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	<title>Creationlibre &#187; FLOSS</title>
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	<description>News et articles sur logiciels libres pour graphistes</description>
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		<title>Prendre la mesure des conversions d&#8217;utilisateurs</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 12:03:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'informatique ne peut résoudre tous les problèmes. L'outil n'est qu'un outil, et il fait ce qu'on lui dit. Lorsqu'une tâche est répétitive, l'ordinateur est parfait pour la répéter, pourvu qu'on lui dise ce qu'il doit répéter. Mais c'est à l'utilisateur de savoir ce qu'il veut. <a href="http://creationlibre.org/fr/2012/02/07/prendre-la-mesure-des-conversions-dutilisateurs/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch"></ul>
<p>Dans un précédent <a title="Problème informatique dans l'éducation" href="http://creationlibre.org/fr/2010/04/26/le-jour-de-lexam/">post</a>, je m&#8217;étais <em>amusé</em> à décrire les difficultés et remarques de certains de mes étudiants en communication et éducation. Changement d&#8217;année, et changement d&#8217;étudiants. Que dire des nouvelles promos ? On peut observer, comme souvent une augmentation de l&#8217;aisance dans la <em>manipulation</em>. Bref, il est globalement plus simple de faire reproduire des étapes. Cependant peu de choses concernant la productivité et la compréhension globale d&#8217;un travail à l&#8217;aide de l&#8217;ordinateur, voire pire encore toujours cette sorte de scission mentale.</p>
<h2>Notre exemple de dissonance</h2>
<p>Un exemple simple qui illustrera le propos avant de passer à des listes plus longues de preuves : décrivant le fonctionnement d&#8217;un logiciel, je demande de passer par le menu <em>Fenêtre&gt;Pages</em>. A cela, on m&#8217;oppose.</p>
<ul>
<li>&#8220;<em>Il est où le menu ?</em>&#8220;</li>
<li>je répond &#8220;<em>Pages, dans le menu Fenêtre, tout à droite du menu&#8230;ici</em>&#8221; (preuve par la projection de mon écran)&#8230;</li>
<li>Puis contraint de me déplacer pour montrer avec mes gros doigts sur l&#8217;écran &#8220;<em>là</em>&#8221; puisque même de le montrer au projecteur ne suffit pas.</li>
</ul>
<p>C&#8217;est un exemple, mais cependant très fréquent. Pas seulement en cours d&#8217;informatique à l&#8217;université, mais aussi en situation de formation professionnelle. Cependant la plupart des professionnels ont appris sur le tas alors que les étudiants cumulent des centaines d&#8217;heures de cours sur le sujet et semblent manipuler tout ça comme des rois. On peut donc en tirer quelques remarques :</p>
<ul>
<li><strong>s&#8217;agit-il d&#8217;un manque d&#8217;attention</strong> ? je ne pense pas, la plupart des étudiants dont je parle là sont sérieux (il existe des étudiants non sérieux qui au bout de plusieurs cours ne connaissent toujours pas leur mot de passe ou ne savent toujours pas lancer un logiciel sur un mac, mais là c&#8217;est un autre problème)</li>
<li><strong>s&#8217;agit-il d&#8217;un manque de prise en compte de l&#8217;informatique dans un système éducatif</strong> ? je ne pense pas non plus, les heures attribuées à l&#8217;informatique n&#8217;ont fait qu&#8217;augmenter ces dix dernières années, donc l&#8217;effort est réel du point de vue des moyens pédagogiques</li>
<li><strong>Est-ce le manque de pratique des étudiants</strong> ? Là encore, au vu des deux premiers arguments, clairement non. Ils seraient même plutôt <em>addict</em> (pas du cours en lui-même mais des écrans en général)</li>
</ul>
<h2>L&#8217;incompréhension Humain-Machine-Humain</h2>
<p>De mon point de vue, je situerai le problème à un autre niveau :</p>
<ul>
<li><strong>difficulté à porter son attention sur deux niveaux</strong> (niveau enseignant &#8211; écoute, et niveau ordinateur, action). Les psychologues pourraient donner leur avis à ce sujet;</li>
<li><strong>manque de prise de recul vis-à-vis des logiciels</strong> qui empêche de voir les points communs aux interfaces graphiques. C&#8217;est un problème global et qui ne facilite pas la prise en main des logiciels ni les migrations des logiciels propriétaires vers les logiciels libres;</li>
<li><strong>report des difficultés sur l&#8217;ordinateur</strong>, car c&#8217;est bien connu que &#8220;<em>c&#8217;est trop compliqué</em>&#8221; ou que &#8220;<em>c&#8217;est bête ces machines</em>&#8221; alors que la difficulté est souvent dans l&#8217;objectif fixé et la rétention dans la tête de celui qui est devant.</li>
</ul>
<p>Bref, on les placerait alors dans différents niveaux de dissonances cognitives. Ce serait ici l&#8217;expression la plus simple de la difficulté à transférer les connaissances dans différents contextes. Un exemple ici qui s&#8217;est exprimé plusieurs fois durant un cours unique en préparation d&#8217;image pour la mise en page :</p>
<p><strong>Cas 1 :</strong> On demande aux étudiants de préparer dans un logiciel (disons Gimp ou Photoshop) les images à la taille qu&#8217;elles devront avoir dans un autre (disons Scribus ou Indesign). Les étudiants veulent une image de 90mm. En fermant l&#8217;image et la rouvrant, ils m&#8217;appelent pour me dire que le logiciel ne tient pas compte de leur saisie, puisque l&#8217;image fait maintenant 9cm. Quand on leur répond que tout est bon, ils insistent. Quand on leur dit que 90mm=9cm, ils en doutent d&#8217;abord avant de se rendre à l&#8217;évidence.</p>
<div id="attachment_502" class="wp-caption alignleft" style="width: 610px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/2232228809_32509a50a9.jpg"><img class=" wp-image-502" title="Ah, les chiffres et les computers !" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/2232228809_32509a50a9.jpg" alt="Ah, les chiffres et les computers !" width="600" height="416" /></a><p class="wp-caption-text">Ah, les chiffres et les computers !</p></div>
<p><strong>Cas 2 :</strong> Des étudiants demandent quelle taille doit faire une image qui recouvre deux pages. Je leur met la puce à l&#8217;oreille en leur disant que l&#8217;image doit faire deux fois la dimension définie pour les pages du document. Ma réponse ne semblant pas satisfaire puisqu&#8217;on me répond &#8220;oui mais combien ?&#8221;. Je leur répond que je ne connais pas la taille de leur page. Ils me répondent alors A4. A quoi je dis que l&#8217;image devra faire A3. A quoi ils me répondent, c&#8217;est quoi A3. Je dis deux fois A4 (pour rappel dans un logiciel de mise en page, il n&#8217;y a pas de taille de document par défaut, c&#8217;est donc les étudiants qui ont explicitement choisi le format). Je leur demande combien fait un A4. Ils ne savent pas. Alors, de mon point de vue, ignorer la dimension d&#8217;un A3 est compréhensible, ignorer les dimensions exactes d&#8217;un A4, pourquoi alors qu&#8217;ils utilisent tout de même ce format tous les jours et qu&#8217;ils impriment des documents et dossiers à foison, mais qu&#8217;ils ne sachent pas quelle dimension ils ont donné à leur document, c&#8217;est un autre problème. Je leur demande donc comment ils feraient pour savoir comment ils pourraient connaître la dimension de la page : et là ils me répondent, en l&#8217;imprimant comme si l&#8217;imprimante était une preuve alors qu&#8217;ils suffirait qu&#8217;ils retournent dans la fenêtre dans laquelle ils ont mis cette dimension. Bref, je suis contraint de leur dire que le A4 c&#8217;est 21&#215;29,7 cm et que le A3 est 2 fois plus grand&#8230;silence, puis réponse 42x58quelque chose. Bref, le 2 fois plus grand est bon, mais pas tout à fait. Je vous laisse trouver, chers lecteurs, j&#8217;ai évidemment donné la réponse, mais un peu irrité quand même. (au passage, bravo la capacité de recherche sur internet aussi : <a title="A4 ou A3 : lequel est le plus grand ?" href="http://fr.flossmanuals.net/scribus/ch010_format">http://fr.flossmanuals.net/scribus/ch010_format</a>)</p>
<h2>Posséder l&#8217;outil avant qu&#8217;il ne vous possède</h2>
<p>L&#8217;informatique ne peut résoudre tous les problèmes. L&#8217;outil n&#8217;est qu&#8217;un outil, et il fait ce qu&#8217;on lui dit. Lorsqu&#8217;une tâche est répétitive, l&#8217;ordinateur est parfait pour la répéter, pourvu qu&#8217;on lui dise ce qu&#8217;il doit répéter. Mais c&#8217;est à l&#8217;utilisateur de savoir ce qu&#8217;il veut. La réponse fréquente des personnes en difficulté est la suivante : &#8220;<em>pourquoi ils ne créent pas un menu pour ça ?</em>&#8221; La réponse est simple : créer une menu pour chaque problème potentiel multiplierai de façon insupportable le nombre de menus et rendrait les logiciels encore plus complexes. Et les interfaces adaptatives ne peuvent pas faire grand chose pour savoir ce que la personne souhaite, malheureusement.</p>
<div id="attachment_503" class="wp-caption alignleft" style="width: 386px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/rodin-math.jpg"><img class="size-full wp-image-503" title="Comprendre le sens de sa question" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/rodin-math.jpg" alt="Comprendre le sens de sa question" width="376" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">Comprendre le sens de sa question, une étape essentielle</p></div>
<p>Bref, le problème n&#8217;est pas dans le logiciel. Il est :</p>
<ol>
<li>dans la prise de conscience de ce que l&#8217;utilisateur souhaite produire</li>
<li>de l&#8217;explication de cette volonté en termes techniques</li>
<li>du transfert des termes techniques en termes informatiques liés au logiciel</li>
</ol>
<p>Ne pas comprendre la relation entre mm et cm ou A4 et A3, ne sont pas des informations informatiques. Ce ne sont pas non plus calculs quantiques complexes. Les enfants apprennent ça en primaire. Et chaque étudiant fait évidemment des choses bien plus compliquées très régulièrement (comme calculer ce que va leur coûter l&#8217;augmentation de la TVA sur le prix de leurs études).</p>
<p>Tout se passe donc comme ci, les connaissances, pourtant simples, bien intégrées, ne pouvaient être transférée dans un nouveau contexte. L&#8217;informatique semble donc être bien plus virtuelle qu&#8217;on ne l&#8217;imagine. Les règles y serait même différentes. En conclusion, rendre l&#8217;utilisation de l&#8217;informatique accessible va donc passer par ces points :</p>
<ol>
<li>montrer le prolongement entre l&#8217;ordinateur est la réalité</li>
<li>faire comprendre les impératifs (en particulier métiers) auxquels les logiciels répondent, au lieu de commencer d&#8217;abord par le logiciel en pensant que &#8220;<em>ça le fera comme ça</em>&#8220;.</li>
<li>ne pas répondre oui quand un étudiant dit que ce n&#8217;est pas grave s&#8217;il y a des erreurs puisqu&#8217;il n&#8217;est pas dans une situation réelle de production : et leur répondre que l&#8217;école sert justement à prendre des réflexes avant d&#8217;être en production, et que l&#8217;école est justement un temps attribué à ça, dans un environnement protégé, non concurrentiel.</li>
</ol>
<p>On observe donc une sorte d&#8217;aisance dans le mouvement des mains et des bras. J&#8217;obtiens même chaque année des résultats graphiques qui s&#8217;améliorent. Ils semblent comprendre plus vite, (et tout cela n&#8217;est pas de mon fait), mais pour au final aboutir au même résultat : il n&#8217;y a pas incorporation de la connaissance, pas de réflexes cognitifs qui lie immédiatement le corps et l&#8217;expression de la volonté. Le système éducatif semble avoir échoué sur ce point : à Bac + 2 les outils de productivité sont systématiquement mis à la trappe, les étudiants (hormis certains évidemment) remplissent les cases demandées sans réellement s&#8217;investir outre mesure. Il n&#8217;y a pas d&#8217;implication au sens propre. L&#8217;ordinateur est perçu comme un pragmatisme absolu, le règne de l&#8217;action, le Sarkozysme de la technique sans bilan ni vision à long terme : bref, cliquer pour cliquer puisque le prochain clic résoudra le précédent.</p>
<p>Le logiciel libre donne leur chance aux utilisateurs de comprendre. Si on a tendance à dire qu&#8217;un Ubuntu est aussi simple qu&#8217;un mac, on dit aussi toujours que l&#8217;objectif n&#8217;est pas là, qu&#8217;on le personnalise et rajoute ce qu&#8217;on veut&#8230; Comprendre ce qu&#8217;on souhaite et le faire avec les meilleurs moyens possible. Pas comme cette stagiaire que j&#8217;ai eu qui écrivait du HTML dans Dreamweaver parce que son enseignant lui avait dit qu&#8217;il fallait ce logiciel pour faire des sites (a-t-elle tout compris ou l&#8217;a-t-il vraiment dit?). Quoi qu&#8217;il en soit, j&#8217;espère qu&#8217;<a title="école de graphisme et multimédia libre" href="http://www.activdesign.eu">Activdesign</a> donnera une meilleure à ces étudiants de comprendre l&#8217;importance de leur place dans la production et que <a title="Manuels sur logiciels libres" href="http://fr.flossmanuals.net">FLossmanuals</a> sera à même de les aider.</p>
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		<title>emacs, le word du geek</title>
		<link>http://creationlibre.org/fr/2012/02/06/emacs-le-word-du-geek/</link>
		<comments>http://creationlibre.org/fr/2012/02/06/emacs-le-word-du-geek/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 16:49:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Emacs, un éditeur sophistiqué, simple et indispensable qui aurait fait pâlir Socrate et Platon si leurs détracteurs en avaient posséder ne serait-ce qu'un rudiment. J'ai relu tout Platon et réécouté tout Socrate, aucune référence trouvée à cette emacs. Signe que les temps ont changé mais que le complot philosophique est en train de tomber grâce à la FreeSoftwareFoundation. <a href="http://creationlibre.org/fr/2012/02/06/emacs-le-word-du-geek/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch"></ul>
<h1>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;emacs ?</h1>
<p>Emacs est un logiciel libre très utilisé. Il possède ses fans, comme VI, nano, ou encore Microsoft Word (pas libre). Alors pourquoi Emacs ? Comme j&#8217;ai besoin de me détendre et de me simplifier la vie, je me suis dit qu&#8217;il étant temps que je m&#8217;y mette, sans quoi je ne serai jamais un vrai de vrai, un pur parmi les purs du libre, moi qui n&#8217;utilise que Scribus et parfois <em>vi</em>. En plus comme j&#8217;incite les auteurs à écrire et chacun à devenir auteur et donc à écrire, il faut bien que je trouve des logiciels performants pour ça. Vous comprendrez que je souhaite accompagner mes comparses dans cette aventure. J&#8217;ai donc chercher quelques informations et voilà tout est clair. Regardons cette petite présentation issue d&#8217;un simple googling rapide :</p>
<pre>"EMACS est un éditeur de texte très sophistiqué. En réalité, c'est un interprète Lisp qui exécute un éditeur programmé en Lisp. Or avant d'en apprécier toutes les subtilités, il est important d'en apprendre les rudiments comme tout autre éditeur. Ces quelques pages devraient vous permettre d'utiliser EMACS comme n'importe quel autre éditeur simple. Emacs est un éditeur qui fonctionne aussi bien dans le mode caractère; ceci est particulierement utile lorsqu'on accède a l'ordinateur via un modem à basse vitesse que dans une fenêtre X." http://www.phys.umontreal.ca/~mousseau/phy1234/notes/notes_74.html</pre>
<p>On retiendra le message :</p>
<ol>
<li>éditeur de texte</li>
<li>sophistiqué</li>
</ol>
<p>jusque là c&#8217;est un Bloc-Note amélioré, un genre de Wordpad ou de TextEdit. Mais ça ne s&#8217;arrête pas là :</p>
<ol>
<li>interprète LISP en LISP (bref comme un traducteur portugais qui serait portugais, c&#8217;est le meilleur, toujours en langue maternel. J&#8217;aimerai avoir un interpréteur de langue aussi sophistiqué pour l&#8217;allemand, le russe et le chinois)</li>
<li>fonctionne en mode caractère (on pourra donc écrire du texte lettre à lettre, peut-être à l&#8217;opposé de ces éditeurs et correcteurs nouvelle génération qu&#8217;on trouve sur nos téléphones) on remarquera au passage qu&#8217;il est tellement mode caractère (que l&#8217;auteur de la page n&#8217;a pas vu ses erreurs d&#8217;espace corrigées, moi je les ai enlevées ici, reportez-vous à l&#8217;original). Ces dons un logiciel qui respecte le travail de l&#8217;auteur à la lettre !</li>
<li>on peut y accèder par un modem, c&#8217;est formidable. Ou une fenêtre X (pas spécifique aux sites .xxx qui semblent donner trop peu de place au texte, d&#8217;ailleurs, allons savoir pourquoi !)</li>
<li>Enfin, nécessite quelques rudiments pour se lancer seuls. C&#8217;est un logiciel sophistiqué mais donc simple, normal il s&#8217;appelle emacs, dites imacs, bref, On sait d&#8217;où Apple tire le nom de ces gammes et d&#8217;où ils s&#8217;inspirent en facilité d&#8217;utilisation.</li>
<li>On verra plus loin qu&#8217;il peut s&#8217;utiliser avec une souris, ce qui est un vrai plussss quand on abandonne sa tablette et son téléphone pour un vrai ordinosaure <img src='http://creationlibre.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </li>
</ol>
<div id="attachment_496" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/Emacs3.png"><img class="size-full wp-image-496" title="Emacs3" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/Emacs3.png" alt="Emacs peut même écrire en couleur" width="300" height="206" /></a><p class="wp-caption-text">Emacs peut même écrire en couleur</p></div>
<p>Bref, un éditeur sophistiqué, simple et indispensable qui aurait fait pâlir Socrate et Platon si leurs détracteurs en avaient posséder ne serait-ce qu&#8217;un rudiment. J&#8217;ai relu tout Platon et réécouté tout Socrate, aucune référence trouvée à cette emacs. Signe que les temps ont changé mais que le complot philosophique est en train de tomber grâce à la FreeSoftwareFoundation.</p>
<h1>Utiliser Emacs</h1>
<p>Si la souris vous déplaît, ce qui risque d&#8217;être le cas puisque c&#8217;est un périphérique du passé, vous pourrez écrire simplement votre texte et naviguer dedans :</p>
<table style="background-color: #ddd;">
<tbody>
<tr>
<td colspan="1" align="center"><code>^f</code></td>
<td colspan="1" align="left">(Forward)</td>
<td colspan="1" align="left">avancer d&#8217;un caractère</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" align="center"><code>^b</code></td>
<td colspan="1" align="left">(Backward)</td>
<td colspan="1" align="left">reculer d&#8217;un caractère.</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" align="center"><code>^n</code></td>
<td colspan="1" align="left">(Next)</td>
<td colspan="1" align="left">aller à la même position de la ligne suivante</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" align="center"><code>^p</code></td>
<td colspan="1" align="left">(Previous)</td>
<td colspan="1" align="left">aller à la même position de la ligne précédente</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" align="center"><code>^a</code></td>
<td colspan="1" align="left">(Au début!)</td>
<td colspan="1" align="left">aller au début de la lignes</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" align="center"><code>^e</code></td>
<td colspan="1" align="left">(End)</td>
<td colspan="1" align="left">aller à la fin de la ligne</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<pre>Au lieu de <code>^f</code>, <code>^b</code>, <code>^n</code> et <code>^p</code>, on peuthabituellement utiliser les flèches présentes sur le clavier pour ledéplacement du curseur. Essayez-les. Si ca ne marche pas, demandez à un"expert" de vous configurer Emacs pour que ca fonctionne.</pre>
<p>Heureusement que vous n&#8217;avez pas jeté votre clavier qui heureusement n&#8217;a pas que 26 touches. Sinon demandez à un expert d&#8217;interface. On trouve d&#8217;autres fonctions sophistiquées :</p>
<ul style="background-color: #ddd;">
<li><code>^g</code>      avorter la commande en cours</li>
<li><code>^x^b</code> lister les tampons</li>
<li><code>^h c</code> aide sur une clé</li>
<li><code>^h ?</code> aide sur l&#8217;aide</li>
</ul>
<p>Bref, pour le meilleur ou pour le pire, c&#8217;est un logiciel non sexiste (LIPS c&#8217;est certainement un anagramme de LIPS).  Il prend en charge des fonctions de la vie de tous les jours (étrange que ce ne soit pas mentionné ainsi !). Bref, on savait comment retrouver son téléphone en s&#8217;appelant soi-même (et oui, vous aussi vous l&#8217;avez fait au moins une fois non ?), maintenant vous saurez à quoi servent vos clés sur votre trousseau (vous pourrez éventuellement jeter celles qui en vous servent plus grâce à <code style="background-color: #ddd;">^xk tuer un tampon</code>).</p>
<p>Le mieux est encore l&#8217;aide sur l&#8217;aide. Quand vous pensez que la plupart des produits sont maintenant fournis sans mode d&#8217;emploi, là vous avez le mode d&#8217;emploi du mode d&#8217;emploi, au cas où. Bref, le <em>souci de l&#8217;utilisateur</em> au sens strict du terme.</p>
<h1>Emacs, le mot magique (a Word for geek)</h1>
<p>Ne pouvant m&#8217;arrêter là, j&#8217;ai poussé ma recherche :</p>
<pre>* versatilité: ce n'est pas seulement un éditeur, mais également un navigateur, un courrielleur, un terminal, etc ...</pre>
<p>Le rêve, tout faire dans un logiciel unique, un seul logiciel à apprendre, bref l&#8217;ancêtre de Microsoft Word, de LibreOffice Writer. Ou une version plus élaborée&#8230;</p>
<p>Alors reprenons. Quand on est dans Word, on écrit son texte avec un clavier préhistorique qui fait du bruit quand on tape dessus et qui n&#8217;est pas pratique (on doit utiliser plein de touche alors qu&#8217;avec un crayon, au moins, on peut écrire toutes les lettres. Plus simple le crayon et plus simple le doigt). Mais dans Word, on va aussi mettre ses images pour les retoucher, aligner des chiffres et des lettres pour faire sa liste de course, écrire des messages qu&#8217;on envoie à l&#8217;imprimante qui nous permettra de la transférer à une autre personne par un procédé technologique nommé enveloppe couplé à un autre qui s&#8217;appelle timbre qui est normalement nécessaire. On peut même sauvegarder plusieurs images dans le même Word, ce qui permet de les classer pour les retrouver plus facilement. Bref, Word, le fin mot ou le mot de la fin ?</p>
<div id="attachment_497" class="wp-caption alignleft" style="width: 776px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/Emacs1.png"><img class="size-full wp-image-497" title="Emacs1" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/02/Emacs1.png" alt="Emacs, un word renversé" width="766" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Emacs, un word renversé</p></div>
<p>Ben non, puisque finalement emacs, gère bien plus de choses&#8230; si la loi le permet dans votre pays (comme l&#8217;avortement). Cela n&#8217;est pas rien tout de même. Donc moi qui utilisait jusqu&#8217;à présent LibreOffice et Scribus, je songe maintenant à utilise Emacs (dites toujours &#8220;Imax&#8221;). A moins qu&#8217;un mode Emacs soit intégré dans Scribus ! Et vous que ferez-vous ?</p>
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		<title>Qui sont les pirates du droit d&#8217;auteur ?</title>
		<link>http://creationlibre.org/fr/2012/02/03/qui-sont-les-pirates-du-droit-dauteur/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 22:05:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[reparaphrasons toutes les oeuvres. C'est d'ailleurs un exercice de style fort intéressant auquel des auteurs se sont déjà collés <a href="http://creationlibre.org/fr/2012/02/03/qui-sont-les-pirates-du-droit-dauteur/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch"></ul>
<p>On fustige les pirates, les jeunes ou tous ceux qui sont sensés tuer la vie culturelle et qui en sont pourtant les plus gros consommateurs, voire producteurs puisque les musiciens que je connais sont les premiers à télécharger des musiques, et les vidéastes, les premiers à télécharger les films. Ils en sont simplement boulimique. Et pourtant rien n&#8217;empêche certaines personnes de vouloir tuer la poule dans l&#8217;oeuf et de vouloir développer, sans le dire, un droit d&#8217;auteur à deux vitesses, dont le rythme législatif actuel est certainement l&#8217;arme la plus dangereuse et efficace qui laisse peu de temps aux adversaires et groupes d&#8217;opposition pour organiser leur offre.</p>
<h1>Propriétaire de fait !</h1>
<p>C&#8217;est ainsi que la loi française décrit le droit d&#8217;auteur. Chacun est propriétaire de fait et les droits de chacun des auteurs individuels s&#8217;expriment sous plusieurs formes parfaitement identifiées (droit de diffusion, de représentation, de réserve, de repentir&#8230;). Le droit identifie aussi parfaitement la répartition des droits sur les oeuvres collectives ou de collaboration. Chacun est sensé respecter ce droit, et le gouvernement français demande aux étudiants d&#8217;être au courant de ce droit par les modules A1 et A2 du Certificat Informatique et Internet. Nul n&#8217;est sensé ignoré la loi, alors on l&#8217;enseigne (ce qui est une bonne chose), chacun agit donc en connaissance de cause. Mais alors comment tolérer les outre-passements de la loi, ces contournements ou alors les clauses d&#8217;exclusivité diverses. Un petit exemple :</p>
<pre>Certains de nos Services vous permettent de soumettre des contenus.
Vous conservez tous vos droits de propriété intellectuelle sur ces
contenus. Ce qui est à vous reste à vous.</pre>
<pre>En soumettant des contenus à nos Services, par importation ou par
 tout autre moyen, vous accordez à Google (et à toute personne
travaillant avec Google) une licence, dans le monde entier,
d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de
modification, de création d’œuvres dérivées (des traductions, des
adaptations ou d’autres modifications destinées à améliorer le
fonctionnement de vos contenus par le biais de nos Services), de
communication, de publication, de représentation publique, d’affichage
ou de distribution public desdits contenus. Les droits que vous accordez
 dans le cadre de cette licence sont limités à l’exploitation, la
promotion ou à l’amélioration de nos Services, ou au développement de
nouveaux Services</pre>
<p>On remarquera qu&#8217;on affirme la préservation du droit d&#8217;auteur mais qu&#8217;en même temps on donne le droit à l&#8217;exploitation du contenu sans restriction (ou presque) dans le plus pur non respect de ces droits. Le but n&#8217;est pas ici de cracher sur Google (connu que Google ne crash pas, lui), d&#8217;une certaine façon tous les éditeurs que j&#8217;ai rencontré font un peu pareil.</p>
<p>A l&#8217;inverse, on trouve ces mentions :</p>
<pre>Vous n’êtes pas autorisé à copier, modifier, distribuer, vendre ou louer
 une partie ou la totalité de nos Services ou des logiciels qui en font
partie.</pre>
<p>Bravo la réciprocité : je t&#8217;aime moi non plus <img src='http://creationlibre.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<h1>Vive la paraphrase !</h1>
<p>Continuons sur notre lancée, puisque c&#8217;est dès l&#8217;enfance qu&#8217;on prépare cela. A l&#8217;école on dit aussi aux enfants que ce n&#8217;est pas bien de copier sur son voisin. On leur demande aussi de faire preuve d&#8217;initiative et de ne pas faire de copier-coller ou de reprise de Wikipédia, mais de parcourir diverses sources et de trouver de nouvelles idées, qui viennent d&#8217;eux (au moins).</p>
<p>Il semblerait ainsi que les adultes aussi respectables soient-ils ne s&#8217;appliquent pas toujours ces règles à eux-mêmes. Que penser de <a title="Sony contourne la GPL" href="http://www.elinux.org/Busybox_replacement_project">ce billet de Sony</a> visant à contourner le droit en faisant de la paraphrase (ce qui comme chacun sait n&#8217;est pas vraiment de la copie) ? Ce n&#8217;est pas la première fois que Sony agit ainsi. On l&#8217;avait déjà vu bafouer le droit de la Fondation Blender concernant des films libres publiés et d&#8217;autres cas encore (VLC&#8230;)</p>
<p>Finalement reparaphrasons toutes les oeuvres. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un exercice de style fort intéressant auquel des auteurs se sont déjà collés (Queneau en particulier), mais voilà bien que Sony nous montre la porte de sortie. Puisque seule l&#8217;oeuvre réalisée est protégée et en l&#8217;état, et non les idées, qui appartiennent à tous, alors paraphrasons ! Cela sera un exercice très amusant, risque au passage de faire perdre le gout du style ou du détail, ou au contraire de le révéler. Qui sait ?</p>
<p>Comme vu en commentaire sur <a title="Linuxfr" href="http://linuxfr.org/news/sony-ma-propriete-intellectuelle-vaut-plus-que-la-votre">linuxfr</a> :</p>
<pre>En gros:
 - SONY: droit de piratage pour gagner de l'argent
 - SONY: lutte contre le pirate pour gagner encore plus d'argent</pre>
<p>L&#8217;ambition de tout ceux qui veulent renforcer la dite propriété intellectuelle serait de protéger l&#8217;innovation et la création en développant ces restrictions du public à leur profit alors justement que les industriels et entreprises de contenu sont les premières à les bafouer, à bien plus grande échelle. Rien d&#8217;anormal, apparemment, puisque les enjeux sont du côté des entreprises, non de l&#8217;utilisateur (mais pardon, l&#8217;utilisateur aussi a ses propres enjeux !).</p>
<h1>On dira le règne de la gratuité et les gens ne veulent plus payer !!</h1>
<p>Allons donc prendre les choses autrement. Est-ils normal de payer pour du contenu tombé dans le domaine public (livres, musiques, partitions, BNF qui peut d&#8217;ailleurs monnayer les documents dont elle est dépositaire). En France tout éditeur a cette obligation de dépôt à la Bibliothèque Nationale qui doit ainsi jouer un rôle de préservation du patrimoine culturel, en assurer l&#8217;accessibilité à tous de façon équitable (sauf évidemment contrainte spécifique de document rare et fragile). S&#8217;il y a impression de livres ou musique et diffusion, évidemment que cela peut se monnayer, mais pourquoi faire perdurer ce système comme base de l&#8217;ensemble s&#8217;il est un frein au développement culturel et à la reconnaissance des auteurs dont l&#8217;oeuvre est tombée dans le domaine public. et qu&#8217;il pourrait à l&#8217;inverse prendre le statut d&#8217;exception. N&#8217;aurait-ce pas en plus l&#8217;avantage d&#8217;inciter à renouer avec les bases et évolutions historiques des cultures pour mieux preparer des avenirs ?</p>
<pre>DANS LES LIMITES PERMISES PAR LA LOI, GOOGLE, SES FOURNISSEURS ET
DISTRIBUTEURS, DÉCLINENT TOUTE RESPONSABILITÉ POUR LES PERTES DE
BÉNÉFICES, DE REVENUS OU DE DONNÉES, OU LES DOMMAGES ET INTÉRÊTS
INDIRECTS, SPÉCIAUX, CONSÉCUTIFS, EXEMPLAIRES OU PUNITIFS.</pre>
<p>Bientôt on nous vendra du Balzac on nous disant que ce n&#8217;est peut-être pas le bon texte à l&#8217;intérieur <img src='http://creationlibre.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Alors certes : reprenons alors les règles d&#8217;utilisations de Google. Combien d&#8217;entreprises utilisent ces services parce qu&#8217;ils sont gratuits tout simplement. Et risquent par là même leur activité par la perte de données sensibles. Est-ce bien raisonnable ? La gratuité n&#8217;est donc pas que l&#8217;apanage des adolescents en manque de loisirs. La gratuité serait un mal global, qui ne s&#8217;arrête pas aux échantillons gratuits et au saccage des vernissages d&#8217;exposition. Bref, un mal si généralisé, qu&#8217;il est sûrement un bien (je n&#8217;imagine pas tous les gens qui m&#8217;entourent comme des masochistes). Et si ce mal est généralisé c&#8217;est peut-être <a title="La norme du don comme base d'achange" href="http://creationlibre.org/fr/freesoftware-ethics/le-don-au-coeur-du-social/">qu&#8217;il devient norme</a> et dans ce cas, il faudrait revoir toutes les lois pour qu&#8217;elles suivent cette évolution au lieu de vouloir interdire ce qui peut sembler inéluctable. Bref ne pas refuser le bien, ne pas refuser la part de don qui est inhérente à toute vie sociale.</p>
<pre>Les éventuels litiges liés aux présentes Conditions d’Utilisation ou aux
 Services seront régis par les lois de l’État de Californie, États-Unis,
 à l’exclusion des règles de conflit de lois de cet État. Toute
réclamation liée aux présentes Conditions d’Utilisation ou aux Services
relèvera exclusivement de la juridiction des tribunaux fédéraux ou des
tribunaux d’État du comté de Santa Clara, Californie, États-Unis. Google
 et vous-même acceptez par les présentes de vous soumettre à la
compétence de ces tribunaux.</pre>
<p>Petites entreprises qui avaient peu de moyens, prenez un avocat international pour vous protéger, c&#8217;est tellement plus simple.</p>
<p>Ainsi, on voudrait nous dire que le droit est juste et qu&#8217;il protège l’intérêt général. Le preuve en est bien que ce principe n&#8217;est plus valable, qu&#8217;il ne protège ni l&#8217;intérêt général ni les plus faibles face aux plus gros ! Bref la loi perd peu à peu sa valeur sociale et politique et dans le même temps la reconnaissance qu&#8217;on peut lui apporter. Bref pourquoi la respecter si elle n&#8217;est pas le fruit d&#8217;un réel compromis ? résultat d&#8217;un projet de vie et de développement commun. Ce qui m’horripile dans tout cela, c&#8217;est que la culture qui est le fruit de l&#8217;intelligence humaine, du respect et finalement pourrait être un modèle de développement de la liberté (et qui le revendique), devient le pire exemple de <a title="harry Potter opposé aux moldus" href="http://creationlibre.org/fr/freesoftware-ethics/la-culture-au-pouvoir/">ténacité policière et de censure en projet</a>. Cela a débuté il y a bien longtemps mais dépasse à présent des limites difficilement acceptables et justifient largement les crispations actuelles des utilisateurs puisque tous ces utilisateurs sont aussi des auteurs que l&#8217;on spolie allégrement. &#8220;<em>Le ciel vous tienne en joie</em>&#8220;.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les auteurs et leur droit</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:24:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La question du droit d'auteur devient, à l'ère de l'économie du contenu et de la connaissance, un sujet de débat voire de combat permanent. On voit un peu partout les risques pesé sur la liberté de création et sur la liberté d'expression. <a href="http://creationlibre.org/fr/2012/01/31/les-auteurs-et-leur-droit/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch"></ul>
<p>La question du droit d&#8217;auteur devient, à l&#8217;ère de l&#8217;économie du contenu et de la connaissance, un sujet de débat voire de combat permanent. On voit un peu partout les risques pesé sur la liberté de création et sur la liberté d&#8217;expression. Mais les discours peu clairs fleurissent tant la complexité du problème est grande, au point que c&#8217;est la liberté d&#8217;expression et de partage, base fondamentale du corps social comme l&#8217;ont montré de nombreux sociologues et anthropologues, qui peut s&#8217;en trouver attaquée. En tant qu&#8217;auteur à divers titres et sur diverses activités j&#8217;ai souhaité faire à nouveau un petit point pour expliquer certaines visions.</p>
<h1>les conditions du droit d&#8217;auteur</h1>
<p>La première chose qui caractérise à l&#8217;heure actuelle le droit d&#8217;auteur (je préfèrerai dire les droits des auteurs) tient surtout dans les crispations engendrées en particulier par les craintes de voir l&#8217;impact négatif des technologies numériques. Ces crispations sont à tous les niveaux : auteurs dont les rétributions n&#8217;augmentent pas malgré la diminution des coûts de production et de diffusion; éditeurs et vendeurs qui perdent leur marché et &#8220;monopole&#8221; face à de nouvelles pratiques; structures de perception es droits qui vivent de tout ça et qui n&#8217;ont pas envie que le système change,quitte à ignorer les nouvelles pratiques de création et de publication. Même les amateurs de culture libre fustigent parfois les documents non libres, voire les documents libres et payant. Bref, tout se mélange et les perdants sont les principaux acteurs cette bataille : les auteurs qui créent, les amateurs qui voudraient en profiter. Les intermédiaires, comme leur nom l&#8217;indique, ne sont pas nécessaires même s&#8217;ils peuvent avoir leur place et leur raison d&#8217;être à un moment donné de la production ou de l&#8217;histoire.</p>
<h1>L&#8217;injustice du droit ou de son application</h1>
<p>Il y a certaines choses qui m&#8217;étonnent dans certaines de ces crispations : un auteur est détenteur de fait des droits de sa création. Un auteur est celui qui crée, imagine l&#8217;oeuvre et lui donne vie, une existence. Dans le cas des livres, d&#8217;autres professionnels créatifs sont en oeuvre (par exemple le maquettiste), ou encore les développeurs de logiciels qui offrent des possibilités créatives. Je n&#8217;ai jamais vu les noms de ces &#8220;auteurs invisibles&#8221; sur les documents : ils sont simplement ignorés par le système; étrange lorsque l&#8217;on sait que certaines branches de l&#8217;informatique sont protégées parle droit d&#8217;auteur. Bref, loin de moi l&#8217;idée de vouloir faire un mélange des genre et de dire qu&#8217;un informaticien est un artiste et qu&#8217;un artiste est informaticien, il n&#8217;empêche que cette crispation me semble particulièrement décalée dans un contexte où il s&#8217;agit déjà d&#8217;un privilège. Qu&#8217;est-ce à dire lorsque ce n&#8217;est plus l&#8217;auteur qui bénéficie des plus-values de son oeuvre, mais les &#8220;ayant-droit&#8221;, bref n&#8217;importe qui qui a été assez malin pour acheter les droits pas trop cher et va en profiter longtemps. Finalement, le travail de l&#8217;artiste est-il si important qu&#8217;il doive être ainsi protéger de façon disproportionnée au point de priver le public d&#8217;une oeuvre éventuelle pour en organiser stratégiquement la rareté et en augmenter la valeur. Cela est-il bien raisonnable à un moment où les pratiques culturelles n&#8217;ont jamais été aussi partagées, que les amateurs sont parfois meilleurs que les professionnels, bref que les valeurs traditionnelles sont questionnées par un tas d&#8217;acteur.</p>
<h1>On parle en leur nom, et on ne les entends plus</h1>
<p>Il semblerait donc que la discussion entre les détenteurs de rentes culturelles (acquises récemment dans l&#8217;histoire) et les nouveaux acteurs soit impossible tant les premiers se braquent et que les seconds s&#8217;en énervent. Ainsi au lieu d&#8217;avoir un développement homogène et complémentaire, les deux modèles s&#8217;opposent avancent au coude à coude jusqu&#8217;à ce que l&#8217;un tombe ou soit englober par l&#8217;autre. A l&#8217;heure actuelle, les auteurs ont du mal à s&#8217;y retrouver et à comprendre tous les enjeux; la plupart d&#8217;entre eux vendent peu, très peu, et n&#8217;ont aucun gain significatif. Cette guerre, peut donc leur sembler démesurée. Ils y perdent un peu leur esprit, et alors que les éditeurs et institutions de perceptions doive gérer les droits pour eux, le problème est tellement important qu&#8217;ils en ont la tête pleine et que les discussions finissent par polluer les salons littéraires : bref ne parlons pas du contenu de l&#8217;art, mais de la stratégie du monde de l&#8217;art. C&#8217;est bien cela ? Les auteurs secouent les mains pour se faire voir, mais cela devient compliqué entre le juridique et les best-seller et les prix littéraires, il reste peu de place pour le travail au quotidien de l&#8217;art et la diversité.</p>
<h1>le bienheureux couple auteur-public</h1>
<p>Les autres perdants sont bien sûr les les lecteurs et autres amateurs destinataires. Ils sont montrés du doigt comme des voleurs (comme si la culture appartenait à quelqu&#8217;un) et la suspicion pèse sur n&#8217;importe quelle personne affirmant qu&#8217;elle utilise régulièrement internet. Ensuite, l&#8217;allongement de la durée des droits des auteurs est évidemment au détriment du domaine public. Bref, l&#8217;État abandonne son rôle de compensation entre les producteurs de &#8220;bien culturels&#8221; et les utilisateurs, au profit de premier, au risque de rendre la culture trop chère pour de nombreuses personnes ou impraticable (sur simple décision d&#8217;un ayant droit qui ne respecte d&#8217;ailleurs pas toujours la volonté de l&#8217;auteur initial). Rendre les oeuvres au monde auquel elles appartient me semble un acte fondamental ainsi que le rétablissement d&#8217;un équilibre au risque d&#8217;assécher la création et les pratiques d&#8217;inspiration, de mélange source depuis des siècles de l&#8217;évolution culturelle, par simple appropriations.</p>
<p>Bref ne serait-il finalement pas une solution de laisser s&#8217;enfermer ceux qui le souhaite et partager ceux qui le souhaitent aussi ? Bien sûr c&#8217;est en quelque sorte le le pari des licences creative commons. Il en faudrait cependant pas que la loi, au-delà d&#8217;assécher la création, en vienne aussi à assécher les moyens de sa diffusion, ce qui rendrait alors particulièrement injuste et déséquilibrer les moyens d&#8217;expressions en les laissant dans les mains de quelques &#8220;magnats&#8221;. Faut-il valider le fait d&#8217;un monde à 2 cultures une fermée, irrécupérable, une ouverte et couper définitivement les ponts entre les deux ? Bref comment protéger les utilisateurs face aux abus législatifs ? Bref, pour employer des références : quand fera-t-on coincider le recto et le verso des pratiques culturelles ? Va-t-on un jour réussir à relier les différents points de vue ? Comment façonner un nouveau monde culturel non limité ? Le problème n&#8217;est peut-être pas de définir avant tout les droits des auteurs, mais d&#8217;abord la vision de la société d&#8217;avenir que nous souhaitons, entre le chacun cloitré et le tous ensemble ! Bref, comment rétablir la confiance, ce que le droit ne saurait faire, et qui est pourtant essentiel à toute société.</p>
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		<title>Kernel Panic : une fois n&#8217;est pas coutume</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 13:04:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ce premier Kernel Panic (même si pas premier plantage) de ma vie de linuxien (16 ans tout de même) vaut bien un petit mot et un petit remerciement. Linux, grâce à Ubuntu, est enfin un système comme les autres :) <a href="http://creationlibre.org/fr/2012/01/21/kernel-panic-une-fois-nest-pas-coutume/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch"></ul>
<p>Le Kernel, les utilisateurs de windows le connaissent pour ses paniques bleutées.</p>
<p>Le Kernel, les linuxiens le connaissent pour les compilations qu&#8217;il demande parfois à l&#8217;ajout de module.</p>
<p>Le Kernel, un utilisateur de Mac OS en a rarement entendu parlé.</p>
<p>Dans le premier cas, on le subit, dans le second on essaie d&#8217;en faire quelque chose pour lequel il n&#8217;a pas encore été prévu, et dans le troisième, on attend juste que ça marche. Je ne parlerai pas du premier cas c&#8217;est le plus célèbre et même parfois la risée de toute l&#8217;informatique. Windows est particulièrement instable (même si cela se résoud apparemment avec le temps) et c&#8217;est un fait bien connu voire même l&#8217;archétype du produit pas bien conçu qui rafle la mise à des produits mieux conçus et moins chers.</p>
<p>Mac OS et le Linux, tous deux des Unix, ne souffrent pas de ces défauts de stabilités, et pourtant voilà qu&#8217;en une semaine, j&#8217;ai du a en subir des deux. J&#8217;ai en effet un mac à la maison qui me sert à de la conversion de fichier envoyé par mes clients avant de les passer sur mes nombreux linux (4 à la maison) sans compter les androids.</p>
<div id="attachment_450" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/01/kernelPanic.png"><img class="size-medium wp-image-450" title="kernelPanic" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/01/kernelPanic-300x252.png" alt="Enfin un kernel panic sous linux" width="300" height="252" /></a><p class="wp-caption-text">Enfin un kernel panic sous linux</p></div>
<p>MacOS a la facheuse tendance de faire des mises à jour dans trop nous demander notre avis. Bon, on les accepterai certainement mais là par manque de chance, l&#8217;ordi n&#8217;a pas voulu redémarrer. Ce n&#8217;est pas la première fois, ça doit être au moins la 3° en trois ans sur ce poste. Cette fois il est intervenu à un moment où j&#8217;installai une mise à jour d&#8217;Antidote, logiciel de correction de français qui nous aide énormément pour l&#8217;édition des livres soit au sein des livres commerciaux soit au sein de flossmanuals (il n&#8217;y a évidemment pas d&#8217;équivalent libre). Bref il a fallu remettre tout le système sur pied. Le plus effrayant, c&#8217;est que dans la continuité de la logique &#8220;simplicité&#8221; d&#8217;Apple pour laquelle tout message effraie l&#8217;utilisateur, donc par lequel il est préférable de ne rien dire) l&#8217;ordinateur a simplement mouliné systématiquement. Mes enfants, et aussi moi-même avons essayé de le relancer plusieurs fois, de le laisser s&#8217;éteindre seul avant de se décider à réinstaller au bout de 3 jours de tentatives autres avortées. Un simple message de Panic nous aurait simplement éviter de perdre notre temps.</p>
<p>En ce qui concerne le linux, il s&#8217;agit d&#8217;un ubuntu. J&#8217;étais en train de faire le livre sur Gimp pour flossmanuals (à venir sur <a title="magasin flossmanuals" href="http://flossmanualsfr.net">flossmanualsfr.net</a>).Voilà que j&#8217;ai besoin de faire une capture d&#8217;écran avec un menu contextuel activé sur une fenêtre et hop boom. Kernel Panic. Impossible a reproduire. Mais ce premier Kernel Panic (même si pas premier plantage) de ma vie de linuxien (16 ans tout de même) vaut bien un petit mot et un petit remerciement. Linux, grâce à Ubuntu (11.10) , est enfin un système comme les autres <img src='http://creationlibre.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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		</item>
		<item>
		<title>De la force de la liberté d&#8217;écrire</title>
		<link>http://creationlibre.org/fr/2012/01/17/de-la-force-de-la-liberte-decrire/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 20:28:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le récent manuel libre Scribus de FlossManuals francophone est déjà traduit en finlandais. Questionnons-nous sur l'impact et l'avenir de tels engagements. <a href="http://creationlibre.org/fr/2012/01/17/de-la-force-de-la-liberte-decrire/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch"></ul>
<div id="attachment_446" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/01/fmfrfi.png"><img class="size-medium wp-image-446 " title="fmfr et fmfi" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2012/01/fmfrfi-300x217.png" alt="la traduction est-elle un pillage ?" width="300" height="217" /></a><p class="wp-caption-text">la traduction est-elle un pillage ? et dans quel sens ?</p></div>
<p>Pour avoir écrit de nombreux documents sous licences libres (Manuel utilisateur Inkscape, Manuel Scribus, Scribus de FM, A la SOS GIMP&#8230;) et en même temps des livres par les éditeurs, il y a de moments où la question du choix se posent.</p>
<p>L&#8217;éditeur, pendant longtemps pouvait se vanter d&#8217;une force de &#8220;frappe&#8221;, un réseau de distribution important et des moyens de productions uniques. Mais voilà, le coût des impressions baisse drastiquement, les logiciels de mises en page courent les rues (et aussi les graphistes a uchômage qui essaient de garder la main) et le web permet de toucher un public qui en va plus dans les librairies.</p>
<p>Les auteurs pouvaient encore se dire que l&#8217;argent qu&#8217;ils touchent en rémunération de leur texte est uen compensation au temps passé qui peut toujours au moins servir à payer un resto à sa/son bien-aimé(e) pour les soirées qu&#8217;ils ont passés seuls pendant que l&#8217;autre aligner les mots doux sur la page. Mais voilà, dans le contexte actuel, la discussion avec les éditeurs se durçit et les pourcentages diminuent. Le contenu n&#8217;est pas en reste puisque les exigences ou contraintes grandissent en particulier en matière de délais. Brefs, ceux qui se dise défendre le droit de auteurs sont bien en mal d&#8217;en apporter la preuve à ceux qui le vivent.</p>
<p>Les modèles de partage basés sur les logiciels libres, s&#8217;ils n&#8217;assurent pas nécessairement de revenus supérieurs offrent une réactivité et une publicité bien supérieure. Deux exemples.</p>
<p>Nous avons déjà parlé du livre sur les fontes libres écrit sous la facilitation de Flossmanuals francophone et qui a permis l&#8217;écriture d&#8217;un livre donc le contenu n&#8217;était jusqu&#8217;à présent pas traiter alors même que les livres sur la typo abondent, suite à la tendance actuelle. L&#8217;effort partagé de quelques personnes sur un temps réduit et raisonnable dans une ambiance de partage des savoirs et d&#8217;auto-émulation a permis l&#8217;écriture d&#8217;un livre unique à ce jour, qui n&#8217;aurait trouvé preneur chez aucun éditeur parce que trop spécialisé et s&#8217;adressant à un public trop restreint, bref pas financièrement intéressant.</p>
<p>Ensuite, pour avoir personnellement écrit 3 livres sur Gimp, et sur Scribus et avoir été contacté par des éditeurs dans divers langues, il s&#8217;est souvent posé la question de la traduction d&#8217;un livre existant. En effet, pourquoi me demander d&#8217;écrire un nouveau livre alors qu&#8217;il suffirait de traduire un livre existant du même auteur. L&#8217;auteur en question, au lieu d&#8217;écrire 1000 pages médiocres pourraient ainsi passer plus de temps sur chaque livre permettant alors d&#8217;en augmenter la qualité. Mais voilà, l&#8217;auteur ne coûte rien à l&#8217;éditeur, puisqu&#8217;il est payé en pourcentage des ventes, alors que le traducteur doit être rémunéré directement. On voit donc comment cette politique aussi peut éventuellement conduire parfois à un appauvrissement des contenus.<br />
Loin de cela, le manuel Scribus écrit cet été sous une autre facilitation de FlossManuals francophone vient d&#8217;être utilisé comme base pour un manuel Finlandais ! Auparavant d&#8217;autres manuels avaient subi le même sort de passer d&#8217;une langue à l&#8217;autre et cela le plus naturellement du monde.</p>
<p>Alors faut-il donc cloisonner  pour favoriser l&#8217;émergence de nouveaux contenus ou au contraire ouvrir ? Nous penchons évidemment largement pour la seconde solution. Reste à assurer la pérennité du modèle en assurant un revenu pour les auteurs qui mettent ainsi à disposition le résultat de nombreuses années de recherches et d&#8217;expérience. Les dons, ou encore le mécènat d&#8217;association ou l&#8217;achat de produits (livres ous formes epub ou imprimé en vente directe) peut éventuellement fournir des solutions. Mais cela suffira-t-il ? Et doit-on estimer que les finlandais empêchent le livre français de se développer ? Grave question <img src='http://creationlibre.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Parlez votre langue, pas vos caractères !</title>
		<link>http://creationlibre.org/fr/2011/12/14/parlez-votre-langue-pas-vos-caracteres/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 07:20:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
				<category><![CDATA[FLOSS]]></category>
		<category><![CDATA[fontforge]]></category>
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		<category><![CDATA[polices]]></category>
		<category><![CDATA[tifinagh]]></category>
		<category><![CDATA[unicode]]></category>

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		<description><![CDATA[Ecrire dans des langues peu connues n'est pas forcément simples. Les institutions publiques et les entreprises informatiques ne font pas toujours des efforts ou pas les bons dans ce sens. Un petit retour d'expérience suite à une rencontre avec une éditrice marocaine. <a href="http://creationlibre.org/fr/2011/12/14/parlez-votre-langue-pas-vos-caracteres/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch">
<li class="lang_switch"><a href="http://creationlibre.org/en/2011/12/14/parlez-votre-langue-pas-vos-caracteres/"><img src="http://creationlibre.org/wp-content/plugins/zdmultilang/flags/en_GB.png" alt="Anglais" title="Anglais" border="0"></a></li>
</ul>
<div id="attachment_426" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-426" title="Texte écrit en alphabet Tifinagh" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2011/12/Capturetif-300x199.png" alt="Texte écrit en alphabet Tifinagh par Cédric Gémy dans Scribus et Fontforge" width="300" height="199" /><p class="wp-caption-text">Texte écrit en alphabet Tifinagh</p></div>
<p>Depuis que je voyage en Afrique pour introduire les logiciels libres de PAO (Scribus, Gimp, Inkscape) auprès des éditeurs locaux qui en semblent satisfaits, j&#8217;ai appris à m&#8217;intéresser de façon plus précise suite à des questions qui sont autant d&#8217;expérience que je n&#8217;ai pas personnellement. Parmi les choses fondamentales j&#8217;ai noté le besoin de perdre sa dépendance vis-à-vis des technologies (pas mal non, moi qui ne fait qu&#8217;en parler mais de fait comment fait on en absence d&#8217;électricité ou d&#8217;internet?) et les langues locales.</p>
<p>Pour le premier j&#8217;ai peu de pouvoir pour le second, il est possible d&#8217;y participer. Très tôt la question de prendre en compte dans Scribus des langues non latines a été mise à jour. A ce jour aucun logiciel de mise en page, même propriétaire, ne semble satisfaisant. Mon passage à Tunis en Novembre m&#8217;a montré que les graphistes locaux étaient peu satisfaits de la version Indesign pourtant sensée être adaptée à leurs besoins linguistiques.</p>
<p>Ce qui me fait actuellement réagir et écrire, c&#8217;est qu&#8217;une éditrice du Maroc me fasse part de ses livres écrits en tifinagh (berbère), qui ressemble à ça : ⵀⴻⵍⵍⵄ ⵡⵄⵔⵍⴷ. Intrigués par le temps qu&#8217;elle passe à faire ça, je me dis que je vais pousser quelques investigations. Heureusement Scribus et les autres logiciels le font bien. La langue a un alphabet étrange certes, mais la structure n&#8217;a rien a voir avec la complexité de l&#8217;arabe que seuls Libreoffice et Inkscape semblent bien supporter parmi nos outils de publication. Quel est donc son problème ? Qu&#8217;est-ce qui fait que ces éditeurs perdent un temps fou à simplement taper quelques lettres sur une page  ?</p>
<p>Mon premier réflex a donc était d&#8217;aller télécharger quelques polices dites faites pour ça dont l&#8217;éditrice m&#8217;a parlé, à vérifier la présence de la langue dans unicode et à installer une carte de clavier adaptée.</p>
<p>D&#8217;abord force est de constater que la diversité culturelle est particulièrement bien représentée dans le logiciel libre et c&#8217;est tant mieux. Une fois encore l&#8217;intérêt culturel est supérieur aux intérêts commerciaux et on voit bien que la logique de profit ne pousse pas toujours à l&#8217;innovation ou à conquérir les marchés, pour la simple raison que seuls les marchés solvables sont intéressants. Bref en cherchant rapidement sur des systèmes d&#8217;exploitation privateurs bien connus si les cartes claviers sont disponibles, il est évident que ces systèmes privent leur utilisateurs  d&#8217;un accès facilité à leur propre langue à moins qu&#8217;ils n&#8217;achètent une version spécifique (je n&#8217;ai pas vérifié sur ce point) ce qui pose des problèmes en terme d&#8217;universalité (nécessité à l&#8217;heure d&#8217;internet) et envie pose des problèmes en cas de multilinguisme (ce qui est le cas de nombreux pays de cette planète, je suis preneur de chiffres).<br />
Sous Linux, la carte de clavier Maroc Tifinagh était directement accessible, dirai-je à côté de l&#8217;anglais et de l&#8217;arabe (si on ignore l&#8217;alphabétisme).</p>
<p>Ensuite, j&#8217;installe les polices téléchargées, et commence à vouloir écrire avec les dites polices et voilà que rien n&#8217;apparaît. A ma grande surprise et stupeur. Aussi vais-je dans la fenêtre des glyphes et vous bien la plage unicode Tifinagh, fièrement affichée dans la liste des blocs, mais voilà, elle est vide. Tous les caractères Tifinagh sont placés sur le bloc standard. je me dis que c&#8217;est quand même bête qu&#8217;un institution qui gère une langue réclame un bloc unicode, qu&#8217;elle l&#8217;obtient certainement après des dossiers et réunions longues et ennuyeuses, et que malgré cette effort et cette reconnaissance de la communauté informatique internationale, cette institution ait décidé de ne pas adapté ces polices à cette demande.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-427" title="Ecrire_Tifinagh_dans_scribus" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2011/12/Ecrire_Tifinagh_dans_scribus-300x94.png" alt="Tifinagh à l'aide de Déjà vu dans Scribus, parfaitement accessible, par Cédric Gémy" width="300" height="94" /></p>
<p>Bref, je comprend mieux que l&#8217;éditrice ait mis beaucoup de temps à écrire, sa fonte ne correspond pas à sa carte clavier. Wouah, faut aller le chercher. Mais, j&#8217;ai déjà rencontré ça dans d&#8217;autres contextes auprès d&#8217;éditeurs de manuels scolaires burkinabé, par exemple.</p>
<p>Bref, la solution est évidemment de trouver les fontes qui contiennent les caractères tifinagh. Comme j&#8217;ai des tonnes de fontes dans divers dossiers, je ne me vois pas les ouvrir une à une pour tester. Me voilà donc parti dans un petit script basé sur fontforge. J&#8217;en ai quelques unes dont des libres, comme Déjà Vu, et finalement peu de polices propriétaires. Mon pourcentage est de  0,3% de fontes couvrant la langue. Tout de même dommage.</p>
<p>J&#8217;invite les auteurs en tifinagh et autres langues mal représentées à engager des démarches auprès des équipes de typographe libres de manière à ce qu&#8217;elles soient bien couvertes, voire éventuellement de les financer. Cela forcera peut-être les entreprises du propriétaire à faire de même.</p>
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		<title>LGM 2011 Day 2</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 22:07:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Community]]></category>
		<category><![CDATA[FLOSS]]></category>
		<category><![CDATA[Inkscape]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<category><![CDATA[git]]></category>
		<category><![CDATA[Laidout]]></category>
		<category><![CDATA[sparkleshare]]></category>

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		<description><![CDATA[Le matin est passé très vite, conditionné par notre présentation de FLOSS manuals francophone. Polissage, puis questions qui débordent. somme lineque : http://www.zachleat.com/bigtext/demo/ and join OFL Inkscape meeting présents : doctormon JonCruz, Elisa de Castro Guerra, Cédric Gémy (www.cgemy.com), Kai-Uwe &#8230; <a href="http://creationlibre.org/fr/2011/05/12/lgm-2011-day-2/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch"></ul>
<p>Le matin est passé très vite, conditionné par notre présentation de FLOSS manuals francophone. Polissage, puis questions qui débordent.</p>
<p>somme lineque : <a title="demo de sélection de police web" href="http://www.zachleat.com/bigtext/demo/">http://www.zachleat.com/bigtext/demo/</a> and join OFL</p>
<h1>Inkscape meeting</h1>
<p>présents : doctormon JonCruz, <a title="le site officiel d'Elisa" href="http://www.yemanjalisa.fr">Elisa de Castro Guerra</a>, Cédric Gémy (<a title="site professionnel de Cédric gémy" href="http://www.cgemy.com">www.cgemy.com</a>), <em>Kai</em>-Uwe Behrmann (<a title="oyranos color management" href="http://oyranos.org">oyranos.org</a>), peter linell (Scribus), R. Lafuente (Shoebot), deviantart,</p>
<h2>Gestion des couleurs</h2>
<div id="attachment_259" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2011/05/documents_activdesign.jpg"><img class="size-full wp-image-259" title="documents_activdesign" src="http://creationlibre.org/wp-content/uploads/2011/05/documents_activdesign.jpg" alt="Documents ActivDesign" width="300" height="488" /></a><p class="wp-caption-text">Le même vert imprimé sur papier différent</p></div>
<p>colord de la journée précédente a été évoqué mais cette solution est pour le moment repoussée. Rappelons qu&#8217;Inkscape supporte déjà le colormanagement. Le vrai soucis tient dans les exports pour gérer les tons directs qui ne</p>
<p>sont pas encore implémentés dans le SVG même si cela avance, impression CMYKOG, metallic ou autre en particulier dans le refus des fabricant de nuancier de laisser incorporer leurs références dans nos logiciels. Besoin de définir des cas d&#8217;usage pour avancer dans le process. L&#8217;autre point tient dans le support des profils incoporés dans les images bitmap qui sont converties en sRGB, comme défini dans la spécification, mais qui n&#8217;est pas optimal en terme de conservation des aperçus.</p>
<p>Autre sujet délicat, la gestion de la surimpression à l&#8217;intérieur d&#8217;Inkscape. A l&#8217;heure actuelle, seul Scribus supporte cette fonctionnalité. Le problème spécifique d&#8217;Inkscape tient non seulement dans la recommandation SVG mais dans le fait que l&#8217;</p>
<p>export est produit par l&#8217;intermédiaire de Cairo qui est seulement RVB. Un grand nombre d&#8217;utilisateur d&#8217;Inkscape (par exemples de studios de cinéma) trouvent cette problèmatique inutile et il s&#8217;agit aussi d&#8217;évaleur le besoin réel de tels développements.</p>
<p>Les documents produits par <a title="Centre de formation en logiciels libres pour graphistes" href="http://activdesign.eu">activDesign</a> servent d&#8217;exemple : un vert géré en couleur produit chez le même imprimeur mais en papier différent  un résultat différent. Le problème reste donc que toute la chaine de production doit adapter sa production à la démarche au risque de faire perdre tous les bénéfices de ces efforts.</p>
<h2>Adaptative UI</h2>
<p>1. Faut -il garder la fenêtre d&#8217;édition de dégradé. Inkscape a en effet introduit des années, l&#8217;édition du dégradé directement sur la page est-il utile de conserver une fenêtre primitive que peu de personnes utilisent encore ? Elle offre l&#8217;avantage de gérer précisément les stops. Actuellement Jon a travaillé sur un nouvel éditeur qui permette de mieux définir les dégradés et propose une période de test. Certains des cas d&#8217;usage sont sur le wiki Create et attendent des retours.</p>
<p>2. L&#8217;énervement que nous donne la nouvelle fonction d&#8217;import des images qui demande systématiquement si on incorpore ou non les images. Les habitués utiliseront souvent le même paramètre ce qui rend la fenêtre embarrasante. Quoi à propos d&#8217;une fonction de rassemblage comme dans les logiciels de PAO ? Avoir des chemins relatifs est simplement difficilement pour les hébergements communautaire comme deviantart qui ne peuvent agir sur les fichiers sans risque de les modifier profondément et ce qui détruit les capacités de téléchargement des images mises en partage.</p>
<p>3. Plus profondément, la possibilité de personnaliser son interface, la mémoriser si besoin. Inkscape intègre déjà la possibilité de tagger des tâches et les ressources. Il faut trouver la meilleure interface possible pour le rendre disponible.</p>
<h1>Sparkleshare (O. Kolas)</h1>
<p>Remplace dropbox basé sur git et mono. Logique client serveur avec des serveurs pour tous systèmes y compris iphone et android. Le serveur peut être github (gratuit) ou encore gnome.</p>
<p><a href="http://sparkleshare.org">sparkleshare.org, irc.gimpnet.org #sparkleshare<br />
</a></p>
<p>sur github, s&#8217;inscrire et ajouter une clé SSH. on crée alors un projet et on met le nom de dossier plus &#8220;sync&#8221; dans sparkleshare client.  Dans le bouton admin on ajoute les collaborateurs. Echange de fichier ensuite en drag-and-drop. Dès qu&#8217;on change une ressource dans ~/SparkleShare/ la synchronisation est auto à l&#8217;enregistrement. On a une liste de l&#8217;activité.</p>
<h2>Laidout (T. Lechner)</h2>
<p>Laidout intègre un outil qui permet de gérer l&#8217;imposition et les plis de manière visuelle par des glissés de souris. dans le même esprint un unwrapper permet de déplier des objets 3D (de Blender par exemle) pour produire l&#8217;éclaté qui va servir de base à l&#8217;imprimé. Dans laidout, on peut alors créer des pages au dessus d&#8217;une image et lier les deux et Laidout s&#8217;occupe du montage.</p>
<p>Xinput mieux intégrer de manière à pouvoir gérer plusieurs souris ou pad ce qui permet de simuler les sensations des écransd de téléphones portables multipoints pour la mise en page (déplacement, rotation, mise à l&#8217;échelle, retournement&#8230;).</p>
<h2>Instant VIPSMagic (N. Robidoux)</h2>
<p>wrapper de vips et devient le GUI de ImageMagick par le biais de nip2. Peut-être intéressant pour apprendre à utiliser imageMagick et chercher la bonne commande avant d&#8217;automatiser la tâche. VISPMagick généère une pile d&#8217;objets issus du toolkit qui sont autant de modifications empilées sur l&#8217;image avec un aperçu automatique de la pile à chaque changement.</p>
<p>nips2 can be found at : <a href="http://vips.ecs.soton.ac.uk">vips.ecs.soton.ac.uk</a>, <a href="http://libvips.blogspot.com">libvips.blogspot.com</a></p>
<h1>How to share (A. Vox)</h1>
<p>Howto (inputs, steps&#8230;) =/=knowledge (relations, weighting&#8230;) =/=information (bits and bytes)</p>
<p>le process est à mi-chemin entre les ressources, les outils et le produit. Mais la frontière entre produit ou ressources peut être tenue puisqu&#8217;un produit peut-être une ressource. Idem pour un outil.</p>
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		<title>Des logiciels pour l&#8217;afrique?</title>
		<link>http://creationlibre.org/fr/2010/10/30/des-logiciels-pour-lafrique/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 Oct 2010 01:13:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
				<category><![CDATA[FLOSS]]></category>
		<category><![CDATA[Scribus]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[calibre]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>

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		<description><![CDATA[Je reviens de quelques jours passés à présenter les logiciels libres à des éditeurs africains. J&#8217;ai été ravi s&#8217;y trouver un auditoire attentif et demandeur alors que le piratage semble leur poser peu de problèmes éthiques. En tout cas, scribus &#8230; <a href="http://creationlibre.org/fr/2010/10/30/des-logiciels-pour-lafrique/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch"></ul>
<p>Je reviens de quelques jours passés à présenter les logiciels libres à des éditeurs africains. J&#8217;ai été ravi s&#8217;y trouver un auditoire attentif et demandeur alors que le piratage semble leur poser peu de problèmes éthiques. En tout cas, scribus et calibre auront eu bonne place, et on peut espérer qu&#8217;ils soient prochainement utilisés pour les nouveaux manuels scolaires de ce continent.<br />
On attendra bien sur la suite, mais le fait que l&#8217;organisateur, à la base frileux aux logiciels libres, m&#8217;ai proposé de revenir me semble encourageant.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>INPI l&#8217;impie</title>
		<link>http://creationlibre.org/fr/2010/06/17/inpi-limpie/</link>
		<comments>http://creationlibre.org/fr/2010/06/17/inpi-limpie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 20:32:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cedric</dc:creator>
				<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[FLOSS]]></category>
		<category><![CDATA[contrfaçon]]></category>
		<category><![CDATA[GPL]]></category>
		<category><![CDATA[INPI]]></category>
		<category><![CDATA[libre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://creationlibre.org/fr/?p=189</guid>
		<description><![CDATA[Permettez moi de citer Newton : "Nous sommes des nains montés sur les épaules des géants" pour répondre à l'INPI qui accuse les logiciels libres d'être dans la cours de la contrefaçon. <a href="http://creationlibre.org/fr/2010/06/17/inpi-limpie/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul class="lang_switch"></ul>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">« notre partenaire principal, <strong>l’INPI, est farouchement opposé à ce que l’exposition donne la parole aux défenseurs du &#8220;libre&#8221;</strong>. Nous avons essayé de discuter et d’argumenter avec eux mais l’INPI reste intransigeant sur sa position. Nous sommes donc obligés, avec grand regret, de ne pas présenter votre parole que vous aviez, aimablement, accepté de rédiger et d’enregistrer. »</span></span></p>
<p><a href="http://www.transactiv-exe.org/spip.php?article141"><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">http://www.transactiv-exe.org/spip.php?article141</span></span></a></p>
<p><a href="depeche : http://linuxfr.org/2010/04/21/26765.html"><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">depeche : http://linuxfr.org/2010/04/21/26765.html</span></span></a></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">Voilà qui a fait du bruit à ce moment et voilà sur quoi nous aimerions revenir histoire d&#8217;entretenir un peu la discussion sur le sujet. Oublier trop vite comment les milieux culturels sont contrôlés par la logique économique qui les rend dépendant d&#8217;un monde qui n&#8217;a que faire de la différence et qui tend à étendre ses monopoles, voilà qui évidemment me semble plus que propice à la discussion sur les choix que notre société doit suivre. </span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">1. La réaction de l&#8217;INPI, dont le rôle est de protéger la liberté industrielle et non la liberté intellectuelle (qui elle est protégée de fait par la loi française), semble inadéquate et montre surtout en quoi les discussion relative aux droits d&#8217;auteurs ne sont plus des questions d&#8217;auteur mais des questions d&#8217;industries, dans lesquelles la grande majorité des auteurs ne se retrouveront certainement pas parce que n&#8217;étant pas rentables pour ces industries. Les oeuvres d&#8217;arts n&#8217;ont pas à être déclarées à l&#8217;INPI puisque selon le droit d&#8217;auteur article L111-1 (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069414&amp;idArticle=LEGIARTI000006278867&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid">légifrance</a>) est propriétaire de fait. L&#8217;INPI ne défend donc pas ce qu&#8217;il est sensé défendre et essaie certainement de se payer une part d&#8217;un gâteau qui n&#8217;existe pas encore.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">2. L&#8217;INPI ignore la partie morale du droit et n&#8217;applique qu&#8217;une vision patrimoniale ou fait dépendre la partie morale de la partie patrimoniale. Le logiciel libre n&#8217;a jamais refusé les auteurs (acceptation du droit moral) et n&#8217;a jamais interdit un logiciel d&#8217;être vendu (acceptation patrimoniale). Il impose seulement que ce droit ne soit pas exclusif mais partagée.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">3. La propriété industrielle se rend propriétaire d&#8217;une exposition à coup de billet, ce qui est intrinsèquement anti démocratique. C&#8217;est regrettable d&#8217;une grande institution comme la cité des sciences par ailleurs financée par l&#8217;état et qui devrait avoir un devoir d&#8217;exhaustivité, c&#8217;est aussi regrettable de la part de l&#8217;INPI qui oeuvre pour l&#8217;état dans la protection intellectuelle et qui ne semble pas tenir compte de l&#8217;aspect sociétal de sa démarche (L’INPI est un établissement public, entièrement autofinancé, placé sous la tutelle du ministère de l&#8217;Economie, de l&#8217;Industrie et de l&#8217;Emploi. : <a href="http://www.inpi.fr/fr/l-inpi/qui-sommes-nous.htm">http://www.inpi.fr/fr/l-inpi/qui-sommes-nous.htm</a>l)</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">4.  la place de l&#8217;INPI est remise en question par les pratiques du libre. L&#8217;INPI avant de défendre la propriété industrielle défend surtout sont propre marché, monopolistique</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;"><em>4.<a href="http://www.inpi.fr/fr/l-inpi/actualites/actualites/article/linpi-partenaire-de-lexposition-contrefacon-la-vraie-expo-qui-parle-du-faux-2629.html?tx_ttnews[backPid]=2565&amp;cHash=e97f9089ec"> inpi.fr</a> dit :&#8221;Cette exposition citoyenne met en exergue les enjeux de la protection de la propriété industrielle et les dangers liés à la contrefaçon.</em>&#8221; C&#8217;est partir du principe que le libre est de la contrefaçon. Il me semble qu&#8217;à maintes reprises le monde propriétaire a montré qu&#8217;il ne respectait lui-même pas les licences. Il aurait été plus intelligent de la part de l&#8217;INPI de prouver qu&#8217;elle pouvait éviter les amalgames : dommage pour SUN, IBM, Redhat et même Microsoft/Novell : qu&#8217;ils sachent qu&#8217;ils sont des auteurs potentiels de contrefaçon.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;"><em>5. </em>L&#8217;INPI repose sur un axe prioritaire erroné : &#8220;<em>Axe 1 : pour les utilisateurs potentiels, notamment les PME et les chercheurs, encourager le recours à la propriété industrielle afin de favoriser la croissance par l&#8217;innovation</em>.&#8221;(<a href="http://www.inpi.fr/fr/l-inpi/qui-sommes-nous/nos-objectifs-2009-2012.html">http://www.inpi.fr/fr/l-inpi/qui-sommes-nous/nos-objectifs-2009-2012.html</a>)</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">Etrange formule que &#8220;<em>le recours à la propriété industrielle</em>&#8221; pour &#8220;<em>favoriser</em>&#8221; &#8220;<em>l&#8217;innovation</em>&#8221; alors qu&#8217;on ne peut protéger que ce qu&#8217;on a déjà innover.  On peut aussi voir la propriété industrielle comme une tentative d&#8217;acquérir une rente (et d&#8217;en vivre) à partir d&#8217;une innovation déjà existente, au lieu de poursuivre des efforts d&#8217;innovations. On pourrait citer le cas du multitouch protéger par Apple aux Etats-Unis et qui empêche simplement les concurrents d&#8217;avancer dans ce sens, ce qui de fait permet à Apple de faire moins d&#8217;effort.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">6.  Et l&#8217;INPI va jusqu&#8217;à avoir une action répressive par voie légale (c&#8217;est à dire en bloquant des innovations éventuelles) &#8220;<em>Axe 4 : contribuer à l&#8217;amélioration de l&#8217;environnement juridique et institutionnel aux niveaux national, européen et international. Axe 5 : être un acteur central de la lutte contre la contrefaçon</em>&#8221; voir ce qu&#8217;il faut entendre par amélioration, comme on a pu parler de progrès. Pire, ces objectifs sont consignés par la ministre qui ignorent ainsi la valeur ajoutée que produit la pratique quotidienne : J&#8217;attend un économiste qui me fasse un calcul simple : quelle est la valeur ajoutée générées par les sociétés brevetées comparée à la valeur ajoutée globale à l&#8217;ensemble de l&#8217;activité économique et qu&#8217;elle est le pouvoir de ses valeurs ajoutées sur l&#8217;organisation du social <img src='http://creationlibre.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </span></span></p>
<p><a href="http://www.inpi.fr/fileadmin/mediatheque/pdf/Actualites/CP_Contrat_objectifs_INPI.pdf"><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">http://www.inpi.fr/fileadmin/mediatheque/pdf/Actualites/CP_Contrat_objectifs_INPI.pdf</span></span></a></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;"><em>c&#8217;est aussi intéressant de voir que dans le même temps : </em></span></span></p>
<p><a href="http://linuxfr.org/2010/04/21/26767.html"><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;"><em>http://linuxfr.org/2010/04/21/26767.html</em></span></span></a></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">7. Finalement, n&#8217;oublions pas que les enfants apprennent en copiant, avant tout Interdisons donc cette pratique qui ne fait que faire entrer l&#8217;humain, dès son plus jeune age, dans une logique de copie si néfaste qu&#8217;on se demande pourquoi elle est tant pratiquée.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">8. Les entreprises actuelles utilisent l&#8217;électricité qui utilisent des procédés créés par d&#8217;autres et utilisent l&#8217;alphabet pour déclarer leur brevet, lui aussi créés par d&#8217;autres. L&#8217;INPI devrait donc demander que chaque déclaration de brevet soit fait dans une langue unique. Ne pas le faire c&#8217;est oublié de reconnaître ce que l&#8217;on doit aux inventions du passé et du même cas, ce l&#8217;est attribué. J&#8217;incite l&#8217;INPI à demander les entreprises à devoir mettre à disposition la liste exhaustive et historique de tout ceux qui ont contribué à l&#8217;élaboration d&#8217;une dite invention et l&#8217;on verra qu&#8217;on a notre part dans chacune d&#8217;entre elle et que par conséquent je devrais être en droit de réclamer un droit partiel sur les produits brevetés.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">9. La position de l&#8217;INPI est obsolète à l&#8217;heure ou presque tous les grands industriels de la connaissance passent au libre (<a href="http://www.cisco.com/web/about/doing_business/tip/index.html">http://www.cisco.com/web/about/doing_business/tip/index.html</a>, Google <a href="http://google-opensource.blogspot.com/">http://google-opensource.blogspot.com/</a>) l&#8217;exemple le plus marquant étant certainement Android, Nokia (<a href="http://research.nokia.com/opensource, …">http://research.nokia.com/opensource, …</a>)</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">10. Ce qui compte, ce n&#8217;est pas la propriété, c&#8217;est l&#8217;échange. Et l&#8217;échange est justement une certaine forme de dislocation de la propriété ou plutôt simplement de propriétés diachroniques et partagées. Marcel Mauss avait déjà bien analysé ces faits et de nombreux autres. Actuellement de nombreux scientifiques penchent même sur le fait que la concurrence n&#8217;est pas la forme de relation la plus fréquente (loin de là) des mondes animaux et végétaux. Inutile donc de dire qu&#8217;il est naturelde se battre contre les autres et qu&#8217;il soit naturel que les grosses entreprises qui ont les moyens de payer des brevets à tour de bras s&#8217;en sorte mieux que les petites qui devront se saigner.<br />
</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">Nous sommes donc biens face à deux stratégies très différentes que l&#8217;on pourrait résumer dans la guerre que se livrent Google et Apple dans le domaine des OS mobile. Mais on voir bien à quel point la technique du monde propriétaire n&#8217;est pas d&#8217;agir par éclaircissement des esprits, par discussion, par développement d&#8217;arguments, mais bien par écartement, accaparement et développement de l&#8217;ignorance. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une maigre différence. les états pourront-ils accepter longtemps la volonté permanente des industries propriétaires de stupidifier les utilisateurs au risque de faire perdre à moyen ou long-terme toute l&#8217;intelligence, l&#8217;imagination signe de liberté et nécessairement d&#8217;effacement des limites imposés par des pensées dominantes qui cherchent à garder leurs rentes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times;"><span style="font-size: small;">La propriété intellectuelle a peur du libre alors que le libre n&#8217;est pas contre la propriété intellectuelle puisque les auteurs sont tous cités. Cette peur repose sur des bases erronées qu&#8217;il est dommage qu&#8217;un institut devant être à la pointe de détails juridique de ce genre justement pour mieux conseiller ces entreprise, dommage donc que ce genre de détail ne semble pas mettre la puce à l&#8217;oreille. Mais on aura compris que, comme Castoriadis l&#8217;avait énnoncé, l&#8217;institution finit par fonctionner pour elle-même et s&#8217;éloigne peu à peu des objets qui ont amené à sa création. Comme le rapelle la différenciation entre propriétaire et privateur, le problème n&#8217;est pas la propriété mais que cette propriété soit exclusive au détriment de liberté, même de la liberté d&#8217;innovation.<br />
</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times;">Permettez moi de citer Newton </span>: &#8220;Nous sommes des nains montés sur les  épaules des géants&#8221;</span></span></p>
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