LGRU Clos

    LGRU Bruxelles

    LGRU Bruxelles, quelques projets

    La session de travail LGRU est arrivée à terme et la collaboration a été productive : plus d’une centaine de travaux ont été produits en 3 jours dans un esprit positif de partage et dans la volonté de faire avancer la corrélation entre les outils et les pratiques créatives. Voici ici, notre sélection de documents :
    - un script de Cédric permettant d’apprécier l’action d’un logiciel sur la génération automatique de blancs : Scribus whiteSpace générator (PDF + Fonte)
    - impliedSpaces un script sympathique de Ricardo qui remplace la valeur de séparation des blancs par l’action d’une valeur de couleur dans le texte, joli et utile si on considère que l’on pourrait économiser beaucoup de papier en utilisant une telle technique
    - A la recherche des contours lors de l’atelier SVG from scratch, on aurait pu dire SVG sans ordi, finalement
    - Croquis fontes et édition de fontes en ligne
    - Dans le même atelier qui a fait émerger le ScribusWhiteSpaceGenerator on a aussi vu cette idée intéressante de Camille ou encore de Denis.

    et évidemment beaucoup d’autres bonnes choses…

    De la force de la liberté d’écrire

      la traduction est-elle un pillage ?

      la traduction est-elle un pillage ? et dans quel sens ?

      Pour avoir écrit de nombreux documents sous licences libres (Manuel utilisateur Inkscape, Manuel Scribus, Scribus de FM, A la SOS GIMP…) et en même temps des livres par les éditeurs, il y a de moments où la question du choix se posent.

      L’éditeur, pendant longtemps pouvait se vanter d’une force de “frappe”, un réseau de distribution important et des moyens de productions uniques. Mais voilà, le coût des impressions baisse drastiquement, les logiciels de mises en page courent les rues (et aussi les graphistes a uchômage qui essaient de garder la main) et le web permet de toucher un public qui en va plus dans les librairies.

      Les auteurs pouvaient encore se dire que l’argent qu’ils touchent en rémunération de leur texte est uen compensation au temps passé qui peut toujours au moins servir à payer un resto à sa/son bien-aimé(e) pour les soirées qu’ils ont passés seuls pendant que l’autre aligner les mots doux sur la page. Mais voilà, dans le contexte actuel, la discussion avec les éditeurs se durçit et les pourcentages diminuent. Le contenu n’est pas en reste puisque les exigences ou contraintes grandissent en particulier en matière de délais. Brefs, ceux qui se dise défendre le droit de auteurs sont bien en mal d’en apporter la preuve à ceux qui le vivent.

      Les modèles de partage basés sur les logiciels libres, s’ils n’assurent pas nécessairement de revenus supérieurs offrent une réactivité et une publicité bien supérieure. Deux exemples.

      Nous avons déjà parlé du livre sur les fontes libres écrit sous la facilitation de Flossmanuals francophone et qui a permis l’écriture d’un livre donc le contenu n’était jusqu’à présent pas traiter alors même que les livres sur la typo abondent, suite à la tendance actuelle. L’effort partagé de quelques personnes sur un temps réduit et raisonnable dans une ambiance de partage des savoirs et d’auto-émulation a permis l’écriture d’un livre unique à ce jour, qui n’aurait trouvé preneur chez aucun éditeur parce que trop spécialisé et s’adressant à un public trop restreint, bref pas financièrement intéressant.

      Ensuite, pour avoir personnellement écrit 3 livres sur Gimp, et sur Scribus et avoir été contacté par des éditeurs dans divers langues, il s’est souvent posé la question de la traduction d’un livre existant. En effet, pourquoi me demander d’écrire un nouveau livre alors qu’il suffirait de traduire un livre existant du même auteur. L’auteur en question, au lieu d’écrire 1000 pages médiocres pourraient ainsi passer plus de temps sur chaque livre permettant alors d’en augmenter la qualité. Mais voilà, l’auteur ne coûte rien à l’éditeur, puisqu’il est payé en pourcentage des ventes, alors que le traducteur doit être rémunéré directement. On voit donc comment cette politique aussi peut éventuellement conduire parfois à un appauvrissement des contenus.
      Loin de cela, le manuel Scribus écrit cet été sous une autre facilitation de FlossManuals francophone vient d’être utilisé comme base pour un manuel Finlandais ! Auparavant d’autres manuels avaient subi le même sort de passer d’une langue à l’autre et cela le plus naturellement du monde.

      Alors faut-il donc cloisonner  pour favoriser l’émergence de nouveaux contenus ou au contraire ouvrir ? Nous penchons évidemment largement pour la seconde solution. Reste à assurer la pérennité du modèle en assurant un revenu pour les auteurs qui mettent ainsi à disposition le résultat de nombreuses années de recherches et d’expérience. Les dons, ou encore le mécènat d’association ou l’achat de produits (livres ous formes epub ou imprimé en vente directe) peut éventuellement fournir des solutions. Mais cela suffira-t-il ? Et doit-on estimer que les finlandais empêchent le livre français de se développer ? Grave question :-)