Exclusion

    Le regard tel qu’il s’applique au transparent va tenir compte de ces possibles interférences. Lorsque le regard haptique est captivé par ces images isotopes, le transparent perd de sa transparence. Les simulacres eux-mêmes deviennent des avatars tant leur assimilation réciproque peut être importante.De fait, l’analyse ne pourra être satisfaisante si elle n’est analogique. La mémoire aura sa place dans l’explication et demande une réelle implication dans le phénomène visuel. Le regard appliqué serait-il lui-même transparent en superposant mentalement différents lieux pour les comparer ? Peut-on imaginer pouvoir tout comparer ainsi ? La technique du calque, comme celle du taglio semblaient pouvoir être des instrumentalisation de cette faculté. Mais le langage s’introduisant dans le regard, l’oeil resterait-il transparent ? Il semble certes devoir constamment rester haptique, local, en créant continuellement des liens locaux. L’écart devient l’unité de comparaison. Les dépendances des choses et leur interdépendance semble ouvrir une voie, un ensemble de voies multi-directionnelles impliquant toujours plus d’interprétation. Cela est d’autant plus vrai que la pénétration dans les choses est toujours plus précise. Mais cette précision ne serait-elle profitable qu’intégrée à une structure globale d’interprétation ? Une goutte est bien différente d’une autre. Plus on les regarde de près, plus on s’en aperçoit. Elles ne sont pas composées de la même façon même si on retrouve toujours les éléments principaux et les mêmes façons d’apparaître. Retrouver deux gouttes différentes à différents endroits peut s’apparenter à une enquête digne d’un amateur de la loupe, un Sherlock Holmes. Les langues sont-elles des phénomènes de cette diversité ou diversifient-elles seulement une seule et unique chose. La compléxité des liens et des apparitions langagiers s’ajoute constamment à celle engendrée par l’oeil haptique. Le transparent, comme la goutte d’eau, est différent dans chacun des lieux dans lesquels il se trouve tant il est influençable par son environnement. C’est l’élément même de la référence qui capte un lieu pour mieux se montrer.Le transparent vit d’autrui et l’oeil haptique l’aide dans cette nécessiter à toujours trouver l’élément qui va le révèler. La perspective semble être ce regard haptique mais liant qui s’exprime face au transparent et d’autant plus lorsque celui-ci celui-ci est aussi réfléchissant. La transparence n’est pas une qualité neutre, mais bien au contraire modifie l’ appré-hension puis la compréhension du monde par les choix nouveaux et divers qu’elle permet d’effectuer.

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