Motif adaptatif dans Inkscape

    Je suis du genre à poser les yeux partout et regarder les affiches et autres imprimés, histoire de voir les évolutions de mode, chercher des idées d’exercice pour des formations, ou de futurs documents. Comme je n’ai pas la prétention d’être un génie (enfin pas aujourd’hui, on verra demain), passer un peu de temps à tenter de reproduire au mieux des documents existants offre souvent l’opportunité de se donner une bonne leçon à la fois de technique et d’humilité.
    Une fosi n’est pas coutume, je ne me suis pas fait violence moi-même : on m’a montré un document de Cap Digital et on m’a dit “Comment tu fais ça ?” Heureux de montrer à quel point, je me met dans un coin avec mon ordinateur qui aurait pu resté eteint toute la soirée, mais qui s’est mis à ronfler de plaisir d’être rallumé. Ah oui, je me met dans un coin au cas où je n’y arriverai pas, on ne sait jamais, mieux vaut se taire dans ces cas là.
    Plusieurs idées me sont passées par la tête : utiliser des clones ou des trames. J’ai décidé d’utiliser la première, la jugeant plus adaptative et ce fut la bonne. Bref, 3 minutes de réalisation pour une idée qui a du prendre des heures à affiner à celui qui à créer le document original. De quoi faire briller Inkscape dans les soirées entre amis et pros :)
    Le document est composé de simple petits ronds qui offrent la possibilité de lire un texte “invisible” à une certaine distance grâce à la modification de la taille de points (plus petits là où il y a du texte ec qui crée un rendu de couleur différent).

    1. Créer un document Inkscape
    2. Tracer un rectangle qui recouvre l’ensemble de la page et appliquer du noir dedans
    3. Écrivez un petit texte dans une police assez grasse et en corps important et passez le en gris sombre.
    4. Dans l’angle supérieure gauche, dessinez la forme qui servira de trame, ici un cercle de 15px de diamétre
    5. Dans la fenêtre pavage avec des clones (Edition>Cloner), créer 70 copies en hauteur et 50 en largeur puis dans l’onglet Calquer, cocher Luminosité puis, plus bas, Dimensions (décochez Opacité et Présence)
    6. Cliquez sur Créer et le tour est joué.

    Il reste à nettoyer le fond. Pour éviter cela nous aurions pu placer les clones sur un calque indépenant.
    Eh, très bonne idée, simple à réaliser.

    emacs, le word du geek

      Qu’est-ce qu’emacs ?

      Emacs est un logiciel libre très utilisé. Il possède ses fans, comme VI, nano, ou encore Microsoft Word (pas libre). Alors pourquoi Emacs ? Comme j’ai besoin de me détendre et de me simplifier la vie, je me suis dit qu’il étant temps que je m’y mette, sans quoi je ne serai jamais un vrai de vrai, un pur parmi les purs du libre, moi qui n’utilise que Scribus et parfois vi. En plus comme j’incite les auteurs à écrire et chacun à devenir auteur et donc à écrire, il faut bien que je trouve des logiciels performants pour ça. Vous comprendrez que je souhaite accompagner mes comparses dans cette aventure. J’ai donc chercher quelques informations et voilà tout est clair. Regardons cette petite présentation issue d’un simple googling rapide :

      "EMACS est un éditeur de texte très sophistiqué. En réalité, c'est un interprète Lisp qui exécute un éditeur programmé en Lisp. Or avant d'en apprécier toutes les subtilités, il est important d'en apprendre les rudiments comme tout autre éditeur. Ces quelques pages devraient vous permettre d'utiliser EMACS comme n'importe quel autre éditeur simple. Emacs est un éditeur qui fonctionne aussi bien dans le mode caractère; ceci est particulierement utile lorsqu'on accède a l'ordinateur via un modem à basse vitesse que dans une fenêtre X." http://www.phys.umontreal.ca/~mousseau/phy1234/notes/notes_74.html

      On retiendra le message :

      1. éditeur de texte
      2. sophistiqué

      jusque là c’est un Bloc-Note amélioré, un genre de Wordpad ou de TextEdit. Mais ça ne s’arrête pas là :

      1. interprète LISP en LISP (bref comme un traducteur portugais qui serait portugais, c’est le meilleur, toujours en langue maternel. J’aimerai avoir un interpréteur de langue aussi sophistiqué pour l’allemand, le russe et le chinois)
      2. fonctionne en mode caractère (on pourra donc écrire du texte lettre à lettre, peut-être à l’opposé de ces éditeurs et correcteurs nouvelle génération qu’on trouve sur nos téléphones) on remarquera au passage qu’il est tellement mode caractère (que l’auteur de la page n’a pas vu ses erreurs d’espace corrigées, moi je les ai enlevées ici, reportez-vous à l’original). Ces dons un logiciel qui respecte le travail de l’auteur à la lettre !
      3. on peut y accèder par un modem, c’est formidable. Ou une fenêtre X (pas spécifique aux sites .xxx qui semblent donner trop peu de place au texte, d’ailleurs, allons savoir pourquoi !)
      4. Enfin, nécessite quelques rudiments pour se lancer seuls. C’est un logiciel sophistiqué mais donc simple, normal il s’appelle emacs, dites imacs, bref, On sait d’où Apple tire le nom de ces gammes et d’où ils s’inspirent en facilité d’utilisation.
      5. On verra plus loin qu’il peut s’utiliser avec une souris, ce qui est un vrai plussss quand on abandonne sa tablette et son téléphone pour un vrai ordinosaure :)
      Emacs peut même écrire en couleur

      Emacs peut même écrire en couleur

      Bref, un éditeur sophistiqué, simple et indispensable qui aurait fait pâlir Socrate et Platon si leurs détracteurs en avaient posséder ne serait-ce qu’un rudiment. J’ai relu tout Platon et réécouté tout Socrate, aucune référence trouvée à cette emacs. Signe que les temps ont changé mais que le complot philosophique est en train de tomber grâce à la FreeSoftwareFoundation.

      Utiliser Emacs

      Si la souris vous déplaît, ce qui risque d’être le cas puisque c’est un périphérique du passé, vous pourrez écrire simplement votre texte et naviguer dedans :

      ^f (Forward) avancer d’un caractère
      ^b (Backward) reculer d’un caractère.
      ^n (Next) aller à la même position de la ligne suivante
      ^p (Previous) aller à la même position de la ligne précédente
      ^a (Au début!) aller au début de la lignes
      ^e (End) aller à la fin de la ligne
      Au lieu de ^f, ^b, ^n et ^p, on peuthabituellement utiliser les flèches présentes sur le clavier pour ledéplacement du curseur. Essayez-les. Si ca ne marche pas, demandez à un"expert" de vous configurer Emacs pour que ca fonctionne.

      Heureusement que vous n’avez pas jeté votre clavier qui heureusement n’a pas que 26 touches. Sinon demandez à un expert d’interface. On trouve d’autres fonctions sophistiquées :

      • ^g      avorter la commande en cours
      • ^x^b lister les tampons
      • ^h c aide sur une clé
      • ^h ? aide sur l’aide

      Bref, pour le meilleur ou pour le pire, c’est un logiciel non sexiste (LIPS c’est certainement un anagramme de LIPS).  Il prend en charge des fonctions de la vie de tous les jours (étrange que ce ne soit pas mentionné ainsi !). Bref, on savait comment retrouver son téléphone en s’appelant soi-même (et oui, vous aussi vous l’avez fait au moins une fois non ?), maintenant vous saurez à quoi servent vos clés sur votre trousseau (vous pourrez éventuellement jeter celles qui en vous servent plus grâce à ^xk tuer un tampon).

      Le mieux est encore l’aide sur l’aide. Quand vous pensez que la plupart des produits sont maintenant fournis sans mode d’emploi, là vous avez le mode d’emploi du mode d’emploi, au cas où. Bref, le souci de l’utilisateur au sens strict du terme.

      Emacs, le mot magique (a Word for geek)

      Ne pouvant m’arrêter là, j’ai poussé ma recherche :

      * versatilité: ce n'est pas seulement un éditeur, mais également un navigateur, un courrielleur, un terminal, etc ...

      Le rêve, tout faire dans un logiciel unique, un seul logiciel à apprendre, bref l’ancêtre de Microsoft Word, de LibreOffice Writer. Ou une version plus élaborée…

      Alors reprenons. Quand on est dans Word, on écrit son texte avec un clavier préhistorique qui fait du bruit quand on tape dessus et qui n’est pas pratique (on doit utiliser plein de touche alors qu’avec un crayon, au moins, on peut écrire toutes les lettres. Plus simple le crayon et plus simple le doigt). Mais dans Word, on va aussi mettre ses images pour les retoucher, aligner des chiffres et des lettres pour faire sa liste de course, écrire des messages qu’on envoie à l’imprimante qui nous permettra de la transférer à une autre personne par un procédé technologique nommé enveloppe couplé à un autre qui s’appelle timbre qui est normalement nécessaire. On peut même sauvegarder plusieurs images dans le même Word, ce qui permet de les classer pour les retrouver plus facilement. Bref, Word, le fin mot ou le mot de la fin ?

      Emacs, un word renversé

      Emacs, un word renversé

      Ben non, puisque finalement emacs, gère bien plus de choses… si la loi le permet dans votre pays (comme l’avortement). Cela n’est pas rien tout de même. Donc moi qui utilisait jusqu’à présent LibreOffice et Scribus, je songe maintenant à utilise Emacs (dites toujours “Imax”). A moins qu’un mode Emacs soit intégré dans Scribus ! Et vous que ferez-vous ?

      Kernel Panic : une fois n’est pas coutume

        Le Kernel, les utilisateurs de windows le connaissent pour ses paniques bleutées.

        Le Kernel, les linuxiens le connaissent pour les compilations qu’il demande parfois à l’ajout de module.

        Le Kernel, un utilisateur de Mac OS en a rarement entendu parlé.

        Dans le premier cas, on le subit, dans le second on essaie d’en faire quelque chose pour lequel il n’a pas encore été prévu, et dans le troisième, on attend juste que ça marche. Je ne parlerai pas du premier cas c’est le plus célèbre et même parfois la risée de toute l’informatique. Windows est particulièrement instable (même si cela se résoud apparemment avec le temps) et c’est un fait bien connu voire même l’archétype du produit pas bien conçu qui rafle la mise à des produits mieux conçus et moins chers.

        Mac OS et le Linux, tous deux des Unix, ne souffrent pas de ces défauts de stabilités, et pourtant voilà qu’en une semaine, j’ai du a en subir des deux. J’ai en effet un mac à la maison qui me sert à de la conversion de fichier envoyé par mes clients avant de les passer sur mes nombreux linux (4 à la maison) sans compter les androids.

        Enfin un kernel panic sous linux

        Enfin un kernel panic sous linux

        MacOS a la facheuse tendance de faire des mises à jour dans trop nous demander notre avis. Bon, on les accepterai certainement mais là par manque de chance, l’ordi n’a pas voulu redémarrer. Ce n’est pas la première fois, ça doit être au moins la 3° en trois ans sur ce poste. Cette fois il est intervenu à un moment où j’installai une mise à jour d’Antidote, logiciel de correction de français qui nous aide énormément pour l’édition des livres soit au sein des livres commerciaux soit au sein de flossmanuals (il n’y a évidemment pas d’équivalent libre). Bref il a fallu remettre tout le système sur pied. Le plus effrayant, c’est que dans la continuité de la logique “simplicité” d’Apple pour laquelle tout message effraie l’utilisateur, donc par lequel il est préférable de ne rien dire) l’ordinateur a simplement mouliné systématiquement. Mes enfants, et aussi moi-même avons essayé de le relancer plusieurs fois, de le laisser s’éteindre seul avant de se décider à réinstaller au bout de 3 jours de tentatives autres avortées. Un simple message de Panic nous aurait simplement éviter de perdre notre temps.

        En ce qui concerne le linux, il s’agit d’un ubuntu. J’étais en train de faire le livre sur Gimp pour flossmanuals (à venir sur flossmanualsfr.net).Voilà que j’ai besoin de faire une capture d’écran avec un menu contextuel activé sur une fenêtre et hop boom. Kernel Panic. Impossible a reproduire. Mais ce premier Kernel Panic (même si pas premier plantage) de ma vie de linuxien (16 ans tout de même) vaut bien un petit mot et un petit remerciement. Linux, grâce à Ubuntu (11.10) , est enfin un système comme les autres :)

        Convertisseur de format Scribus

        • Anglais

        Scribus, comme la plupart des logiciels de mise en page n’est pas rétrocompatible. Ainsi, si vous avez travaillé avec la version 1.5 et souhaitez ouvrir votre fichier dans la version 1.4, vous aurez inexorablement un message indiquant qu’il ne peut l’ouvrir.

        Convertisseur de ficheir ScribusScribus mémorise sur la seconde ligne de la source de fichier la version avec lequel celui-ci a été créé ou modifié. Il suffit de remplacer cette ligne par un contenu adéquat. Pour les personnes que les sources effraient, voici un petit script à lancer dans Scribus qui vous permettra de faire une conversion. Ce convertisseur permettra d’ouvrir le fichier mais ne garantit pas que toutes les données seront préservées. Par sécurité, il crée donc une copie du fichier.

        Pour l’utiliser :

        1. Téléchargez le script scribus_converter.
        2. lancer le script à partir de Script>Exécuter un script
        3. aller chercher le script là où vous l’avez enregistré
        4. a la fenêtre vous demandant de choisir le document à convertir, aller chercher le bon
        5. ensuite spécifiez le format dans lequel vous souhaitez convertir. Soyez précis sur la version, décimales comprises
        6. dites si vous souhaitez ouvrir immédiatement le fichier pour faire des contrôles

         

        Options de fusions de calque avec masques

        • Anglais

        J’ai revu récemment un graphiste que j’avais formé à Gimp. Ma bonne surprise a été de voir qu’il avait réellement essayé de l’utiliser. Il m’a évidemment dit qu’il ne retrouvait pas toutes ses options sympathiques. Certes. Un exemple : les options de fusion de calque.

        J’ai du recherche un peu sur internet car j’avais en effet un peu oublié tout ça, qui n’a d’ailleurs pas beaucoup évolué dans Photoshop depuis la version…7, je crois. En tout cas, comme souvent, toutes ces fonctions ne sont que des raccourcis pour des masques modifiés automatiquement, comme nous avions pu le voir pour la colorisation sélective ou la vibrance.

        Utilisation des masques en remplacement des options de fusion

        Utilisation des masques en remplacement des options de fusion

        Finalement l’action sera réalisable dans Gimp et offre presque la même performance en assez peu de clic. L’option de Photoshop propose de modifier la gamme de fusion pour le calque actif et son calque inférieur. Dans Gimp, il suffira d’appliquer à chacun un masque de fusion sur lequel une courbe de contraste sera appliquée. Il pourra éventuellement être nécessaire de dupliquer le calque inférieur pour ne pas perdre une partie du calque du fond et changer l’ordre de superposition des calques pour placer le supérieur entre les deux.

        Evidemment, c’est un peu plus long à faire dans Gimp, mais reste une utilisation de techniques bien connues. Le sondage à faire serait le suivant : qui des utilisateurs de Photoshop connaît ou utilise cette option qui pourrait pourtant s’avèrer intéressante ? Il ne devrait pas être trop compliqué de développer un script équivalent pour Gimp mais serait-ce bien utile ?