A propos cedric

Cedric is working with free software everyday as a graphic designer or as a Gimp, Inkscape, Scribus and blender teacher in Universities and enterprises. He wrote several books on FLOSS and is involved mainly in Inkscape.

Des spots TV avec Blender

    Une spot Tv récent “Mon trophée, Ma victoire” montre des champions français du sport, les interviewe en montrant des images de leurs exploits. Au milieu de tout cela des images de trophées brandis ici et là par les athlètes et reproduits en 3D dans Blender par Timothée Godard, rendus avec Cycles.

    En voici un exemple :

    Lisez le post original sur BlenderNation.

    Apple en crise

      Vous avez peut-être entendu parlé de cette lettre que Tim Cook a envoyé aux salariés d’Apple leur demandant d’avoir une petite pensée pour leur héros d’entreprise, le feu Steve Jobs. Le besoin de se souvenir d’une époque de gloire pourrait marquer la prise de conscience  de difficultés actuelles ou crise.

      J’ai lu pas mal d’articles à ce sujet qui rapportait l’information mais peu de vision critique. Le problème est bien là.

      Que dire d’une entreprise qui ressace son passé. Aussi important Steve Jobs  fut-il pour l’entreprise, vaut-il tant qu’on demande aux salariés de le vénérer. Le succès d’Apple n’est-il pas non plus le fruit du travail de toutes ces personnes. Steve Jobs aurait-il tout fait tout seul ? Bref, il faudra à l’avenir commémorer chaque anniversaire de la mort de chaque personne ayant travaillé sur les projets y compris les petites mains chinoises qui sont pour beaucoup dans les bénéfices de l’entreprise.

      Que dire aussi du contenu de la lettre :

      Les enfants apprennent d’une nouvelle façon : n’est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs, il faudra 20 ou 30 ans pour savoir si le smartphone ou la tablette a réellement apporté pédagogiquement :)

      Les personnes les plus créatives du monde (compositeurs, poètes) utilisent les logiciels Apple, sous-entendu c’est grâce à nous qu’ils créent comme si Mozart n’était pas un compositeur ou Molière un auteur parce qu’il n’avait pas de mac. Personnellement les créatifs que je connais n’utilisent pas des macs, mais chacun a ses propres limites.

      Une fois encore, la créativité n’est pas dans les outils, elle est dans les gens, et dire qu’on rend créatif parce qu’on a des bons logiciels, c’est la preuve qu’ils n’ont rien compris à la notion de créativité.

      Dans tous les cas, c’est du marketing auto congratulant bien huilé, comme d’habitude.

       

      De l’Open Source à la NASA

        Ce n’est pas nouveau que le milieu scientifique est en général assez favorable aux logiciels libres. A la NASA, Open Source et libres sont bien là. Dans l’esprit, le logiciel libre, promeut le partage de la connaissance et constitue une sorte de mutualisation des ressources et des efforts un peu comme font les scientifiques par l’échange de données que constituent les articles scientifiques.

        Cet article récent, mentionne différentes utilisations de logiciels libres à la NASA. Comme le dit Ton, “Mars n’est qu’à 15 unités Blender“.

        Un livre sur le Blender Game Engine

          Si Gimp et Scribus sont des logiciels maintenant largement répandus dans lesquels nous avons plusieurs fois vu l’investissement récent de certains professionnels, que pouvons-nous dire de Blender ?
          C’est évidemment un logiciel unique, libre depuis longtemps et qui depuis lors évolue à une vitesse incroyable et qui a subi plusieurs révolutions ces dernières années. On a vu plusieurs courts métrages fait par la Fondation Blender, et régulièrement produits par des studios indépendants. Il aurait aussi apparemment été utilisé dans des blockbusters comme captain america. Mais, on a aussi plus récemment vu le projet Gooseberry échouer partiellement dans sa quête de financement pour aboutir à la création d’un long métrage d’envergure réalisé par des studios prestataires et sous-traitants de la Blender Fondation. Voilà pour la situation dans le monde audiovisuel classique.

          Sketch pour Gooseberry

          Un autre point que l’on oublie souvent est la capacité de Blender à produire des contenus interactifs dont les jeux sont les plus marquants. S’il existe de nombreux   jeux créés avec Blender, il n’est toujours pas facile d’en obtenir une liste organisée. De plus, les capacités de Blender dans ce domaine sont souvent dénigrées pour telle ou telle raison, parfois même par ignorance des capacités réelles.

          Cette première quinzaine d’août a vu advenir 2 événements importants et corrélés :

          • Flossmanuals Francophone, a nouveau soutenu par l’Organisation Internationale de la Francophonie, a produit avec 14 participants un manuel sur le moteur temps réel de Blender de manière à pallier un vide marquant sur ce sujet dans les documentations en langue française. Cette production a été faite durant une période de 5 jours correspondant à leur habituel libérathon.
          • Durant cette même période, les mêmes personnes ont produit un petit jeu avec le logiciel. Celui-ci sert ici et à là de référence au livre pour montrer un exemple     plus abouti de ce qui y est abordé de façon plus simple et pédagogique. Ce jeu n’est pas encore publié mais sera disponible dans les jours qui viennent sur un site dédié : perilendaiza.com

          Rappelons que les contenus produits par Flossmanuals sont tous libres et que chacun peut y apporter sa pierre.
          Pour l’instant, les équipes font du débogage : corrections typo sur le texte et optimisation sur le jeu. Au-delà d’une période d’un mois, les annonces officielles devraient certainement arriver, le jeu être plus facilement jouable et le livre être imprimé en version papier (il est déjà disponible en PDF et epub sur la plateforme d’écriture).

          Bon Blender à tous

          Scribus, de la première à la dernière page

            Nous avons déjà mentionné ici les avantages que nous trouvons à Scribus et tentons régulièrement de nous faire l’écho des avancées. Il semble que les choses continuent à bouger énormément de ce côté. Après que des entreprises informatiques de la presse tel que SCS ce soit intéressé à notre logiciel, voilà maintenant un hebdomadaire qui sort entièrement réalisé avec Scribus et Gimp.

            L’axonais, produit par le patron de Oisehebdo, a donc sorti son premier numéro le 22 mai. L’équipe de travail l’a produit avec des logiciels libres pour des raisons économiques (débuter n’est pas simple) mais aussi pour des raisons d’indépendance qui est un des fer de lance du groupe. Le journal fait une cinquantaine de page et devrait être tiré à 12 000 exemplaires. Bref du pain sur la planche pour l’équipe de journaliste qui couvre le département de l’Aisne et doit réaliser le produit final.

            La stratégie ici est simple : tout papier, seulement papier. Scribus est donc au coeur de la production. Après quelques adaptations, le numéro est sorti sans problème des presses avec un super rendu sur certaines photos.

            Voilà une nouvelle preuve de ce que l’on avance depuis longtemps.

            Blender et Captain America

              On me pose souvent la question : qui utilise tes logiciels ? et je dois avouer que j’ai souvent du mal à répondre. N’ayant pas de clientèle, le logiciel libre se butte à cette demande et ne peut qu’annoncer des chiffres de téléchargement. Mais parfois, certains utilisateurs vendent la mèche. C’est le cas de cet article http://www.fxguide.com/featured/captain-america-the-winter-soldier-reaching-new-heights/ qui mentionne spécifiquement l’utilisation de Blender pour certaines simulations de l’helicarrier en lieu et place de Maya dans Captain America.

              The building crash also featured shots of Wilson running to avoid a debris field of glass, furniture and dust. Proof helped previs this sequence. “I had no idea how we were going to crumble the building on a previs scale to sell the idea,” says Granito, “but one of our artists developed a cool way of doing it.”

              He brought the shots into Blender – normally we work in Maya – and created a simulation where you could just drag the Helicarrier into the building at different angles in realtime and see how the pieces would crumble and how the entire wall would give way. And once the previs was approved, we handed off a techvis to the second unit director, and used our debris field for how that scene was shot.”

              Blender used for helicarrier in Captain America

              Il semble donc que Blender, s’il n’est pas le logiciel majoritaire par défaut, semble avoir des très bons atouts, en particulier ici dans une simulation temps réelle alors même qu’au niveau du grand public, le moteur temps réel est un point souvent ignoré au détriment de la modélisation ou de l’animation.

              Google, l’auteur absolu

                Malgré tous les efforts réalisés par de nombreuses communautés pour dénoncer les clauses abusives de certains services en ligne et malgré le discours toujours plus grandissant sur la propriété intellectuelle et le droit à l’image, il semble cependant que la réalité prenne une autre direction.

                En exemple encore les modifications apportées récemment aux conditions générales google que nous ferons suite à notre article publié il y a déjà presque 2 ans.

                Google analyse les contenus

                Alors que tout le monde s’offusque des pratiques de la NSA ou des renseignements généraux, Google inclus, il se pourrait bien que Google ait compris que cette indignation ne soit que de façade.  En effet, la licence mentionne maintenant clairement :

                Nos systèmes automatisés analysent vos contenus (y compris les e-mails)

                Brefs, si vous pensiez que Google ne pouvez pas tout lire et que vous pouviez dormir sur vos deux oreilles, vous voilà mal à l’aise. En effet, pour preuve, les charges matérielles de Google pour l’achat de serveurs sont toujours plus importantes, dans l’objectif bien sûr d’avoir de la marge de stockage mais aussi de la puissance d’analyse. Les investissements dans des produits domestiques comme robots ou même si cela fait rire, des détecteurs de fumée, en sont un autre exemple. J’ai comme l’impression qu’un loi passera bientôt obligeant chaque particulier à avoir un détecteur de fumée chez lui et que Google se proposera d’équiper gratuitement ou à peu de frais tous les appartements avec la clause : “tout ce que vous direz peut être utilisé contre vous” parce que les détecteurs de fumée seront évidemment équipés de détecteurs sonores et autres systémes de captures de l’environnement et seront tous en réseaux, vosu savez, les objets connectés, la domotique, le truc qui vous permet de fermez vos volets de votre travail, pour être sûr que le soleil d’hiver n’abîme pas vos meuble.

                Google posséde vos contenus autant que vous

                L’autre point habituel concerne donc la propriété. En France, toute personne est propriétaire de fait du contenu qu’elle produit. Ainsi, lorsque vous gribouillez un dessin sur une nappe de restaurant, vous en êtes immédiatement l’auteur officiel. Ce droit s’applique pour tout ce qui est faisable avec votre création. Rappelons que partant de là, les contenus sur le web ne sont pas réutilisables à moins que le site ne le mentionne expressément. Et pourtant Google vous oblige à lui céder vos droits sur vos créations :

                Lorsque vous importez, soumettez, stockez, envoyez ou recevez des contenus à ou à travers de nos Services, vous accordez à Google (et à toute personne travaillant avec Google) une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification, de création d’œuvres dérivées (des traductions, des adaptations ou d’autres modifications destinées à améliorer le fonctionnement de vos contenus par le biais de nos Services), de communication, de publication, de représentation publique, d’affichage public ou de distribution publique desdits contenus. Les droits que vous accordez dans le cadre de cette licence sont limités à l’exploitation, la promotion ou à l’amélioration de nos Services, ou au développement de nouveaux Services.

                Ainsi, si vous êtes poètes et que vous envoyez votre merveilleux roman par votre compte gmail, google devient propriétaire de votre roman. Bref, la poste, à côté, c’est mignonnet. Vive le bon vieux papiers. Si vous vous dites que vous allez utilisez un autre services, ne vous inquiétez pas ils font tous ça, pour rappel la licence windows 8.

                Quoi qu’il en soit, comparons à ce que Google nous offre :

                Google vous concède, à titre gratuit, une licence personnelle, non-cessible, non-exclusive et pour le monde entier, d’utilisation du logiciel qui vous est fourni par Google dans le cadre des Services. Cette licence est exclusivement destinée à vous permettre d’utiliser et de bénéficier des Services fournis par Google, dans le respect des présentes Conditions d’Utilisation. Vous n’êtes pas autorisé à copier, modifier, distribuer, vendre ou louer une partie ou la totalité de nos Services ou des logiciels qui en font partie

                Cela me semble peu équitable? pas vous. Et la petite cerise :

                L’utilisation de logiciels Open Source est importante pour nous. Certains des logiciels utilisés par nos Services peuvent être proposés sous une licence Open Source que nous mettrons à votre disposition

                Logiciels libres qui justement défendent corps et âmes ma protection de la vie privée. Bref, on aime on utilise mais on ne pense pas comme eux.

                Le pire : les utilisations professionelles

                De nombreuses entreprises utilisent les services de google : gmail, gdocs. C’est purement aberrant: comment écrire des brevets en utilisant des outils dont la licence stipule que l’auteur du logiciel sera propriétaire du contenu. Comment écrire sa belle stratégie commerciale alors que Google est à l’écoute ?

                Mais enfin, parce que cela est facile à utiliser me dira-t-on. Certainement, Mais je n’ai jamais pensé qu’un clic à gauche était plus simple qu’un clic à droite, ou nous n’avons pas la même notion de la simplicité. Ce qui m’inquiète plus concerne la clause de non garantie :

                SAUF TEL QU’EXPRESSÉMENT PRÉVU PAR LES PRÉSENTES CONDITIONS D’UTILISATION OU DES CONDITIONS D’UTILISATION ADDITIONNELLES, NI GOOGLE, NI SES FOURNISSEURS OU DISTRIBUTEURS, NE FONT AUCUNE PROMESSE SPÉCIFIQUE CONCERNANT LES SERVICES. PAR EXEMPLE, NOUS NE NOUS ENGAGEONS AUCUNEMENT CONCERNANT LE CONTENU DES SERVICES, LES FONCTIONNALITÉS SPÉCIFIQUES DISPONIBLES PAR LE BIAIS DES SERVICES, LEUR FIABILITÉ, LEUR DISPONIBILITÉ OU LEUR ADÉQUATION À RÉPONDRE À VOS BESOINS. NOUS FOURNISSONS NOS SERVICES « EN L’ÉTAT ».

                Bref, votre dossier de dépot de brevet que vous avez envoyé à vos collègue peut par magie disparaître après envoi sans que vous ne puissiez rien faire. Mais faisons confiance à Google. D’ailleurs, vous n’aurez même pas le droit de portée plainte, ce qui est logique dans un pays démocratique.

                DANS LES LIMITES PERMISES PAR LA LOI, GOOGLE, SES FOURNISSEURS ET DISTRIBUTEURS, DÉCLINENT TOUTE RESPONSABILITÉ POUR LES PERTES DE BÉNÉFICES, DE REVENUS OU DE DONNÉES, OU LES DOMMAGES ET INTÉRÊTS INDIRECTS, SPÉCIAUX, CONSÉCUTIFS, EXEMPLAIRES OU PUNITIFS.

                enfin à la Microsoft,

                dégager de toute responsabilité Google, ses sociétés affiliées, ses agents et ses salariés et les garantir contre toute réclamation, poursuite ou action en justice

                La conclusion : la liberté contre la facilité

                Dans ces licences, il n’est pas un paragraphe favorable à l’utilisateur. Tout est tourné au bénéfice de l’entreprise. Rappelons cependant quelques simples faits :

                • un compte mail sécurisé chez un prestataire peut couter moins de 10 euros pas ans : combien cela vous couterait-il si vous deviez envoyer tout cela par la poste ?
                • des serveurs d’envoi courrier libres existent et sont installables facilement : ils permettent en grande partie de ce passer de ce genre de services malveillants.

                Enfin, il me semble important de garder des priorités saines dans nos usages. L’informatique et Internet doivent rester des outils compatibles avec l’idée que nous nous faisons de la liberté. Google nous vend, comme les médias que s’exprimer c’est être libre et que les dictatures privent les personnes de paroles. Certes. Mais la liberté ne saurait s’arrêter là. L’expression est une valeur nécessaire à la liberté mais ne saurait y être réduite, car la liberté va aussi avec justice et égalité lorsqu’elle est comprise dans un cadre social : la liberté de l’un s’arrête là où celle de l’autre commence, sachant que les deux ont les mêmes droits.

                Des chiffres de piratage des livres numériques

                  Alors que la baisse du prix des tablettes a réveillé la vente de livres numériques, on voit déjà apparaître des grimaçants. Le taux de piratage des livres numériques serait de l’ordre de 50 %. Ça n’étonnera que ceux qui n’y croient pas. Il est un lieu commun que de dire que la sécurité en informatique est une histoire compliquée et qu’aucune protection n’est faite pour durée. On s’étonnera surtout qu’autant d’éditeur soient tombé dans le panneau, surtout après l’expérience désastreuse des DRM dans la musique.
                  Ici, on parle de 71% des éditeurs qui appliqueraient une protection dont 43% pour les DRM adobe et 36% pour les watermark. Et pourtant, après en avoir formé plusieurs, avoir fait des mises en alerte comme dans ce chapitre sur le livre Créer un epub (chez un éditeur associatif qui n’applique pas de DRM, qui a de nombreux lecteurs et qui vend tout de même des livres) les arguments des vendeurs de protections semblent être plus attirantes malgré leurs chiffres décevants, allons comprendre. Il semblerait d’ailleurs que les chiffres viennent d’une entreprise de ce genre, ne soyons pas étonnés.
                  Il semble, mais je n’ai pas réussi à trouver les sources fiables, que le piratage soit réparti de la façon suivante :

                  • 59% BD
                  • 23% SF
                  • 14% Romans
                  • 4% autres

                  bien illustré par ce schéma que j’ai trouvé sur des dizaines de sites qui se sont contentés de le réutilisé (alors pourquoi pas moi, et oui, le numérique à cela d’affreux).

                  On observera donc que la catégorie la plus touchée est celle qui ne concerne pas les livres dits sérieux (essais, philosophie). Voilà qui devraient permettre aux éditeurs d’apprécier à nouveaux ces livres qu’ils ont délaissés ces dernières années parce que trop austères :)
                  Mais alors que la lecture est en recul en particulier chez les jeunes, la lecture numérique est loin de faire l’unanimité : les jeunes ne lisent pas plus de livres numériques du simple fait qu’ils sont numériques. Pire elle renforcerait le taux de distraction, comme l’affirme Roberto Casati dans Contre le colonialisme numérique.
                  Les livres numériques d’ailleurs restent chers : en général seulement 30% moins cher qu’un livre papier alors que leur durée de vie n’est pas prouvée, qu’ils ne sont pas tous interopérables (transférables sur un autre type de tablette), non prétables…
                  Alors que chez les jeunes les produits culturels font parti des objets d’identification, interdire le prêt entre personne c’est donc un peu tuer la poule dans l’oeuf.
                  Rappelons aussi que ces personnes ne sont pas solvables à l’achat de livres, n’ayant pas de revenus. Il n’est donc pas assuré que le piratage engendre une vraie perte financière

                  Autre point : il reste donc difficile d’emprunter des livres dans les bibliothèques. En contraignant à l’utilisation de certains logiciels qui ne fonctionnent malheureusement pas sur tout les supports; elles ne peuvent donc elle-même assurer leur rôle. Cela ne favorise pas la diffusion des ouvrages ce qui peut représenter un risque à long terme.
                  Les éditeurs à vouloir sauver le livre, cherchent certainement à tuer la lecture : après avoir imposé une réduction de rémunération des auteurs, voilà qu’ils tentent d’empêcher les lecteurs de lire. Bientôt, ils resteront seuls avec leurs livres, mais peut-être est-ce cela qu’ils cherchent : quand on ne veut pas se faire voler son sac, on ne sort pas de chez soi, c’est tellement plus sûr. Allant à l’inverse des préconisations du Groupement pour la lecture numérique, l’histoire pourrait donc ne pas s’améliorer.

                  Du nouveau côté production de jeu

                    Il y a quelques temps, nous avions traduit une interview parue sur Libregraphicsworld mentionnant l’utilisation invisible de Blender dans la production de jeu.

                    Cette fois, l’AFGRAL s’est pris au jeu et à rappelé comment l’utilisation de logiciel ne doit pas se limiter aux commerciaux mais qu’une connaissance des logiciels libres peut aussi être un atout et faire partie de la palette des artistes contemporains. Ce qui compte avant tout étant le résultat recherché, il peut s’avérer qu’un logiciel puisse mieux convenir qu’un autre.

                    Il est évidemment difficile de changer des habitudes et il semble souvent plus simple de se cantonner à ses habitudes et il est aussi impossible de tout connaître. En tout cas, ce témoignage montre bien comment l’aspect libre n’est pas un argument ethique ou financier, mais bien de production.

                    Lien direct à l’interview de PlayKot