64lOz7Q0vosb29vcdfffXVr64MBPpC3Tsj6sCReD2qn1L0IwOnilEZOIc1QmGXVAwiM1Lx43a2gpRrTTvDEehOkGmRcpZMZ5EiXRN9oxk2V+8V4o0gwTrV60iSKUYlpAG4ybRV3OHosDODIZmnljrVPM/QmjIXkiKlsewqxSDxQEQDXpjlYQBnfadAxRkvv/zybKUgTrroC5iW2jaxu5BnSEP3R1cNkdWaEZwVnJYGgggxWKbBwqIfdInWri2oQToOVDPUSISium8LVrNe76JkKqp6I1shITFDfMupQcDbXYoyuyghG24l+ZFCvK+zLoGOFcwDbbuvhvOkHolygcxhhF6wnaG8ko6pkYNYPYjtVrjtc9DGlvudeEy4Mb7l7J539rM35DEqj1b7BeGXUJzY9I5VL3WJKAugEJSEKfhUjhtBTirMUvnPKwfpOzqs3oo3MqKekXFA78xP5Xy3FKUPochB+rBDWxKBTe8LE06FZJnshPb7OUpWrK46XyqhjbBt6XDlIAHr2NPXNkQ6SgYPlPCdIUY12g567eLMq514SqKYCAnbrv38xv9hc0WJiOVAMtUaj0O8GTsJQbKygnh3rGC3VrTCnaVW0maRb1d0mvY87FZStWgNA8TDkj5m6wXjI+AQ+6bMscyWoAM6mU5JBM6B4uM2Ryl1WF2Eh/v7++srBYliS2CFLXA6M0F2logOxSzSHelrglbB3OYJ2dshqsiiopGkIeY7QGMoFZfEpPhmtX8KaUuiH8vZl4CLqwC5myPWMkfo/0tEku1iOezsnBpaagLuq5mEpMD7FgOSmiKiZuu+NXsUuQqQWNhBmMcstSYHTrVyNh6UFw6vH359pSBKvqrwRhIKJeCpYR79nB0rFbAO6qJ3d0uiYCk9wnYqRraPSij7U0q3ZN9pCm3sSCYZPrEhM19YBQTAfwKPBZPlmpylPAAAAABJRU5ErkJggg==&#8221;&gt;<br />
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&lt;ITEXT FONT=&#8221;Yanone Kaffeesatz Bold&#8221; FONTSIZE=&#8221;140.6&#8243; SCALEH=&#8221;78.1&#8243; CH=&#8221;The Necessity of Salt&#8221;/&gt;<br />
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&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;Once upon a time there was a king who had three daughters. Because they were good and beautiful he loved them all sincerely. He did not know which one he should appoint as queen.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;As his birthday approached he summoned his daughters and said to them, &amp;quot;My dear children, I love all three of you sincerely, and for a long time have not known which one of you I should name to be the heir to my throne. But I have now decided that the one of you shall become queen who brings to me a birthday present that is most necessary in human life. Go and make your plans accordingly and with utmost diligence.&amp;quot;&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;The old king&#8217;s birthday arrived, and the two oldest daughters brought him presents that were very necessary, but at the same time extremely expensive. However, the youngest daughter brought him nothing more than a little pile of salt in a decorated container. When the king saw her present he became very angry, and he drove his daughter out of the castle, forbidding her ever again to let herself be seen by him.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;With deep sorrow the rejected daughter went out into the unknown world, comforted only by her faith in her own good sense. After walking a good while she came to an inn. There she found a female innkeeper who thoroughly understood cooking. She entered an apprenticeship with her and soon exceeded even the innkeeper in the art of cooking.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;News spread far and wide of the excellent cook in this inn, and everyone who came this way and who still had a few kreuzers left in his pocket stopped to be served a roast or something even more elegant.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;The king heard of the cook&#8217;s reputation, and he hired her as court cook. Now it came to pass that the oldest princess was getting married, and the famous cook was assigned the preparation of the wedding feast, with no expenses to be spared.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;Thus on the wedding day one elegant dish after the other was served until the table almost cracked. Everything was excellently prepared, and everyone praised the cook. Finally the king&#8217;s favorite dish arrived. Quickly taking a spoon he tasted it. &amp;quot;This has not been salted!&amp;quot; he cried out angrily. &amp;quot;Have the cook brought before me!&amp;quot;&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;They quickly ran for the cook, who entered the hall undaunted.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;&amp;quot;Why did you forget to salt my favorite dish, you careless girl?&amp;quot; snapped the king at her.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;The cook answered, &amp;quot;You drove away your youngest daughter because she thought that salt was so necessary. Perhaps you can now see that your child was not so wrong.&amp;quot;&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;When the king heard these words he recognized his daughter, begged her for forgiveness, asked her to be seated at his side, and accepted her once again as his dear child. Then the wedding became doubly joyful.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;The king lived happily with his children for many years thereafter.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;    Source: Ignaz and Joseph Zingerle, &amp;quot;Notwendigkeit des Salzes,&amp;quot; Kinder- und Hausmärchen (Innsbruck: Verlag der Wagner&#8217;schen Buchhandlung, 1852), no. 31, pp. 189-91.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;    Translated by D. L. Ashliman. © 1998.&#8221;/&gt;<br />
&lt;para PARENT=&#8221;lgruSquares4-90+optical&#8221; LINESP=&#8221;11&#8243;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;11&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221; &#8220;/&gt;<br />
&lt;ITEXT FONTSIZE=&#8221;21.1&#8243; SCALEH=&#8221;101.2&#8243; CH=&#8221;   Type 923. &#8220;/&gt;<br />
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		<title>Prendre la mesure des conversions d&#8217;utilisateurs</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 12:03:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Convertir]]></category>
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		<description><![CDATA[L'informatique ne peut résoudre tous les problèmes. L'outil n'est qu'un outil, et il fait ce qu'on lui dit. Lorsqu'une tâche est répétitive, l'ordinateur est parfait pour la répéter, pourvu qu'on lui dise ce qu'il doit répéter. Mais c'est à l'utilisateur de savoir ce qu'il veut. <a href="http://creationlibre.org/en/2012/02/07/prendre-la-mesure-des-conversions-dutilisateurs/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/fr/2012/02/07/prendre-la-mesure-des-conversions-dutilisateurs/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/fr_FR.png" alt="Français" title="Français" border="0"></a></li>
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<p>Dans un précédent <a title="Problème informatique dans l'éducation" href="http://creationlibre.org/fr/2010/04/26/le-jour-de-lexam/">post</a>, je m&#8217;étais <em>amusé</em> à décrire les difficultés et remarques de certains de mes étudiants en communication et éducation. Changement d&#8217;année, et changement d&#8217;étudiants. Que dire des nouvelles promos ? On peut observer, comme souvent une augmentation de l&#8217;aisance dans la <em>manipulation</em>. Bref, il est globalement plus simple de faire reproduire des étapes. Cependant peu de choses concernant la productivité et la compréhension globale d&#8217;un travail à l&#8217;aide de l&#8217;ordinateur, voire pire encore toujours cette sorte de scission mentale.</p>
<h2>Notre exemple de dissonance</h2>
<p>Un exemple simple qui illustrera le propos avant de passer à des listes plus longues de preuves : décrivant le fonctionnement d&#8217;un logiciel, je demande de passer par le menu <em>Fenêtre&gt;Pages</em>. A cela, on m&#8217;oppose.</p>
<ul>
<li>&#8220;<em>Il est où le menu ?</em>&#8220;</li>
<li>je répond &#8220;<em>Pages, dans le menu Fenêtre, tout à droite du menu&#8230;ici</em>&#8221; (preuve par la projection de mon écran)&#8230;</li>
<li>Puis contraint de me déplacer pour montrer avec mes gros doigts sur l&#8217;écran &#8220;<em>là</em>&#8221; puisque même de le montrer au projecteur ne suffit pas.</li>
</ul>
<p>C&#8217;est un exemple, mais cependant très fréquent. Pas seulement en cours d&#8217;informatique à l&#8217;université, mais aussi en situation de formation professionnelle. Cependant la plupart des professionnels ont appris sur le tas alors que les étudiants cumulent des centaines d&#8217;heures de cours sur le sujet et semblent manipuler tout ça comme des rois. On peut donc en tirer quelques remarques :</p>
<ul>
<li><strong>s&#8217;agit-il d&#8217;un manque d&#8217;attention</strong> ? je ne pense pas, la plupart des étudiants dont je parle là sont sérieux (il existe des étudiants non sérieux qui au bout de plusieurs cours ne connaissent toujours pas leur mot de passe ou ne savent toujours pas lancer un logiciel sur un mac, mais là c&#8217;est un autre problème)</li>
<li><strong>s&#8217;agit-il d&#8217;un manque de prise en compte de l&#8217;informatique dans un système éducatif</strong> ? je ne pense pas non plus, les heures attribuées à l&#8217;informatique n&#8217;ont fait qu&#8217;augmenter ces dix dernières années, donc l&#8217;effort est réel du point de vue des moyens pédagogiques</li>
<li><strong>Est-ce le manque de pratique des étudiants</strong> ? Là encore, au vu des deux premiers arguments, clairement non. Ils seraient même plutôt <em>addict</em> (pas du cours en lui-même mais des écrans en général)</li>
</ul>
<h2>L&#8217;incompréhension Humain-Machine-Humain</h2>
<p>De mon point de vue, je situerai le problème à un autre niveau :</p>
<ul>
<li><strong>difficulté à porter son attention sur deux niveaux</strong> (niveau enseignant &#8211; écoute, et niveau ordinateur, action). Les psychologues pourraient donner leur avis à ce sujet;</li>
<li><strong>manque de prise de recul vis-à-vis des logiciels</strong> qui empêche de voir les points communs aux interfaces graphiques. C&#8217;est un problème global et qui ne facilite pas la prise en main des logiciels ni les migrations des logiciels propriétaires vers les logiciels libres;</li>
<li><strong>report des difficultés sur l&#8217;ordinateur</strong>, car c&#8217;est bien connu que &#8220;<em>c&#8217;est trop compliqué</em>&#8221; ou que &#8220;<em>c&#8217;est bête ces machines</em>&#8221; alors que la difficulté est souvent dans l&#8217;objectif fixé et la rétention dans la tête de celui qui est devant.</li>
</ul>
<p>Bref, on les placerait alors dans différents niveaux de dissonances cognitives. Ce serait ici l&#8217;expression la plus simple de la difficulté à transférer les connaissances dans différents contextes. Un exemple ici qui s&#8217;est exprimé plusieurs fois durant un cours unique en préparation d&#8217;image pour la mise en page :</p>
<p><strong>Cas 1 :</strong> On demande aux étudiants de préparer dans un logiciel (disons Gimp ou Photoshop) les images à la taille qu&#8217;elles devront avoir dans un autre (disons Scribus ou Indesign). Les étudiants veulent une image de 90mm. En fermant l&#8217;image et la rouvrant, ils m&#8217;appelent pour me dire que le logiciel ne tient pas compte de leur saisie, puisque l&#8217;image fait maintenant 9cm. Quand on leur répond que tout est bon, ils insistent. Quand on leur dit que 90mm=9cm, ils en doutent d&#8217;abord avant de se rendre à l&#8217;évidence.</p>
<div id="attachment_502" class="wp-caption alignleft" style="width: 610px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/2232228809_32509a50a9.jpg"><img class=" wp-image-502" title="Ah, les chiffres et les computers !" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/2232228809_32509a50a9.jpg" alt="Ah, les chiffres et les computers !" width="600" height="416" /></a><p class="wp-caption-text">Ah, les chiffres et les computers !</p></div>
<p><strong>Cas 2 :</strong> Des étudiants demandent quelle taille doit faire une image qui recouvre deux pages. Je leur met la puce à l&#8217;oreille en leur disant que l&#8217;image doit faire deux fois la dimension définie pour les pages du document. Ma réponse ne semblant pas satisfaire puisqu&#8217;on me répond &#8220;oui mais combien ?&#8221;. Je leur répond que je ne connais pas la taille de leur page. Ils me répondent alors A4. A quoi je dis que l&#8217;image devra faire A3. A quoi ils me répondent, c&#8217;est quoi A3. Je dis deux fois A4 (pour rappel dans un logiciel de mise en page, il n&#8217;y a pas de taille de document par défaut, c&#8217;est donc les étudiants qui ont explicitement choisi le format). Je leur demande combien fait un A4. Ils ne savent pas. Alors, de mon point de vue, ignorer la dimension d&#8217;un A3 est compréhensible, ignorer les dimensions exactes d&#8217;un A4, pourquoi alors qu&#8217;ils utilisent tout de même ce format tous les jours et qu&#8217;ils impriment des documents et dossiers à foison, mais qu&#8217;ils ne sachent pas quelle dimension ils ont donné à leur document, c&#8217;est un autre problème. Je leur demande donc comment ils feraient pour savoir comment ils pourraient connaître la dimension de la page : et là ils me répondent, en l&#8217;imprimant comme si l&#8217;imprimante était une preuve alors qu&#8217;ils suffirait qu&#8217;ils retournent dans la fenêtre dans laquelle ils ont mis cette dimension. Bref, je suis contraint de leur dire que le A4 c&#8217;est 21&#215;29,7 cm et que le A3 est 2 fois plus grand&#8230;silence, puis réponse 42x58quelque chose. Bref, le 2 fois plus grand est bon, mais pas tout à fait. Je vous laisse trouver, chers lecteurs, j&#8217;ai évidemment donné la réponse, mais un peu irrité quand même. (au passage, bravo la capacité de recherche sur internet aussi : <a title="A4 ou A3 : lequel est le plus grand ?" href="http://fr.flossmanuals.net/scribus/ch010_format">http://fr.flossmanuals.net/scribus/ch010_format</a>)</p>
<h2>Posséder l&#8217;outil avant qu&#8217;il ne vous possède</h2>
<p>L&#8217;informatique ne peut résoudre tous les problèmes. L&#8217;outil n&#8217;est qu&#8217;un outil, et il fait ce qu&#8217;on lui dit. Lorsqu&#8217;une tâche est répétitive, l&#8217;ordinateur est parfait pour la répéter, pourvu qu&#8217;on lui dise ce qu&#8217;il doit répéter. Mais c&#8217;est à l&#8217;utilisateur de savoir ce qu&#8217;il veut. La réponse fréquente des personnes en difficulté est la suivante : &#8220;<em>pourquoi ils ne créent pas un menu pour ça ?</em>&#8221; La réponse est simple : créer une menu pour chaque problème potentiel multiplierai de façon insupportable le nombre de menus et rendrait les logiciels encore plus complexes. Et les interfaces adaptatives ne peuvent pas faire grand chose pour savoir ce que la personne souhaite, malheureusement.</p>
<div id="attachment_503" class="wp-caption alignleft" style="width: 386px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/rodin-math.jpg"><img class="size-full wp-image-503" title="Comprendre le sens de sa question" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/rodin-math.jpg" alt="Comprendre le sens de sa question" width="376" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">Comprendre le sens de sa question, une étape essentielle</p></div>
<p>Bref, le problème n&#8217;est pas dans le logiciel. Il est :</p>
<ol>
<li>dans la prise de conscience de ce que l&#8217;utilisateur souhaite produire</li>
<li>de l&#8217;explication de cette volonté en termes techniques</li>
<li>du transfert des termes techniques en termes informatiques liés au logiciel</li>
</ol>
<p>Ne pas comprendre la relation entre mm et cm ou A4 et A3, ne sont pas des informations informatiques. Ce ne sont pas non plus calculs quantiques complexes. Les enfants apprennent ça en primaire. Et chaque étudiant fait évidemment des choses bien plus compliquées très régulièrement (comme calculer ce que va leur coûter l&#8217;augmentation de la TVA sur le prix de leurs études).</p>
<p>Tout se passe donc comme ci, les connaissances, pourtant simples, bien intégrées, ne pouvaient être transférée dans un nouveau contexte. L&#8217;informatique semble donc être bien plus virtuelle qu&#8217;on ne l&#8217;imagine. Les règles y serait même différentes. En conclusion, rendre l&#8217;utilisation de l&#8217;informatique accessible va donc passer par ces points :</p>
<ol>
<li>montrer le prolongement entre l&#8217;ordinateur est la réalité</li>
<li>faire comprendre les impératifs (en particulier métiers) auxquels les logiciels répondent, au lieu de commencer d&#8217;abord par le logiciel en pensant que &#8220;<em>ça le fera comme ça</em>&#8220;.</li>
<li>ne pas répondre oui quand un étudiant dit que ce n&#8217;est pas grave s&#8217;il y a des erreurs puisqu&#8217;il n&#8217;est pas dans une situation réelle de production : et leur répondre que l&#8217;école sert justement à prendre des réflexes avant d&#8217;être en production, et que l&#8217;école est justement un temps attribué à ça, dans un environnement protégé, non concurrentiel.</li>
</ol>
<p>On observe donc une sorte d&#8217;aisance dans le mouvement des mains et des bras. J&#8217;obtiens même chaque année des résultats graphiques qui s&#8217;améliorent. Ils semblent comprendre plus vite, (et tout cela n&#8217;est pas de mon fait), mais pour au final aboutir au même résultat : il n&#8217;y a pas incorporation de la connaissance, pas de réflexes cognitifs qui lie immédiatement le corps et l&#8217;expression de la volonté. Le système éducatif semble avoir échoué sur ce point : à Bac + 2 les outils de productivité sont systématiquement mis à la trappe, les étudiants (hormis certains évidemment) remplissent les cases demandées sans réellement s&#8217;investir outre mesure. Il n&#8217;y a pas d&#8217;implication au sens propre. L&#8217;ordinateur est perçu comme un pragmatisme absolu, le règne de l&#8217;action, le Sarkozysme de la technique sans bilan ni vision à long terme : bref, cliquer pour cliquer puisque le prochain clic résoudra le précédent.</p>
<p>Le logiciel libre donne leur chance aux utilisateurs de comprendre. Si on a tendance à dire qu&#8217;un Ubuntu est aussi simple qu&#8217;un mac, on dit aussi toujours que l&#8217;objectif n&#8217;est pas là, qu&#8217;on le personnalise et rajoute ce qu&#8217;on veut&#8230; Comprendre ce qu&#8217;on souhaite et le faire avec les meilleurs moyens possible. Pas comme cette stagiaire que j&#8217;ai eu qui écrivait du HTML dans Dreamweaver parce que son enseignant lui avait dit qu&#8217;il fallait ce logiciel pour faire des sites (a-t-elle tout compris ou l&#8217;a-t-il vraiment dit?). Quoi qu&#8217;il en soit, j&#8217;espère qu&#8217;<a title="école de graphisme et multimédia libre" href="http://www.activdesign.eu">Activdesign</a> donnera une meilleure à ces étudiants de comprendre l&#8217;importance de leur place dans la production et que <a title="Manuels sur logiciels libres" href="http://fr.flossmanuals.net">FLossmanuals</a> sera à même de les aider.</p>
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