Google, l’auteur absolu

    Malgré tous les efforts réalisés par de nombreuses communautés pour dénoncer les clauses abusives de certains services en ligne et malgré le discours toujours plus grandissant sur la propriété intellectuelle et le droit à l’image, il semble cependant que la réalité prenne une autre direction.

    En exemple encore les modifications apportées récemment aux conditions générales google que nous ferons suite à notre article publié il y a déjà presque 2 ans.

    Google analyse les contenus

    Alors que tout le monde s’offusque des pratiques de la NSA ou des renseignements généraux, Google inclus, il se pourrait bien que Google ait compris que cette indignation ne soit que de façade.  En effet, la licence mentionne maintenant clairement :

    Nos systèmes automatisés analysent vos contenus (y compris les e-mails)

    Brefs, si vous pensiez que Google ne pouvez pas tout lire et que vous pouviez dormir sur vos deux oreilles, vous voilà mal à l’aise. En effet, pour preuve, les charges matérielles de Google pour l’achat de serveurs sont toujours plus importantes, dans l’objectif bien sûr d’avoir de la marge de stockage mais aussi de la puissance d’analyse. Les investissements dans des produits domestiques comme robots ou même si cela fait rire, des détecteurs de fumée, en sont un autre exemple. J’ai comme l’impression qu’un loi passera bientôt obligeant chaque particulier à avoir un détecteur de fumée chez lui et que Google se proposera d’équiper gratuitement ou à peu de frais tous les appartements avec la clause : “tout ce que vous direz peut être utilisé contre vous” parce que les détecteurs de fumée seront évidemment équipés de détecteurs sonores et autres systémes de captures de l’environnement et seront tous en réseaux, vosu savez, les objets connectés, la domotique, le truc qui vous permet de fermez vos volets de votre travail, pour être sûr que le soleil d’hiver n’abîme pas vos meuble.

    Google posséde vos contenus autant que vous

    L’autre point habituel concerne donc la propriété. En France, toute personne est propriétaire de fait du contenu qu’elle produit. Ainsi, lorsque vous gribouillez un dessin sur une nappe de restaurant, vous en êtes immédiatement l’auteur officiel. Ce droit s’applique pour tout ce qui est faisable avec votre création. Rappelons que partant de là, les contenus sur le web ne sont pas réutilisables à moins que le site ne le mentionne expressément. Et pourtant Google vous oblige à lui céder vos droits sur vos créations :

    Lorsque vous importez, soumettez, stockez, envoyez ou recevez des contenus à ou à travers de nos Services, vous accordez à Google (et à toute personne travaillant avec Google) une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification, de création d’œuvres dérivées (des traductions, des adaptations ou d’autres modifications destinées à améliorer le fonctionnement de vos contenus par le biais de nos Services), de communication, de publication, de représentation publique, d’affichage public ou de distribution publique desdits contenus. Les droits que vous accordez dans le cadre de cette licence sont limités à l’exploitation, la promotion ou à l’amélioration de nos Services, ou au développement de nouveaux Services.

    Ainsi, si vous êtes poètes et que vous envoyez votre merveilleux roman par votre compte gmail, google devient propriétaire de votre roman. Bref, la poste, à côté, c’est mignonnet. Vive le bon vieux papiers. Si vous vous dites que vous allez utilisez un autre services, ne vous inquiétez pas ils font tous ça, pour rappel la licence windows 8.

    Quoi qu’il en soit, comparons à ce que Google nous offre :

    Google vous concède, à titre gratuit, une licence personnelle, non-cessible, non-exclusive et pour le monde entier, d’utilisation du logiciel qui vous est fourni par Google dans le cadre des Services. Cette licence est exclusivement destinée à vous permettre d’utiliser et de bénéficier des Services fournis par Google, dans le respect des présentes Conditions d’Utilisation. Vous n’êtes pas autorisé à copier, modifier, distribuer, vendre ou louer une partie ou la totalité de nos Services ou des logiciels qui en font partie

    Cela me semble peu équitable? pas vous. Et la petite cerise :

    L’utilisation de logiciels Open Source est importante pour nous. Certains des logiciels utilisés par nos Services peuvent être proposés sous une licence Open Source que nous mettrons à votre disposition

    Logiciels libres qui justement défendent corps et âmes ma protection de la vie privée. Bref, on aime on utilise mais on ne pense pas comme eux.

    Le pire : les utilisations professionelles

    De nombreuses entreprises utilisent les services de google : gmail, gdocs. C’est purement aberrant: comment écrire des brevets en utilisant des outils dont la licence stipule que l’auteur du logiciel sera propriétaire du contenu. Comment écrire sa belle stratégie commerciale alors que Google est à l’écoute ?

    Mais enfin, parce que cela est facile à utiliser me dira-t-on. Certainement, Mais je n’ai jamais pensé qu’un clic à gauche était plus simple qu’un clic à droite, ou nous n’avons pas la même notion de la simplicité. Ce qui m’inquiète plus concerne la clause de non garantie :

    SAUF TEL QU’EXPRESSÉMENT PRÉVU PAR LES PRÉSENTES CONDITIONS D’UTILISATION OU DES CONDITIONS D’UTILISATION ADDITIONNELLES, NI GOOGLE, NI SES FOURNISSEURS OU DISTRIBUTEURS, NE FONT AUCUNE PROMESSE SPÉCIFIQUE CONCERNANT LES SERVICES. PAR EXEMPLE, NOUS NE NOUS ENGAGEONS AUCUNEMENT CONCERNANT LE CONTENU DES SERVICES, LES FONCTIONNALITÉS SPÉCIFIQUES DISPONIBLES PAR LE BIAIS DES SERVICES, LEUR FIABILITÉ, LEUR DISPONIBILITÉ OU LEUR ADÉQUATION À RÉPONDRE À VOS BESOINS. NOUS FOURNISSONS NOS SERVICES « EN L’ÉTAT ».

    Bref, votre dossier de dépot de brevet que vous avez envoyé à vos collègue peut par magie disparaître après envoi sans que vous ne puissiez rien faire. Mais faisons confiance à Google. D’ailleurs, vous n’aurez même pas le droit de portée plainte, ce qui est logique dans un pays démocratique.

    DANS LES LIMITES PERMISES PAR LA LOI, GOOGLE, SES FOURNISSEURS ET DISTRIBUTEURS, DÉCLINENT TOUTE RESPONSABILITÉ POUR LES PERTES DE BÉNÉFICES, DE REVENUS OU DE DONNÉES, OU LES DOMMAGES ET INTÉRÊTS INDIRECTS, SPÉCIAUX, CONSÉCUTIFS, EXEMPLAIRES OU PUNITIFS.

    enfin à la Microsoft,

    dégager de toute responsabilité Google, ses sociétés affiliées, ses agents et ses salariés et les garantir contre toute réclamation, poursuite ou action en justice

    La conclusion : la liberté contre la facilité

    Dans ces licences, il n’est pas un paragraphe favorable à l’utilisateur. Tout est tourné au bénéfice de l’entreprise. Rappelons cependant quelques simples faits :

    • un compte mail sécurisé chez un prestataire peut couter moins de 10 euros pas ans : combien cela vous couterait-il si vous deviez envoyer tout cela par la poste ?
    • des serveurs d’envoi courrier libres existent et sont installables facilement : ils permettent en grande partie de ce passer de ce genre de services malveillants.

    Enfin, il me semble important de garder des priorités saines dans nos usages. L’informatique et Internet doivent rester des outils compatibles avec l’idée que nous nous faisons de la liberté. Google nous vend, comme les médias que s’exprimer c’est être libre et que les dictatures privent les personnes de paroles. Certes. Mais la liberté ne saurait s’arrêter là. L’expression est une valeur nécessaire à la liberté mais ne saurait y être réduite, car la liberté va aussi avec justice et égalité lorsqu’elle est comprise dans un cadre social : la liberté de l’un s’arrête là où celle de l’autre commence, sachant que les deux ont les mêmes droits.

    Apprendre Scribus et désapprendre Indesign

      Une ancienne stagiaire que j’avais formée à Scribus et revenue vers mois suite à une formation complète en PAO. Les enseignants ne juraient évidemment que par Indesign et n’ont rien voulus savoir. Pour ne pas manquer son examen, elle a donc du travailler pendant des mois avec les logiciels Adobe et finalement pris de nouvelles qui ont presque failli lui faire croire que Indesign était meilleur.

      Apprendre sans tout oublier

      En fait, les logiciels Adobe sont de bons logiciels, il n’y a rien à redire là-dessus. Mais on peut aussi rappelé qu’un grand nombre de leurs fonctionnalités sont extraites de logiciels libres. Dans ces cas, il n’y a que la partie intégration et ergonomie à traiter. Je me rappelle par exemple comment le vérificateur automatique est apparu après que nous l’ayons intégré dans Scribus ou la définition de la compression pas image… Donc les innovations vont dans les deux sens. Ce qui tue Scribus c’est la lenteur du rythme des publications (une fois tous les 3 ans plutôt qu’une fois tous les 18 mois).

      Le vrai problème à l’utilisation du logiciel vient plutôt des habitudes de travail. Vous vivez chacun ce que tout le monde vit : quant on est habitué à un outil, c’est difficile d’en changer. En prenant mon cas, je suis tellement habitué à Scribus et autres que j’aurai à l’inverse beaucoup de mal à revenir à la suite Adobe. Je pense que c’est là l’essentiel.  C’est pareil dans l’autre sens : si vous êtes habitué à Indesign, vous aurez des difficultés à changer pour autre chose. Certaines des personnes ont un jour peut-être téléchargé Scribus, essayé pendant une heure puis ce sont dit qu’ils ne s’y retrouvaient pas. Mais c’est oublier qu’il faut des mois pour apprendre un logiciel et aussi oublier le côté personnalisable des outils libres et qui en reste leur force.

      Petits rappels sur Scribus

      Suite à ces remarques sur ces nouvelles habitudes de travail, mon ancienne stagiaire me fait remarquer qu’il y a des fonctions qu’elle ne trouve pas dans Scribus. Imaginant naïvement que d’autres personnes se poseront les mêmes questions, voici les retours :

      Je ne trouve pas le réglage des césures

      Définir dans les préférences ou réglages du documents dans la rubrique Césures
      Déclencher dans Extra>Effectuer les césures

      Je ne vois pas les styles d’objet

      il n’y a pas de styles d’objets en tant que tel dans Scribus, mais la baguette magique permet de recopier les propriétés d’un objet sur un autre.

      Je suis infichue de trouver où on entre un profil d’imprimeur

      Dans Scribus, c’est pourtant très simple : dans la barre d’état en bas à droite sur l’icone ressemblant à un écran et qui fera apparaître le menu configurer le CMS.

      Il me manque le panneau liens

      La notion de panneau ne fait pas partie des concepts ergonomique de Scribus. C’est un choix explicite des développeurs et là-dessus je suis d’accord avec eux. Personnellement je déteste ces dizaines de fenêtres qui envahissent l’écran comme dans Indesign. Cela va si vous avez un 24 pouces, mais sur un écran plus c’est impossible à gérer. Personnellement encore, je suis souvent en déplacement et doit donc travailler avec des écrans plus petits :(

      La solution ici est d’utiliser le menu Extra>Gestion des images. Il fait la même chose avec une ergonomie différente

      le panneau effets

      Il n’y en a pas : les transparences se gèrent au niveau des couleurs . Elles sont améliorées dans la future version. Il n’y a pas d’ombre portée dans la 1.4 qui ne sont aussi pour l’instant disponible que dans la version 1.5 comme beaucoup d’autres choses. Personnellement, je travaille toujours en version de développement pour bénéficier des nouvelles fonctionnalités et profiter de tous les développements, même ceux qui ne sont pas au final intégrés dans la version publique et qui peuvent pourtant m’intéresser.

      Les repères commenté, et d’autres trucs.

      Il n’y a pas de repères commentés dans Scribus, mais des repères magnétiques (menu page) et des repères magnétiques automatiques selon les formes environnantes (à venir dans la 1.5) qui correspondent je pense à l’intérêt du repère commenté dans ID.

      L’avenir de Scribus

      Rappelons que Scribus est développé uniquement par des bénévoles, entre 2 et 10 selon les périodes. Et je trouve qu’au regard du temps humain passé dessus, le résultat est bien meilleur que les dizaines de milliers d’heures passées sur les logiciels Adobe. Personnellement, Scribus me suffit en général largement : il y a bien des fois où je me dis que ce serait bien d’avoir ça où ça, sans savoir d’ailleurs si les autres le font. Mais si c’était le logiciel qui faisait tout pour moi, que me resterait il comme travail :)

      Scribus aussi évolue, lentement mais évolue. La prochaine version va venir avec des trucs incroyables donc je garde le secret pour certains mais parlons par exemple de l’import en natif de fichiers publisher, idml (indesign) ou pdf avec possibilité de les modifier.

      Oui chacun des logiciels suit des logiques qui lui sont propres. Comparer les logiciels fonction par fonction et menu par menu n’est pas la meilleure approche. Il faut les comparer aux besoins que nous en avons.

      Privons les entreprises de nos vies privées libres

        Comme moi, vous avez peut-être remarqué comment ce week-end du 9 février 2014, un message de Google informait les internautes d’une condamnation de l’entreprise. Cette condamnation, si elle n’est pas injustifiée pose cependant des questions.

        Montrer du doigt

        La condamnation à 150 000 euros d’amende fait sourire s’il est mis en relation avec les bénéfices relatifs que l’entreprise à pu tirer des détournements d’informations pour laquelle elle est accusée. Cependant, le fait qu’elle ait pour obligation d’afficher cette information sur son site me questionne beaucoup plus.
        Trouverait-on normal qu’un accusé de vol ou autre doive se promener dans la rue avec un panneau indiquant la raison de sa condamnation. Pas sûr. La CNIL demande en quelque sorte à Google de sensibiliser ses clients à ses propres pratiques commerciales pourtant relativement bien expliquées dans des conditions d’utilisations que chaque utilisateur de produit Google doit accepter pour tout utilisation.

        Win_8_donnees_privees

        Finalement, Google n’est pas le seul alors pourquoi s’en prendre uniquement à lui ?

        Priver de droit

        Google ne prive pas les utilisateurs de leurs droits, juste qu’ils exploitent l’ignorance ou la fainéantise de ceux-ci. Chacun doit alors balayer devant sa porte. Il me semble qu’il y a bien pire par exemple dans le fait que Windows mentionne explicitement qu’un utilisateur se prive du droit de toute action collective en justice. Comment l’État français peut-il accepter qu’une entreprise prenne la place de de la réprésentation démocratique et de la justice. Cette clause devrait purement et simplement être supprimé et Windows 8 interdit tant qu’il n’est pas compatible avec la loi française qui autorise chaque citoyen à faire valoir ses droits.

        Win_8_renoncement_droits

        Je ne suis pas juriste, mais je trouve vraiment étonnant qu’une entreprise me demande de renoncer à mes droits. Je me demande même comment un État dit démocratique accepte que cela puisse exister sur son territoire. De mon point de vue, cette seule close devrait aboutir à une simple interdiction de windows 8 d’être vendue en France puisque sa licence n’est apparemment pas compatible avec le droit français, en tout cas pas avec l’esprit des lois qui sont justement là pour donner de la force à ceux qui en ont le moins.

        Enseigner l’informatique

        Le vrai problème git donc dans la licence d’utilisation qui est le contrat liant l’entreprise à ses utilisateurs. On objectera que ces contrats sont longs, techniques et qu’il est difficile d’en comprendre les implications et que de plus ils sont différents à chaque fois. C’est parfois le cas, mais pas toujours. Il me semble qu’il s’agit d’un problème d’éducation général : ne voir dans l’informatique que la consommation d’outils ou de services ne permet de comprendre les implications. En faisant de chacun des créateurs de l’informatique dès que l’âge le permet, les utilisateurs gagneraient en compréhension, en compétences et en force de sensibilisation et de réaction. En ayant fait le choix de la consommation (ou de la sensibilisation qui est juste une forme critique de la consommation), le système éducatif prive les jeunes de maîtriser leur environnement qui est de plus en plus technique au point qu’ils ne souhaitent même plus savoir comment cela s’impose à eux.

        Connaître l’informatique évite d’être dépendant des discours des techniciens informatiques, en se mettant à leur niveau comme la sensibilisation politique doit faire de tout citoyen des participants démocratiques éclairés. Sans cet effort, le risque est que la dictature vienne de nos instruments et que nous envahissants peu à peu, ils nous coincent progressivement dans des positions dominées.

        Une solution simple : les logiciels libres

        Nous sommes restés sur notre échec de LOGO alors que tout a évolué autour. Il existe portant des exemples dans d’autres pays qui ont pris d’autres voies. Il est difficile pour moi de dire si leur pratique a globalement mieux fonctionné. Nous pouvons cependant d’emblée rappeler qu’il existe des solutions alternatives à presque tous les produits commerciaux qui baffouent les libertés de utilisateurs et que ces alternatives se nomment logiciels libres :

        • Ceux-ci sont en général de quelques licences d’utilisation majoritaires (GPL, BSD, MIT, Apache), il n’y a donc pas à lire la licence pour chaque logiciels
        • Les conditions sont claires : en général, le logiciel est fourni sans garanti, mais l’utilisateurs garde tous les droits sur ces données, mais aussi sur le logiciel lui-même
        • Les logiciels sont en général le résultat de groupes (d’individus, d’associations ou d’entreprises) ce qui garantit leur qualité et pérennité à long terme et leur neutralité
        • Enfin, preuve de leur qualité, beaucoup de logiciels privateurs (soyons brefs en disant commerciaux) reposent sur des logiciels libres (il suffit de regarder les mentions de produits Adobe, pourtant chantre de de la privatisation des données avec des serveurs DRM, pour voir la quantité de produits libres d’une licence ou d’une autre qu’ils réutilisent, produits qui justement refusent les DRM…).

        Rien n’est facile, finalement. La CNIL essaie de se donner de la visibilité en tapant ici et là, mais ce n’est pas la solution absolue. C’est tout l’écosystème qu’il faut améliorer pour éviter toute les dérives.

        LGM 2014 Leipzig

          Cette année, le Libregraphicsmeeting se déroulera à Leipzig du 2 au 5 avril. Le programme est actuellement en cours d’élaboration mais il s’annonce une fois encore intéressant.

          C’est la première fois que l’événement aura lieu en Allemagne et s’avérera plus que jamais être le lieu de rencontre entre les créateurs et les développeurs.

          Tous les utilisateurs de logiciels créatifs libres sont invités à participer. Si le déplacement n’est pas possible pour vous à cette période,  un autre moyen de participer à l’événement et de faire un petit don pour aider aux prises en charge.

          Click here to lend your support to:  Libre Graphics Meeting 2014 and make a donation at pledgie.com !

          Windows est-il récupérable ?

            J’utilise rarement windows parce que c’est un système que je trouve trop peu performant et qui ne correspond pas à ma vision. J’utilise aussi peu les macs parce que ce n’est qu’un Linux bloqué. J’ai un mac à la maison qui reste à vieillir tranquillement. Tout mes PCs ont gardé leur windows en double boot, “au cas où”.

            Dans quel cas utilisez vous windows ?

            Le “cas où” se présente finalement régulièrement, à chaque session d’exam, pour une session habituelle de correction de copie d’étudiant. J’en parle ici chaque année et je reviendrai cette année sur les déboires, mais pour le moment parlons léger.

            En janvier, j’avais déjà eu ce besoin. J’allume un ordinateur. Ah, mode récupération. J’annule. Je recommence, ah mode récupération. Bon, je recommence, et cette fois je valide la récupération. Ca mouline. Du coup, comme j’ai 5 ordi dans ma salle de formation, je me dis que j’ai bien fait d’être prévoyant et qu’il ne faut jamais faire confiance à l’informatique : je lance mes autres ordis, qui un à un font la même chose. Bon j’ai compris que je n’ai rien compris et que tout cela me dépasse. Au bout d’au moins 2 heures, mais ça finit par redémarrer. Je peux enfin travailler.
            Mais entre temps, ça m’a viré mon GRUB et donc j’ai plus d’autres moyens que de démarrer sous windows,, le supplice. Donc je me paie encore 2 bonnes heures de téléchargement d’une image disque debian pour l’utiliser en mode récupération et simplement remettre mon grub. Ça, on sait faire à la maison.

            Toujours le même problème

            En mai, c’est-à-dire hier, même problème. cette fois, j’ai des souvenirs de vieux windows 95 avec un mode sans échec et je me dis pourquoi ne pas tenter ça. Bah, c’est pas mieux. Ordinateur qui mouline pendant des heures. La remise des notes est pour le lendemain, et je n’aurai plus qu’à tirer les notes des étudiants aux cartes (je me suis créé un jeu rien que pour ça, je vous le montrerai un jour :) ). Donc à chaque fois, pendant que certains vont voter ou manifester contre Notre-dame-des-Landes ou le mariage universel, voilà que je les regarde par la fenêtre, en patiemment qu’elle s’ouvre !


            Plusieurs choses :
            - soit windows ne peut pas me sentir et je ne devrai pas insisté
            - soit je m’y prend mal quand j’appuie sur le bouton d’allumage et ça le vexe
            - soit windows est vraiment un système pourri, pas productif ni fiable et faut vraiment arrêter de s’entêter à l’utiliser.

            J’attend que vous fassiez comme moi, passer à Linux, ou que vous m’expliquiez comment ça peut marcher chez vous.

            Livres électroniques et format de fichier Epub

              En informatique, les choses passent, même les écrits. Depuis 20 ans, on nous promet de lire sur le web, et ce qui va avec, la mort du livre papier, qui lui reste. Il avait déjà été “attaqué” par l’immédiateté et la disponibilité de la radio et de la télé, puis par l’interactivité du web. mais cela n’a pas encore suffit.  Comme les industriels de la musique, les éditeurs ont du mal à faire des choix stratégiques dans ce sens, et pourtant les choses bougent.

              Les choses bougent, parce que l’immobilisme de certains ne paie pas face au volontarisme des autres. Que peuvent nos éditeurs traditionnels face à la volonté, d’Apple, Amazon ou Google de développer des plateformes intégrées de vente de livre électronique. pas grand chose. Les éditeurs ont bien chacun essayé de développer leur plateforme, mais avec un succès mitigé. Qui connait ici le nom de la plateforme de vente en ligne de livre électronique des Editions Eyrolles ? Je suis auteur chez eux et j’aurai moi-même du mal à vous le dire. D’un autre côté, le département Ebook de Gallimard s’oriente vers des solutions uniques et rien de standard ce qui rend les livres chers et peu portables même si la valeur créative est indéniable. Bref, faire les choses dans son coin ne marche plus, surtout lorsque l’on est pas maître de tous les éléments.

              Les pions bougent : Accord de ventes avec Amazon… et adhésion à l’idpf (développant le format epub) sont les dernières en date. Les deux étant d’ailleurs en partie contractoires, mais qui leur en voudra de ne pas mettre leurs oeufs dans le même panier. Pour les auteurs, le choix d’Amazon va permettre de pouvoir enfin espérer profiter de vente de livres électroniques. Pour les lecteurs, il va être plus simple de trouver les livres (mais c’est dommage d’avoir une plate-forme unique) et surtout grâce à epub, fini le casse-tête de savoir si le livre sera lisible sur l’ordinateur, la tablette ou le mobile.

              Epub est un format standardisé, poussé par de gros travailleurs du web dont Adobe, Google, rejoins plus récemment par les éditeurs. Epub repose sur des normes reconnues et déjà éprouvées que sont le HTML et le CSS empaqueté dans un format spécial pour l’occasion.  Bref, il existe déjà de nombreux outils pour afficher le contenu d’un epub puisque potentiellement tout navigateur web devrait pouvoir le faire, et autant pour créer des fichiers. mais les choses ne sont pas si simples que ça, bien sûr. dans le cas du epub, comme dans le cas du HTML, le rendu peut varier selon les navigateurs, il y a des problèmes de protection du contenu (pour ceux qui souhaiterait, évidemment), et du côté de l’édition, si vous avez déjà tenté de faire un site web, vous avez du remarqué les difficultés en allant dans les détails. D’où le développement d’un marché de professionnels visant à mettre à disposition des moyens de distributions de livres, à modifier les logiciels de mise en page ou autre (Scribus, Sigil, Calibre…), et de formation pour avoir un contrôle parfait sur le sujet et le résultat. Flossmanuals et la plateforme Booki exporte déjà les contributions des auteurs au format epub de façon automatisée.

              Bref tout n’est pas rose, mais une direction est donnée, comme le Postscript et le PDF avait donné une direction à l’impression ces 30 dernières années. Tout cela va donc encore certainement évoluer, mais l’adoption du HTML5 et du scripting ouvre des voies considérables pour le livre électronique.

              LibreGraphicsMeeting, Vienne

                Texte encourageant affiché au metalab, vienne

                Texte encourageant affiché au metalab, vienne

                Le LibreGraphicsMeeting 2012 à Vienne vient de se terminer. L’année a encore été très riche. Elle a en particulier été le lieu de rencontres encore plus forte puisque l’événement prenait part au sein de LinuxWochen.
                On notera entre autre :
                - la sortie de Gimp 2.8 dont la compilation finale s’est faite sous mes yeux. j’ai eu le plaisir de voir mitch vider sa joie et réclamer du champagne alors qu’il ne boit plus que du Club-mate.
                - le renforcement de l’équipe de l’interface utilisateur de Scribus nommée ui-IV-iu. Une nouvelle répartition des tâches s’est faite dans le but de faire avancer plus vite le projet pour la sortie de la 1.6. Certains membres, alessandro, Cédric ont même mis la main au code. Enfin, on notera la présence pour la première fois de Cezary, développeur polonais et d’africains dont un membre de l’Association francophone des graphistes libres.
                Cette année, le programme a été marqué par une moins grande quantité de conférence, mais une plus grande présence d’ateliers permettant de réels échanges. Ricardo et Ana ont tenu un atelier sur les fontes couleur et ont mentionnés utiliser le livre de Flossmanuals francophone écrit sur le sujet en novembre dernier au sein de l’école de design et graphisme libre activdesign.
                Impossible de résumer 4 jours aussi intense en si peux de lignes. Mais nous attendons avec impatience la prochaine édition qui devrait se dérouler à madrid, au mediaLab prado.

                De l’intégrité

                  J’ai mis plusieurs jours à me décider mais je ne peux rester sans rien dire à ce dont j’ai été temoin il y a quelque jours. Oh, ça n’arien à voir avec les sujets habituels de ce site et fera peut-être chuter le page rank et augmenter les commentaires désagérables :) . Mais bon, là je n’essaierai pas d’être agréable non plus alors c’est de bonne guerre. En tout cas, j’essaierai d’être bref.
                  Présent dans une univeristé de la banlieue parisienne pour former des doctorants à la cartographie avec Inscape, j’ai du comme chacun le midi, aller chercher un endroit pour me trouver mon sandwich quotidien. On me conseille de prendre une direction et je m’exécute. Beau temps, oiseaux chanteurs et gens heureux (peut-être seulement d’être enfin sortis d’un cours). Tout le monde va dans le même sens, ou presque et on avance à peu près tous au même rythme. De jolies créatures sillonent le chemin et un groupe de mec qui avancent à côté de moi s’en émeut.
                  Enfin, un mot sort du lot, un certain “Salope!”. Je crois venir d’où cela vient, le gars se retourne vers une fille qui est à 10 mètre devant moi. Le genre de fille bien sur elle, pas ostentatoire qui est du genre à mettre du baume au coeur pour la journée rien qu’à avoir un sourire. Mais là j’ai pas le sourire puisque je marche derrière et suis encore ému de cette découverte. Une petite pensée pour elle, et je me dis, “quel connard!”. Et puis à peine eu le temps de me dire ça, un autre. C’est tellement pas possible que ça doit être le même mec. Et ben non. En à peine 100 mètres, la pauvre fille a essuyer au mois 5 remarques du genre. Sur le coup je me demande comment elle fait pour supporter ça et si ces mecs ont pensé à leur mère, de ce qu’elle en penserait ou de ce qu’elle aurait pu subir du genre.
                  Dommage non ? Surtout ça ne semble pas les gêner : ils disent ça suffisamment fort pour que la pauvre et les autres autour entendent. On en reste tellement coi qu’on ne sait pas comment s’y prendre. On se dit que si on intervient ce sera peut-être pire, mais est-ce bien sûr ? Et peut-on intervenir pour une personne qui n’a rien demander, ce qui ne ferait dans ce cas que montrer sa fragilité ?

                  Bizarrement, moi qui vient de la campagne non civilisée, on m’a étrangement appris qu’on ne parlait pas comme ça au gens et je me souviens même d’avoir dit à mon fils une fois : “Ne critique jamais ce que tu aimes ou ce qui t’attires, c’est une façon de te renier toi-même et de t’empêcher d’avoir ce que tu veux”. L’intégrité, le fait d’être entier dans ce qu’on fait et dans ce qu’on veut. Ne pas contredire ses actes et assumer autant qu’on peut. Pas toujours facile évidemment. Bref ces mecs devait être deçus de passer inaperçus aux yeux de la belle temporairement “salope” et ont pris le parti de l’invectiver plutôt que d’admettre leur défaite avant même d’avoir essayer le moindre mot gentil, bouquet de fleur ou je ne sais quoi qui doit paraître ringard à leurs yeux.
                  Je ne vais pas polémiquer sur l’emplacement géographique, mais franchement à presque 40 ans, j’ai découvert quelque chose que je savais possible mais de le vivre est autre chose. C’est comme gravir l’Everest (enfin presque). Il y a des mots qui font advenir des réalités, c’est bien connu (cf. Austin). Quand on dit à quelqu’un qu’on l’aime etc… Ici la pauvre n’a pas été modifiée à mes yeux dans le sens de ce langage, mais elle a induit temporairement une sorte de questionnement et de méfiance à son égard avant de me rendre compte qu’elle n’était certainement pas du tout en cause. Reste la violence des mots. Ça fout un choc. Surtout dans un lieu comme l’université où on est normallement pour apprendre le respect des différences et des apparences. En rentrant à la maison, on est deux à table. Moi et mon Autre. Je la regarde discrétement et me dis : “et elle combien de fois elle a du subir ça” ?

                  SAWS : Scribus Adds White Spaces

                    Dans un précédent workshop, l’objectif de créer des mises en page basé sur l’utilisation non conventionnelle de blanc m’a amené à me demander comment Scribus agissait avec les espaces présents dans un texte. Le texte choisi en groupe était un dérivé de Shakespeare sur l’importance du sel, comparé à l’amour paternel.

                    Scribus action on whites

                    ici les blancs générés par Scribus, uniquement

                    Le procédé a évolué de l’utilisation du texte simple à la création d’une fonte géométrique simple permettant de révéler les espaces, à la fois en tant que caractère mais aussi en tant que résultat du résultat d’interprétation du logiciel, suivant des paramètres modifiés ici et là. Le résultat est parfois étonnant et peut être trouvé ici : http://www.cgemy.com/public/Scribus_whiteSpaceAction.pdf

                    <SCRIBUSELEMUTF8 XP=”-51″ YP=”-163.310000000001″ W=”697″ H=”1025.75″ COUNT=”1″ Version=”1.5.0.svn” previewData=”iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAADIAAAAyCAYAAAAeP4ixAAAABHNCSVQICAgIfAhkiAAAAAlwSFlzAAAOxAAADsQBlSsOGwAADRdJREFUaIG1mk2MZOdVhp/3fHWruqr6Z/p3xh57HDu24/woBieyYQNCgQgJhAhiwS6wgAUIBAs2SEFCYhUELBArdkgsEqKsiEQEwihBCRDj/BAlJE6UOBnHnmnP9KR7urqr7v3Oy+LWeGyihJ8pvk3f1i3duk9/53znPe/psr+3+9H18eT90+n4odPZ2Sd53TrY2/nAdDy5cnp29mUg+f5LB7u7P78+mdx/enb2jf96c39n573T6fh3Z7Ozj+3v7v7xdH39+mw2e+Vgb+e3NyfTxdpkwmw2u/0Dnv/frjKZTG8Lnge9d2M0+te19fVHd3Z2bh0fH3fT8fhDRu2F7e1/G41GlzY2ms1pM74yHY8fOT0/f+Xi7u6PjcbjbjKZ3D9omm+n84+2xpPPbK6tjU/Oz0+2t7e3NieTH5b0/mL+ZDSZPBTy5Zr+9MZ4/IzRuwgeQR7NZmdfuheQwZ0Ly6Naym+F/eD87Ow54IOWXgWeWZyf/3pIF7OWEcFHJT5wsLf312k3g9Bvyvx5t1j8Qoh5Rb/h0Aj4tabo94D3GH9Z6dMbN29+bX9v54OllL9x1l+RdAt82/bpvUAAxOuuXxZsG54Alg/2F2S/ScEV407WADDoJOGfkJ8U+WFLPyKptbiK8vOIMf0HL2N9A+tGmU4PgVbWh+z6buAZ2wNbN6G8skoQAISPLJ8tfz1B+pTgJaFieUThfuQ1Mt8s6ygdD2HPAWQtSL0o66h/Ft8G7uuZ4OL29juQfxW4KDCSCX8x7GfuFURAA7TLn1y6dOmC7dm1a9dOgeaBBx4YbF69Wq/t7u5FxDFAadvdwfr69bZto8xma985ObkJlO3t7WkT8TOOvHl4ePS3b4PhS1tb042NjfOrV6+eARwcHFy8fv36jYODgytt297YODqKk7W1jaPz82/dK8xK197e3rv+p5/d2travm9394krVw4eudfv1Z2Li7u7P2F4vD9lA0hMhMCOVEmrUmS5kBARBQDXMBGApUwoFtRUmoqRkkiTgcCUNDUA5MgvHB4efepeId4Asr+7+2HCTwpBtSxMqInMNpEQiWkEKaQqR9iNxbGIdffPCmEZGpljxDihCAqWhKsVC2UNpAq66YhfPjw8/Ny9gryW7ArA2H3Zc3/Dna2CVAKKkA3FMJIlIlKpazanwguZc6EzmxPQ1zFNwACEoE1pbvvbKtwGnznzuVVAwOvrSNKFMEpbUhIGRaiWzFxYsbAIzBp4hjQnvYl4UPYxMAQnSUo0lhqZ76T7P4rtLoIzFOPMmGPPo3C0Cog3gEj5YhL7WAg3IbdZUzWQiLnhExgiylKrJJb6VBIETDLizHeUTNqmjzcBLoU+/BJgjDSL9PMrB7HjzdgPSchoCDKhgXExVpinHZplZrfMokZWC6QB41BWjAYCWRoYinDYtNTaCRpCswTCpkqfAP5upSAACAMWnmMT5tD2pwg95aKDcIYJY3/X4l8UfobUhTsnhvvCZ+QbpJ9DervsA8mgeDWlz2O/K/AF5DDyKiDeAKL+RdSfMGBRLF02/BLG2MMkTmRXS3th/7SRLA3CWd2/LZFZHDpAvE82KTlQY7EWmfc7NEjrvCx3clXrtVPLcgta2G5Tukowl3wm6cTiRMlN4TNgLnGW4pt9anihoirbAV+sIrEL8r+rcCvE7cQ3MXMiTmVejHAadcjdqkDuhpZIZNtqBTtYC/fSZShFm7jDniAUcsrxQOKumGMnoz4s8+GIuGG8KesSrgnuBmjNcuvQgPQaZhF9vflBPc7/at0VjQ6oqD+KdIYYkh6GXMgsgSchXw25dcVkVaSB3JI9JhkL1l1zU5nOzOtUbIcsTiu+rS4FrEGoSktBsJr12o5EptwLErCHRp0iomamApCMfcmUIZFFCJu0ohEOS65mJjECHOIBS0WQabWSxg6qyZCdSMpMff9X+z+CVGkR4QXGpCR8ijyTtGE8JBEqReSZiSRzEtKfpmKMZFFR51u2L9D4mt1cl/3WsBvgtCqmKK3EkUk2SBp+duUgIQ2wmz5qjdHCyc0Ib+AY2ClBa2MibxAa2/wO9k07p0I4wMSpqhuoJ6CHalBkDsPdqC8pQS3YFcLtI8A/rBREmUpJAAFp50agd2SqC2xFVGCAvFbNWrEtAHvLQYNdEQPSoZCNRqTnQq1NA5FIoCxKVctOfW9jd88gFJBlyQaOwroMQYEG2ULfSvJBOWqRVcTXUlhRTqPmW5GNIAcBzpPA25YsuYnQQubLljMpD0d4goEoqy+ICQW5YAF5YKKTLcJkUoJ6JaFEeEHKFV+yaOm6y0gBEEmRarE1ApYiAGd1IeLhcDZQR4my/5puZTtyV8anBsIFu2DdwPXjlsdY00BDxFB9zHzF8vOgi648KHEf+JOIVxMGJm469CxoDWtiMwJGgberWccUiSJclmbGakFgqZXCxt5HPI0COb0sjEc4JeudgX408Qz4e5kO9IvYb5P9JUjZ+Z6Azv09kEoaKfQVS3MnOJeOxP8DiDHYgfqo2IE8r9Zc4RZpLlTBXdoRilD4sVQ8F86ZFHOLdxquxvI9hSvkyxITYIv0W4Q3pVyXNDa8e39//4dWAXK3juDjIG6TSRah1Bx7Q1K4ZlFhx33LO8ISTotYt+tWhm7beVpQY/NwqjfcZBYQW0keLtNoDWuekChrECeoqysFKWHRV+g7unQNE8ILRchpkDqZAAsEYSslE0fC+2kP+52DkA5TuiTn3AQBsjjH3AZNZUD67PXrR/dklX4PiDM274hCRd++U5GLGqVl0+A873NIg76bCOHEyg1ZIWHkkobEBwHDDA2jGgOJSsgNYrhsDSbAancEQGGMTEqQIUmZjgzPydgFNm114CrjxLWIWxBjUbO3jwRKZK9XIaVbS9ugFLziZBzCvcpamfh9A4hR9KU9TQTV1rnkLaXWDN8V2ViRvYLMKOmSoYvC6t0eV9uzkIbGEagCAbptScITg73s4Ly6wv46rWV3mWoBEXKgU5yvWHrcqGBjxXngZ4G3JHFfBsjI8m3BP2LemkFH+oneeHBFlGV+gZhReFbJ02ntYLcrByGo6uMWy0rK1BEXbT6t4ADzqOyBk/c4MGZNckERmKnxT0r6nJRJH2AYHQsdUKyo9aUqrou4TPGmqp2xulJyN9lxn6O9m4ltSV6TeVKpksJIC8mfS9o/EM0fqk/66q7+pSLelMHjkQHSZ6Q8jOQvOvnPMHbEidLnGpQPOvPnwI8FWr0dhKIqnSlFoGLnwGgN9VaHrVa2spTHMB8Jc5wlUpkDDeL3lcyBAVLYnpjAzp8VCkODfYNSOtfur8LcylIyMl9cOYjTUwVrRQ4nslDg7o4gtAlHbChzDMgldshsDJL7YwoztHyqkJ0JEsZDo5nEprLaYpSiwdUZum/lICg62x2uIgpKADVG8z6j3YDOsSMwZG0IzUhei3QNfOqqTLtI0Rob5UxZHKa3leUWaYCjlXP1yS57Dm4hlPagQDUchfgSfVcUknHwkCmX5XSmosik6IDnlBoLvkuEQ3kh029fGgGqWp64lOz7Q0vosb29vcdfffXVr64MBPpC3Tsj6sCReD2qn1L0IwOnilEZOIc1QmGXVAwiM1Lx43a2gpRrTTvDEehOkGmRcpZMZ5EiXRN9oxk2V+8V4o0gwTrV60iSKUYlpAG4ybRV3OHosDODIZmnljrVPM/QmjIXkiKlsewqxSDxQEQDXpjlYQBnfadAxRkvv/zybKUgTrroC5iW2jaxu5BnSEP3R1cNkdWaEZwVnJYGgggxWKbBwqIfdInWri2oQToOVDPUSISium8LVrNe76JkKqp6I1shITFDfMupQcDbXYoyuyghG24l+ZFCvK+zLoGOFcwDbbuvhvOkHolygcxhhF6wnaG8ko6pkYNYPYjtVrjtc9DGlvudeEy4Mb7l7J539rM35DEqj1b7BeGXUJzY9I5VL3WJKAugEJSEKfhUjhtBTirMUvnPKwfpOzqs3oo3MqKekXFA78xP5Xy3FKUPochB+rBDWxKBTe8LE06FZJnshPb7OUpWrK46XyqhjbBt6XDlIAHr2NPXNkQ6SgYPlPCdIUY12g567eLMq514SqKYCAnbrv38xv9hc0WJiOVAMtUaj0O8GTsJQbKygnh3rGC3VrTCnaVW0maRb1d0mvY87FZStWgNA8TDkj5m6wXjI+AQ+6bMscyWoAM6mU5JBM6B4uM2Ryl1WF2Eh/v7++srBYliS2CFLXA6M0F2logOxSzSHelrglbB3OYJ2dshqsiiopGkIeY7QGMoFZfEpPhmtX8KaUuiH8vZl4CLqwC5myPWMkfo/0tEku1iOezsnBpaagLuq5mEpMD7FgOSmiKiZuu+NXsUuQqQWNhBmMcstSYHTrVyNh6UFw6vH359pSBKvqrwRhIKJeCpYR79nB0rFbAO6qJ3d0uiYCk9wnYqRraPSij7U0q3ZN9pCm3sSCYZPrEhM19YBQTAfwKPBZPlmpylPAAAAABJRU5ErkJggg==”>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”Once upon a time there was a king who had three daughters. Because they were good and beautiful he loved them all sincerely. He did not know which one he should appoint as queen.”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”As his birthday approached he summoned his daughters and said to them, &quot;My dear children, I love all three of you sincerely, and for a long time have not known which one of you I should name to be the heir to my throne. But I have now decided that the one of you shall become queen who brings to me a birthday present that is most necessary in human life. Go and make your plans accordingly and with utmost diligence.&quot;”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”The old king’s birthday arrived, and the two oldest daughters brought him presents that were very necessary, but at the same time extremely expensive. However, the youngest daughter brought him nothing more than a little pile of salt in a decorated container. When the king saw her present he became very angry, and he drove his daughter out of the castle, forbidding her ever again to let herself be seen by him.”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”With deep sorrow the rejected daughter went out into the unknown world, comforted only by her faith in her own good sense. After walking a good while she came to an inn. There she found a female innkeeper who thoroughly understood cooking. She entered an apprenticeship with her and soon exceeded even the innkeeper in the art of cooking.”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”News spread far and wide of the excellent cook in this inn, and everyone who came this way and who still had a few kreuzers left in his pocket stopped to be served a roast or something even more elegant.”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”The king heard of the cook’s reputation, and he hired her as court cook. Now it came to pass that the oldest princess was getting married, and the famous cook was assigned the preparation of the wedding feast, with no expenses to be spared.”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”Thus on the wedding day one elegant dish after the other was served until the table almost cracked. Everything was excellently prepared, and everyone praised the cook. Finally the king’s favorite dish arrived. Quickly taking a spoon he tasted it. &quot;This has not been salted!&quot; he cried out angrily. &quot;Have the cook brought before me!&quot;”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”They quickly ran for the cook, who entered the hall undaunted.”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”&quot;Why did you forget to salt my favorite dish, you careless girl?&quot; snapped the king at her.”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”The cook answered, &quot;You drove away your youngest daughter because she thought that salt was so necessary. Perhaps you can now see that your child was not so wrong.&quot;”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”When the king heard these words he recognized his daughter, begged her for forgiveness, asked her to be seated at his side, and accepted her once again as his dear child. Then the wedding became doubly joyful.”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”The king lived happily with his children for many years thereafter.”/>
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                    <ITEXT FONTSIZE=”21.1″ SCALEH=”101.2″ CH=”    Source: Ignaz and Joseph Zingerle, &quot;Notwendigkeit des Salzes,&quot; Kinder- und Hausmärchen (Innsbruck: Verlag der Wagner’schen Buchhandlung, 1852), no. 31, pp. 189-91.”/>
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                    Qui sont les pirates du droit d’auteur ?

                      On fustige les pirates, les jeunes ou tous ceux qui sont sensés tuer la vie culturelle et qui en sont pourtant les plus gros consommateurs, voire producteurs puisque les musiciens que je connais sont les premiers à télécharger des musiques, et les vidéastes, les premiers à télécharger les films. Ils en sont simplement boulimique. Et pourtant rien n’empêche certaines personnes de vouloir tuer la poule dans l’oeuf et de vouloir développer, sans le dire, un droit d’auteur à deux vitesses, dont le rythme législatif actuel est certainement l’arme la plus dangereuse et efficace qui laisse peu de temps aux adversaires et groupes d’opposition pour organiser leur offre.

                      Propriétaire de fait !

                      C’est ainsi que la loi française décrit le droit d’auteur. Chacun est propriétaire de fait et les droits de chacun des auteurs individuels s’expriment sous plusieurs formes parfaitement identifiées (droit de diffusion, de représentation, de réserve, de repentir…). Le droit identifie aussi parfaitement la répartition des droits sur les oeuvres collectives ou de collaboration. Chacun est sensé respecter ce droit, et le gouvernement français demande aux étudiants d’être au courant de ce droit par les modules A1 et A2 du Certificat Informatique et Internet. Nul n’est sensé ignoré la loi, alors on l’enseigne (ce qui est une bonne chose), chacun agit donc en connaissance de cause. Mais alors comment tolérer les outre-passements de la loi, ces contournements ou alors les clauses d’exclusivité diverses. Un petit exemple :

                      Certains de nos Services vous permettent de soumettre des contenus.
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                       dans le cadre de cette licence sont limités à l’exploitation, la
                      promotion ou à l’amélioration de nos Services, ou au développement de
                      nouveaux Services

                      On remarquera qu’on affirme la préservation du droit d’auteur mais qu’en même temps on donne le droit à l’exploitation du contenu sans restriction (ou presque) dans le plus pur non respect de ces droits. Le but n’est pas ici de cracher sur Google (connu que Google ne crash pas, lui), d’une certaine façon tous les éditeurs que j’ai rencontré font un peu pareil.

                      A l’inverse, on trouve ces mentions :

                      Vous n’êtes pas autorisé à copier, modifier, distribuer, vendre ou louer
                       une partie ou la totalité de nos Services ou des logiciels qui en font
                      partie.

                      Bravo la réciprocité : je t’aime moi non plus :)

                      Vive la paraphrase !

                      Continuons sur notre lancée, puisque c’est dès l’enfance qu’on prépare cela. A l’école on dit aussi aux enfants que ce n’est pas bien de copier sur son voisin. On leur demande aussi de faire preuve d’initiative et de ne pas faire de copier-coller ou de reprise de Wikipédia, mais de parcourir diverses sources et de trouver de nouvelles idées, qui viennent d’eux (au moins).

                      Il semblerait ainsi que les adultes aussi respectables soient-ils ne s’appliquent pas toujours ces règles à eux-mêmes. Que penser de ce billet de Sony visant à contourner le droit en faisant de la paraphrase (ce qui comme chacun sait n’est pas vraiment de la copie) ? Ce n’est pas la première fois que Sony agit ainsi. On l’avait déjà vu bafouer le droit de la Fondation Blender concernant des films libres publiés et d’autres cas encore (VLC…)

                      Finalement reparaphrasons toutes les oeuvres. C’est d’ailleurs un exercice de style fort intéressant auquel des auteurs se sont déjà collés (Queneau en particulier), mais voilà bien que Sony nous montre la porte de sortie. Puisque seule l’oeuvre réalisée est protégée et en l’état, et non les idées, qui appartiennent à tous, alors paraphrasons ! Cela sera un exercice très amusant, risque au passage de faire perdre le gout du style ou du détail, ou au contraire de le révéler. Qui sait ?

                      Comme vu en commentaire sur linuxfr :

                      En gros:
                       - SONY: droit de piratage pour gagner de l'argent
                       - SONY: lutte contre le pirate pour gagner encore plus d'argent

                      L’ambition de tout ceux qui veulent renforcer la dite propriété intellectuelle serait de protéger l’innovation et la création en développant ces restrictions du public à leur profit alors justement que les industriels et entreprises de contenu sont les premières à les bafouer, à bien plus grande échelle. Rien d’anormal, apparemment, puisque les enjeux sont du côté des entreprises, non de l’utilisateur (mais pardon, l’utilisateur aussi a ses propres enjeux !).

                      On dira le règne de la gratuité et les gens ne veulent plus payer !!

                      Allons donc prendre les choses autrement. Est-ils normal de payer pour du contenu tombé dans le domaine public (livres, musiques, partitions, BNF qui peut d’ailleurs monnayer les documents dont elle est dépositaire). En France tout éditeur a cette obligation de dépôt à la Bibliothèque Nationale qui doit ainsi jouer un rôle de préservation du patrimoine culturel, en assurer l’accessibilité à tous de façon équitable (sauf évidemment contrainte spécifique de document rare et fragile). S’il y a impression de livres ou musique et diffusion, évidemment que cela peut se monnayer, mais pourquoi faire perdurer ce système comme base de l’ensemble s’il est un frein au développement culturel et à la reconnaissance des auteurs dont l’oeuvre est tombée dans le domaine public. et qu’il pourrait à l’inverse prendre le statut d’exception. N’aurait-ce pas en plus l’avantage d’inciter à renouer avec les bases et évolutions historiques des cultures pour mieux preparer des avenirs ?

                      DANS LES LIMITES PERMISES PAR LA LOI, GOOGLE, SES FOURNISSEURS ET
                      DISTRIBUTEURS, DÉCLINENT TOUTE RESPONSABILITÉ POUR LES PERTES DE
                      BÉNÉFICES, DE REVENUS OU DE DONNÉES, OU LES DOMMAGES ET INTÉRÊTS
                      INDIRECTS, SPÉCIAUX, CONSÉCUTIFS, EXEMPLAIRES OU PUNITIFS.

                      Bientôt on nous vendra du Balzac on nous disant que ce n’est peut-être pas le bon texte à l’intérieur :)

                      Alors certes : reprenons alors les règles d’utilisations de Google. Combien d’entreprises utilisent ces services parce qu’ils sont gratuits tout simplement. Et risquent par là même leur activité par la perte de données sensibles. Est-ce bien raisonnable ? La gratuité n’est donc pas que l’apanage des adolescents en manque de loisirs. La gratuité serait un mal global, qui ne s’arrête pas aux échantillons gratuits et au saccage des vernissages d’exposition. Bref, un mal si généralisé, qu’il est sûrement un bien (je n’imagine pas tous les gens qui m’entourent comme des masochistes). Et si ce mal est généralisé c’est peut-être qu’il devient norme et dans ce cas, il faudrait revoir toutes les lois pour qu’elles suivent cette évolution au lieu de vouloir interdire ce qui peut sembler inéluctable. Bref ne pas refuser le bien, ne pas refuser la part de don qui est inhérente à toute vie sociale.

                      Les éventuels litiges liés aux présentes Conditions d’Utilisation ou aux
                       Services seront régis par les lois de l’État de Californie, États-Unis,
                       à l’exclusion des règles de conflit de lois de cet État. Toute
                      réclamation liée aux présentes Conditions d’Utilisation ou aux Services
                      relèvera exclusivement de la juridiction des tribunaux fédéraux ou des
                      tribunaux d’État du comté de Santa Clara, Californie, États-Unis. Google
                       et vous-même acceptez par les présentes de vous soumettre à la
                      compétence de ces tribunaux.

                      Petites entreprises qui avaient peu de moyens, prenez un avocat international pour vous protéger, c’est tellement plus simple.

                      Ainsi, on voudrait nous dire que le droit est juste et qu’il protège l’intérêt général. Le preuve en est bien que ce principe n’est plus valable, qu’il ne protège ni l’intérêt général ni les plus faibles face aux plus gros ! Bref la loi perd peu à peu sa valeur sociale et politique et dans le même temps la reconnaissance qu’on peut lui apporter. Bref pourquoi la respecter si elle n’est pas le fruit d’un réel compromis ? résultat d’un projet de vie et de développement commun. Ce qui m’horripile dans tout cela, c’est que la culture qui est le fruit de l’intelligence humaine, du respect et finalement pourrait être un modèle de développement de la liberté (et qui le revendique), devient le pire exemple de ténacité policière et de censure en projet. Cela a débuté il y a bien longtemps mais dépasse à présent des limites difficilement acceptables et justifient largement les crispations actuelles des utilisateurs puisque tous ces utilisateurs sont aussi des auteurs que l’on spolie allégrement. “Le ciel vous tienne en joie“.