Parlez votre langue, pas vos caractères !

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Texte écrit en alphabet Tifinagh par Cédric Gémy dans Scribus et Fontforge

Texte écrit en alphabet Tifinagh

Depuis que je voyage en Afrique pour introduire les logiciels libres de PAO (Scribus, Gimp, Inkscape) auprès des éditeurs locaux qui en semblent satisfaits, j’ai appris à m’intéresser de façon plus précise suite à des questions qui sont autant d’expérience que je n’ai pas personnellement. Parmi les choses fondamentales j’ai noté le besoin de perdre sa dépendance vis-à-vis des technologies (pas mal non, moi qui ne fait qu’en parler mais de fait comment fait on en absence d’électricité ou d’internet?) et les langues locales.

Pour le premier j’ai peu de pouvoir pour le second, il est possible d’y participer. Très tôt la question de prendre en compte dans Scribus des langues non latines a été mise à jour. A ce jour aucun logiciel de mise en page, même propriétaire, ne semble satisfaisant. Mon passage à Tunis en Novembre m’a montré que les graphistes locaux étaient peu satisfaits de la version Indesign pourtant sensée être adaptée à leurs besoins linguistiques.

Ce qui me fait actuellement réagir et écrire, c’est qu’une éditrice du Maroc me fasse part de ses livres écrits en tifinagh (berbère), qui ressemble à ça : ⵀⴻⵍⵍⵄ ⵡⵄⵔⵍⴷ. Intrigués par le temps qu’elle passe à faire ça, je me dis que je vais pousser quelques investigations. Heureusement Scribus et les autres logiciels le font bien. La langue a un alphabet étrange certes, mais la structure n’a rien a voir avec la complexité de l’arabe que seuls Libreoffice et Inkscape semblent bien supporter parmi nos outils de publication. Quel est donc son problème ? Qu’est-ce qui fait que ces éditeurs perdent un temps fou à simplement taper quelques lettres sur une page  ?

Mon premier réflex a donc était d’aller télécharger quelques polices dites faites pour ça dont l’éditrice m’a parlé, à vérifier la présence de la langue dans unicode et à installer une carte de clavier adaptée.

D’abord force est de constater que la diversité culturelle est particulièrement bien représentée dans le logiciel libre et c’est tant mieux. Une fois encore l’intérêt culturel est supérieur aux intérêts commerciaux et on voit bien que la logique de profit ne pousse pas toujours à l’innovation ou à conquérir les marchés, pour la simple raison que seuls les marchés solvables sont intéressants. Bref en cherchant rapidement sur des systèmes d’exploitation privateurs bien connus si les cartes claviers sont disponibles, il est évident que ces systèmes privent leur utilisateurs  d’un accès facilité à leur propre langue à moins qu’ils n’achètent une version spécifique (je n’ai pas vérifié sur ce point) ce qui pose des problèmes en terme d’universalité (nécessité à l’heure d’internet) et envie pose des problèmes en cas de multilinguisme (ce qui est le cas de nombreux pays de cette planète, je suis preneur de chiffres).
Sous Linux, la carte de clavier Maroc Tifinagh était directement accessible, dirai-je à côté de l’anglais et de l’arabe (si on ignore l’alphabétisme).

Ensuite, j’installe les polices téléchargées, et commence à vouloir écrire avec les dites polices et voilà que rien n’apparaît. A ma grande surprise et stupeur. Aussi vais-je dans la fenêtre des glyphes et vous bien la plage unicode Tifinagh, fièrement affichée dans la liste des blocs, mais voilà, elle est vide. Tous les caractères Tifinagh sont placés sur le bloc standard. je me dis que c’est quand même bête qu’un institution qui gère une langue réclame un bloc unicode, qu’elle l’obtient certainement après des dossiers et réunions longues et ennuyeuses, et que malgré cette effort et cette reconnaissance de la communauté informatique internationale, cette institution ait décidé de ne pas adapté ces polices à cette demande.

Tifinagh à l'aide de Déjà vu dans Scribus, parfaitement accessible, par Cédric Gémy

Bref, je comprend mieux que l’éditrice ait mis beaucoup de temps à écrire, sa fonte ne correspond pas à sa carte clavier. Wouah, faut aller le chercher. Mais, j’ai déjà rencontré ça dans d’autres contextes auprès d’éditeurs de manuels scolaires burkinabé, par exemple.

Bref, la solution est évidemment de trouver les fontes qui contiennent les caractères tifinagh. Comme j’ai des tonnes de fontes dans divers dossiers, je ne me vois pas les ouvrir une à une pour tester. Me voilà donc parti dans un petit script basé sur fontforge. J’en ai quelques unes dont des libres, comme Déjà Vu, et finalement peu de polices propriétaires. Mon pourcentage est de  0,3% de fontes couvrant la langue. Tout de même dommage.

J’invite les auteurs en tifinagh et autres langues mal représentées à engager des démarches auprès des équipes de typographe libres de manière à ce qu’elles soient bien couvertes, voire éventuellement de les financer. Cela forcera peut-être les entreprises du propriétaire à faire de même.

LGM 2011 Day 2

    Le matin est passé très vite, conditionné par notre présentation de FLOSS manuals francophone. Polissage, puis questions qui débordent.

    somme lineque : http://www.zachleat.com/bigtext/demo/ and join OFL

    Inkscape meeting

    présents : doctormon JonCruz, Elisa de Castro Guerra, Cédric Gémy (www.cgemy.com), Kai-Uwe Behrmann (oyranos.org), peter linell (Scribus), R. Lafuente (Shoebot), deviantart,

    Gestion des couleurs

    Documents ActivDesign

    Le même vert imprimé sur papier différent

    colord de la journée précédente a été évoqué mais cette solution est pour le moment repoussée. Rappelons qu’Inkscape supporte déjà le colormanagement. Le vrai soucis tient dans les exports pour gérer les tons directs qui ne

    sont pas encore implémentés dans le SVG même si cela avance, impression CMYKOG, metallic ou autre en particulier dans le refus des fabricant de nuancier de laisser incorporer leurs références dans nos logiciels. Besoin de définir des cas d’usage pour avancer dans le process. L’autre point tient dans le support des profils incoporés dans les images bitmap qui sont converties en sRGB, comme défini dans la spécification, mais qui n’est pas optimal en terme de conservation des aperçus.

    Autre sujet délicat, la gestion de la surimpression à l’intérieur d’Inkscape. A l’heure actuelle, seul Scribus supporte cette fonctionnalité. Le problème spécifique d’Inkscape tient non seulement dans la recommandation SVG mais dans le fait que l’

    export est produit par l’intermédiaire de Cairo qui est seulement RVB. Un grand nombre d’utilisateur d’Inkscape (par exemples de studios de cinéma) trouvent cette problèmatique inutile et il s’agit aussi d’évaleur le besoin réel de tels développements.

    Les documents produits par activDesign servent d’exemple : un vert géré en couleur produit chez le même imprimeur mais en papier différent un résultat différent. Le problème reste donc que toute la chaine de production doit adapter sa production à la démarche au risque de faire perdre tous les bénéfices de ces efforts.

    Adaptative UI

    1. Faut -il garder la fenêtre d’édition de dégradé. Inkscape a en effet introduit des années, l’édition du dégradé directement sur la page est-il utile de conserver une fenêtre primitive que peu de personnes utilisent encore ? Elle offre l’avantage de gérer précisément les stops. Actuellement Jon a travaillé sur un nouvel éditeur qui permette de mieux définir les dégradés et propose une période de test. Certains des cas d’usage sont sur le wiki Create et attendent des retours.

    2. L’énervement que nous donne la nouvelle fonction d’import des images qui demande systématiquement si on incorpore ou non les images. Les habitués utiliseront souvent le même paramètre ce qui rend la fenêtre embarrasante. Quoi à propos d’une fonction de rassemblage comme dans les logiciels de PAO ? Avoir des chemins relatifs est simplement difficilement pour les hébergements communautaire comme deviantart qui ne peuvent agir sur les fichiers sans risque de les modifier profondément et ce qui détruit les capacités de téléchargement des images mises en partage.

    3. Plus profondément, la possibilité de personnaliser son interface, la mémoriser si besoin. Inkscape intègre déjà la possibilité de tagger des tâches et les ressources. Il faut trouver la meilleure interface possible pour le rendre disponible.

    Sparkleshare (O. Kolas)

    Remplace dropbox basé sur git et mono. Logique client serveur avec des serveurs pour tous systèmes y compris iphone et android. Le serveur peut être github (gratuit) ou encore gnome.

    sparkleshare.org, irc.gimpnet.org #sparkleshare

    sur github, s’inscrire et ajouter une clé SSH. on crée alors un projet et on met le nom de dossier plus “sync” dans sparkleshare client. Dans le bouton admin on ajoute les collaborateurs. Echange de fichier ensuite en drag-and-drop. Dès qu’on change une ressource dans ~/SparkleShare/ la synchronisation est auto à l’enregistrement. On a une liste de l’activité.

    Laidout (T. Lechner)

    Laidout intègre un outil qui permet de gérer l’imposition et les plis de manière visuelle par des glissés de souris. dans le même esprint un unwrapper permet de déplier des objets 3D (de Blender par exemle) pour produire l’éclaté qui va servir de base à l’imprimé. Dans laidout, on peut alors créer des pages au dessus d’une image et lier les deux et Laidout s’occupe du montage.

    Xinput mieux intégrer de manière à pouvoir gérer plusieurs souris ou pad ce qui permet de simuler les sensations des écransd de téléphones portables multipoints pour la mise en page (déplacement, rotation, mise à l’échelle, retournement…).

    Instant VIPSMagic (N. Robidoux)

    wrapper de vips et devient le GUI de ImageMagick par le biais de nip2. Peut-être intéressant pour apprendre à utiliser imageMagick et chercher la bonne commande avant d’automatiser la tâche. VISPMagick généère une pile d’objets issus du toolkit qui sont autant de modifications empilées sur l’image avec un aperçu automatique de la pile à chaque changement.

    nips2 can be found at : vips.ecs.soton.ac.uk, libvips.blogspot.com

    How to share (A. Vox)

    Howto (inputs, steps…) =/=knowledge (relations, weighting…) =/=information (bits and bytes)

    le process est à mi-chemin entre les ressources, les outils et le produit. Mais la frontière entre produit ou ressources peut être tenue puisqu’un produit peut-être une ressource. Idem pour un outil.

    Des logiciels pour l’afrique?

      Je reviens de quelques jours passés à présenter les logiciels libres à des éditeurs africains. J’ai été ravi s’y trouver un auditoire attentif et demandeur alors que le piratage semble leur poser peu de problèmes éthiques. En tout cas, scribus et calibre auront eu bonne place, et on peut espérer qu’ils soient prochainement utilisés pour les nouveaux manuels scolaires de ce continent.
      On attendra bien sur la suite, mais le fait que l’organisateur, à la base frileux aux logiciels libres, m’ai proposé de revenir me semble encourageant.

      INPI l’impie

        « notre partenaire principal, l’INPI, est farouchement opposé à ce que l’exposition donne la parole aux défenseurs du “libre”. Nous avons essayé de discuter et d’argumenter avec eux mais l’INPI reste intransigeant sur sa position. Nous sommes donc obligés, avec grand regret, de ne pas présenter votre parole que vous aviez, aimablement, accepté de rédiger et d’enregistrer. »

        http://www.transactiv-exe.org/spip.php?article141

        depeche : http://linuxfr.org/2010/04/21/26765.html

        Voilà qui a fait du bruit à ce moment et voilà sur quoi nous aimerions revenir histoire d’entretenir un peu la discussion sur le sujet. Oublier trop vite comment les milieux culturels sont contrôlés par la logique économique qui les rend dépendant d’un monde qui n’a que faire de la différence et qui tend à étendre ses monopoles, voilà qui évidemment me semble plus que propice à la discussion sur les choix que notre société doit suivre.

        1. La réaction de l’INPI, dont le rôle est de protéger la liberté industrielle et non la liberté intellectuelle (qui elle est protégée de fait par la loi française), semble inadéquate et montre surtout en quoi les discussion relative aux droits d’auteurs ne sont plus des questions d’auteur mais des questions d’industries, dans lesquelles la grande majorité des auteurs ne se retrouveront certainement pas parce que n’étant pas rentables pour ces industries. Les oeuvres d’arts n’ont pas à être déclarées à l’INPI puisque selon le droit d’auteur article L111-1 (légifrance) est propriétaire de fait. L’INPI ne défend donc pas ce qu’il est sensé défendre et essaie certainement de se payer une part d’un gâteau qui n’existe pas encore.

        2. L’INPI ignore la partie morale du droit et n’applique qu’une vision patrimoniale ou fait dépendre la partie morale de la partie patrimoniale. Le logiciel libre n’a jamais refusé les auteurs (acceptation du droit moral) et n’a jamais interdit un logiciel d’être vendu (acceptation patrimoniale). Il impose seulement que ce droit ne soit pas exclusif mais partagée.

        3. La propriété industrielle se rend propriétaire d’une exposition à coup de billet, ce qui est intrinsèquement anti démocratique. C’est regrettable d’une grande institution comme la cité des sciences par ailleurs financée par l’état et qui devrait avoir un devoir d’exhaustivité, c’est aussi regrettable de la part de l’INPI qui oeuvre pour l’état dans la protection intellectuelle et qui ne semble pas tenir compte de l’aspect sociétal de sa démarche (L’INPI est un établissement public, entièrement autofinancé, placé sous la tutelle du ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. : http://www.inpi.fr/fr/l-inpi/qui-sommes-nous.html)

        4. la place de l’INPI est remise en question par les pratiques du libre. L’INPI avant de défendre la propriété industrielle défend surtout sont propre marché, monopolistique

        4. inpi.fr dit :”Cette exposition citoyenne met en exergue les enjeux de la protection de la propriété industrielle et les dangers liés à la contrefaçon.” C’est partir du principe que le libre est de la contrefaçon. Il me semble qu’à maintes reprises le monde propriétaire a montré qu’il ne respectait lui-même pas les licences. Il aurait été plus intelligent de la part de l’INPI de prouver qu’elle pouvait éviter les amalgames : dommage pour SUN, IBM, Redhat et même Microsoft/Novell : qu’ils sachent qu’ils sont des auteurs potentiels de contrefaçon.

        5. L’INPI repose sur un axe prioritaire erroné : “Axe 1 : pour les utilisateurs potentiels, notamment les PME et les chercheurs, encourager le recours à la propriété industrielle afin de favoriser la croissance par l’innovation.”(http://www.inpi.fr/fr/l-inpi/qui-sommes-nous/nos-objectifs-2009-2012.html)

        Etrange formule que “le recours à la propriété industrielle” pour “favoriser” “l’innovation” alors qu’on ne peut protéger que ce qu’on a déjà innover. On peut aussi voir la propriété industrielle comme une tentative d’acquérir une rente (et d’en vivre) à partir d’une innovation déjà existente, au lieu de poursuivre des efforts d’innovations. On pourrait citer le cas du multitouch protéger par Apple aux Etats-Unis et qui empêche simplement les concurrents d’avancer dans ce sens, ce qui de fait permet à Apple de faire moins d’effort.

        6. Et l’INPI va jusqu’à avoir une action répressive par voie légale (c’est à dire en bloquant des innovations éventuelles) “Axe 4 : contribuer à l’amélioration de l’environnement juridique et institutionnel aux niveaux national, européen et international. Axe 5 : être un acteur central de la lutte contre la contrefaçon” voir ce qu’il faut entendre par amélioration, comme on a pu parler de progrès. Pire, ces objectifs sont consignés par la ministre qui ignorent ainsi la valeur ajoutée que produit la pratique quotidienne : J’attend un économiste qui me fasse un calcul simple : quelle est la valeur ajoutée générées par les sociétés brevetées comparée à la valeur ajoutée globale à l’ensemble de l’activité économique et qu’elle est le pouvoir de ses valeurs ajoutées sur l’organisation du social :)

        http://www.inpi.fr/fileadmin/mediatheque/pdf/Actualites/CP_Contrat_objectifs_INPI.pdf

        c’est aussi intéressant de voir que dans le même temps :

        http://linuxfr.org/2010/04/21/26767.html

        7. Finalement, n’oublions pas que les enfants apprennent en copiant, avant tout Interdisons donc cette pratique qui ne fait que faire entrer l’humain, dès son plus jeune age, dans une logique de copie si néfaste qu’on se demande pourquoi elle est tant pratiquée.

        8. Les entreprises actuelles utilisent l’électricité qui utilisent des procédés créés par d’autres et utilisent l’alphabet pour déclarer leur brevet, lui aussi créés par d’autres. L’INPI devrait donc demander que chaque déclaration de brevet soit fait dans une langue unique. Ne pas le faire c’est oublié de reconnaître ce que l’on doit aux inventions du passé et du même cas, ce l’est attribué. J’incite l’INPI à demander les entreprises à devoir mettre à disposition la liste exhaustive et historique de tout ceux qui ont contribué à l’élaboration d’une dite invention et l’on verra qu’on a notre part dans chacune d’entre elle et que par conséquent je devrais être en droit de réclamer un droit partiel sur les produits brevetés.

        9. La position de l’INPI est obsolète à l’heure ou presque tous les grands industriels de la connaissance passent au libre (http://www.cisco.com/web/about/doing_business/tip/index.html, Google http://google-opensource.blogspot.com/) l’exemple le plus marquant étant certainement Android, Nokia (http://research.nokia.com/opensource, …)

        10. Ce qui compte, ce n’est pas la propriété, c’est l’échange. Et l’échange est justement une certaine forme de dislocation de la propriété ou plutôt simplement de propriétés diachroniques et partagées. Marcel Mauss avait déjà bien analysé ces faits et de nombreux autres. Actuellement de nombreux scientifiques penchent même sur le fait que la concurrence n’est pas la forme de relation la plus fréquente (loin de là) des mondes animaux et végétaux. Inutile donc de dire qu’il est naturelde se battre contre les autres et qu’il soit naturel que les grosses entreprises qui ont les moyens de payer des brevets à tour de bras s’en sorte mieux que les petites qui devront se saigner.

        Nous sommes donc biens face à deux stratégies très différentes que l’on pourrait résumer dans la guerre que se livrent Google et Apple dans le domaine des OS mobile. Mais on voir bien à quel point la technique du monde propriétaire n’est pas d’agir par éclaircissement des esprits, par discussion, par développement d’arguments, mais bien par écartement, accaparement et développement de l’ignorance. Il ne s’agit pas d’une maigre différence. les états pourront-ils accepter longtemps la volonté permanente des industries propriétaires de stupidifier les utilisateurs au risque de faire perdre à moyen ou long-terme toute l’intelligence, l’imagination signe de liberté et nécessairement d’effacement des limites imposés par des pensées dominantes qui cherchent à garder leurs rentes.

        La propriété intellectuelle a peur du libre alors que le libre n’est pas contre la propriété intellectuelle puisque les auteurs sont tous cités. Cette peur repose sur des bases erronées qu’il est dommage qu’un institut devant être à la pointe de détails juridique de ce genre justement pour mieux conseiller ces entreprise, dommage donc que ce genre de détail ne semble pas mettre la puce à l’oreille. Mais on aura compris que, comme Castoriadis l’avait énnoncé, l’institution finit par fonctionner pour elle-même et s’éloigne peu à peu des objets qui ont amené à sa création. Comme le rapelle la différenciation entre propriétaire et privateur, le problème n’est pas la propriété mais que cette propriété soit exclusive au détriment de liberté, même de la liberté d’innovation.

        Permettez moi de citer Newton : “Nous sommes des nains montés sur les épaules des géants”

        LGM 2010 day 1

        • Anglais

        A new year begins at LGM and many exciting are planned.

        Extending Python for speed

        Martin Renolds, mypaint developer
        - 80% pyton
        - 20% C++

        What python for ?

        python nice to compact code

        • good for GUI
        • tiles
        • motion event (graphic tablets)

        but drawback

        • pixel manipulation
        • low-level algorithm

        SWIG

        SWIG probably the best tool for extending python
        h2defs.py =>C and pygtk
        SIP=> C++, Pyqt
        but complex issue with SWIG => Use Python/C API, support that SWIG too

        Other tools

        Oprofile analyses the systems to check for execution times

        debugging with gdb
        gdc /usr/bin/python
        run program.py

        code samples

        http://github.com/martinxyz/python

        start new project extend pythin, not embed python

        A Fully GEGLed Gimp UI

        Peter Sikking

        GEGL :

        • all the inside code of Gimp
        • completely changed last years
        • is now integrated into Gimp

        What kind of UI for integrate GEGL into Gimp ?

        graph based editing : NO because that’s visual programming

        need on focus on activity : image and its result : not the process
        but Layer needs operations : so we could have a manipulation dialog (colorise, curve…)
        => Non destructive editing
        as we have layer
        - visibility, we can have operation visibility
        - reorder layer => reorder operations
        => ther won’t be no adjustment layer, which is an abuse (“the hack of the 90s”)

        the purpose is to not force the user to the constraint to use one workflow model

        Only users decide to create layers

        • no pasted layers (paste will be an operation of the layers which it is pasted to)
        • no auto text layers
        • no adjustment layers

        May question on this is will there be any sharable masks so that you can edit on one and it updated the similar if meant to ?
        that would be great
        because anyone is not comfortable with layers

        other interesting workaround

        Paint with anything (noise, effect…)
        operation (adjustments) with anything
        clone will be paste as clone
        => so pasting and painting operation will become central (and as operators they will be dynamic)

        Nathive

        • image editing
        • nathive.org
        • python + GTK

        Based on plugins

        Without plugins, it is empty except

        • tool options window
        • swatch bar
        • inside python interpretor

        I was doing with Alessandro a workshop about Scribus scripting for graphical tasks so and the meeting-people schedule is being to be charged ;) Join as soon as you can !

        LibreGraphicsMeeting : campagne de don

          Comme tous les ans, le libregraphicsmeeting va avoir lieu. Comme tous les ans, l’équipe fait appel aux dons pour participer aux trajets des développeurs venant de loin. Cette année, le LGM aura lieu à Bruxelles. Les années précédentes, il a permis de véritable avancée car il est chaque année l’occasion de discussion entre développeurs qui en profitent pour mettre en place des projets ou prennent connaissance d’autres projets intéressants dont ils n’avaient pas connaissance. Il y a 3 ans, le tiff avec clip-path permettant un meilleur échange dans les images prépresses; il y a 2 ans, Phatch et FontMatrix faisaient leur entrée. L’an dernier a été lieu de nombreux peauffinage, pour Gimp par exemple. Cette année s’annonce merveilleuse encore. Si vous avez quelques pièces jaunes de côté, ça peut aussi servir à ça.

          Click here to lend your support to: Libre Graphics Meeting 2010 and make a donation at www.pledgie.com !

          Grabuge dans la chaumière

            La pression augmentant peu à peu sur les éditeurs de produits propriétaires, les amis de trente ans commencent à se taper dessus. De son côté Adobe évolue à coût de rachats et d’utilisation d’algorithmes libres (diverses licences) alors qu’Apple doit de plus en plus faire face à la montée des Androidophone et voit la fin d’une sorte de position de pionnier pointer le bout de son nez.
            Apple après avoir été le premier gros client d’Adobe dès la fondation de l’entreprise ou presque, Apple qui a permis d’imposer les postscript et autres, qui a fait qu’Adobe s’est imposé dans les produits graphiques. Et Apple qui a bénéficié de cette manne pour s’introduire sur des marchés jusqu’alors peu informatisé et valoriser son image graphique et facile d’accès. Et bien cette union semble battre de l’aile. Steve Jobs en accusant Google de vampiriser le marché tente de ressortir la carte David contre Goliath qu’il a déjà joué contre Microsoft. En accusant Adobe de fainéantise, il tente de faire reposer sur d’autres les petits défauts pointés sur ces produits phares. Dans tous les cas, cela est le signe de l’importance croissante des produits portables (ipod et iphone) dans la stratégie Apple au point d’accepter de remettre en cause la stratégie d’alliance informatique. Adobe semble loin de cette stratégie avec uen gamme de produit toujours plus complète et complexe exigeant des ressources toujours plus importantes et d’un niveau de difficulté croissant alors même que de nombreux utilisateurs sembleraient se satisfaire de Photoshop 7, Illustrator 10 et Indesign CS et que les nouveautés CS4 crient leur inspiration de produits libres (liquid rescale, transparence des couleurs et dégradés sur canevas, vérificateurs…).
            l’avenir dira quelle stratégie est payante, peut-être les deux, mais à l’heure où les logiciels libres comme Gimp, Inkscape et Scribus sont de plsu en plus demandés voilà un coup de pied ans la fourmilière qui pourrait faire bouger les choses dans un sens ou dans l’autre.

            http://www.wired.com/epicenter/2010/01/googles-dont-be-evil-mantra-is-bullshit-adobe-is-lazy-apples-steve-jobs/