Apple en crise

    Vous avez peut-être entendu parlé de cette lettre que Tim Cook a envoyé aux salariés d’Apple leur demandant d’avoir une petite pensée pour leur héros d’entreprise, le feu Steve Jobs. Le besoin de se souvenir d’une époque de gloire pourrait marquer la prise de conscience  de difficultés actuelles ou crise.

    J’ai lu pas mal d’articles à ce sujet qui rapportait l’information mais peu de vision critique. Le problème est bien là.

    Que dire d’une entreprise qui ressace son passé. Aussi important Steve Jobs  fut-il pour l’entreprise, vaut-il tant qu’on demande aux salariés de le vénérer. Le succès d’Apple n’est-il pas non plus le fruit du travail de toutes ces personnes. Steve Jobs aurait-il tout fait tout seul ? Bref, il faudra à l’avenir commémorer chaque anniversaire de la mort de chaque personne ayant travaillé sur les projets y compris les petites mains chinoises qui sont pour beaucoup dans les bénéfices de l’entreprise.

    Que dire aussi du contenu de la lettre :

    Les enfants apprennent d’une nouvelle façon : n’est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs, il faudra 20 ou 30 ans pour savoir si le smartphone ou la tablette a réellement apporté pédagogiquement :)

    Les personnes les plus créatives du monde (compositeurs, poètes) utilisent les logiciels Apple, sous-entendu c’est grâce à nous qu’ils créent comme si Mozart n’était pas un compositeur ou Molière un auteur parce qu’il n’avait pas de mac. Personnellement les créatifs que je connais n’utilisent pas des macs, mais chacun a ses propres limites.

    Une fois encore, la créativité n’est pas dans les outils, elle est dans les gens, et dire qu’on rend créatif parce qu’on a des bons logiciels, c’est la preuve qu’ils n’ont rien compris à la notion de créativité.

    Dans tous les cas, c’est du marketing auto congratulant bien huilé, comme d’habitude.

     

    Captivité technique

      Il y a la captivité volontaire, qui résulte de la liberté de chacun à faire ses choix. Mais il à aussi la captivité imposée par des choix premiers et imposés par l’extérieur. Prenez Apple et son iPhone 4 qui perd les messages. Il faudrait tenir le téléphone d’une certaine façon ou acheter un etui pour que ça marche. Personnellement, je déteste les etuis. Par chance, “Notre politique n’est pas de calmer nos clients avec des étuis gratuits. Ne promettez pas d’étui gratuit aux clients”, détaille une des instructions d’apple(le monde du 16 07 10)

      Grabuge dans la chaumière

        La pression augmentant peu à peu sur les éditeurs de produits propriétaires, les amis de trente ans commencent à se taper dessus. De son côté Adobe évolue à coût de rachats et d’utilisation d’algorithmes libres (diverses licences) alors qu’Apple doit de plus en plus faire face à la montée des Androidophone et voit la fin d’une sorte de position de pionnier pointer le bout de son nez.
        Apple après avoir été le premier gros client d’Adobe dès la fondation de l’entreprise ou presque, Apple qui a permis d’imposer les postscript et autres, qui a fait qu’Adobe s’est imposé dans les produits graphiques. Et Apple qui a bénéficié de cette manne pour s’introduire sur des marchés jusqu’alors peu informatisé et valoriser son image graphique et facile d’accès. Et bien cette union semble battre de l’aile. Steve Jobs en accusant Google de vampiriser le marché tente de ressortir la carte David contre Goliath qu’il a déjà joué contre Microsoft. En accusant Adobe de fainéantise, il tente de faire reposer sur d’autres les petits défauts pointés sur ces produits phares. Dans tous les cas, cela est le signe de l’importance croissante des produits portables (ipod et iphone) dans la stratégie Apple au point d’accepter de remettre en cause la stratégie d’alliance informatique. Adobe semble loin de cette stratégie avec uen gamme de produit toujours plus complète et complexe exigeant des ressources toujours plus importantes et d’un niveau de difficulté croissant alors même que de nombreux utilisateurs sembleraient se satisfaire de Photoshop 7, Illustrator 10 et Indesign CS et que les nouveautés CS4 crient leur inspiration de produits libres (liquid rescale, transparence des couleurs et dégradés sur canevas, vérificateurs…).
        l’avenir dira quelle stratégie est payante, peut-être les deux, mais à l’heure où les logiciels libres comme Gimp, Inkscape et Scribus sont de plsu en plus demandés voilà un coup de pied ans la fourmilière qui pourrait faire bouger les choses dans un sens ou dans l’autre.

        http://www.wired.com/epicenter/2010/01/googles-dont-be-evil-mantra-is-bullshit-adobe-is-lazy-apples-steve-jobs/