Prise de recul et prise de distance

    De un précédent billet, nous avons vanté la nécessité de s’immerger pour pouvoir prendre un recul salvateur. On pourrait imaginer que que la prise de recul implique la mise à distance. Nous n’irons pas jusque là, au contraire. Nous allons tenter ici de discuter de possibilité de travail à distance, en particulier en création ou en formation. Partons de postulats tout simples qui peuvent être discutables mais nous servirons d’approche :

    • la formation est la forme la plus essentielle et la plus répandue de collaboration
    • la création est une forme essentielle de l’individualisme

    La formation comme forme de collaboration

    Former quelqu’un c’est voir avec lui ce qu’il souhaite ou doit apprendre et mettre en place des dispositifs qui permettront à cette personne d’avancer sur la voie de la connaissance et de la compréhension. Un formateur seul n’a aucun sens (le pauvre s’ennuierai), un apprenant seul n’est pas apprenant, au mieux auto-apprenant, ou expérimentant. Mais expérimenter n’est pas apprendre même si l’expérimentation peut être une forme d’apprentissage.

    Former quelqu’un c’est transmettre des connaissances (savoir, savoir-faire, savoir-être…) que la personne pourra réutiliser par la suite de façon indépendante et autonome. D’où, le rôle de l’éducation et de l’instruction dans la pensée de la liberté. Ces connaissances sont le fruit d’autres personnes antérieures qui sont choisies, organisées par le formateur dans le vu de remplir les objectifs de l’acte de formation.

    De là on peut donc conclure qu’on a donc deux formes de collaborations fondamentale dans la formation :

    • une collaboration synchrone durant l’acte de formation proprement dite (modèle maitre-élève, modèle école…)
    • une collaboration diachronique relative à la construction du contenu qui a parfois pu prendre des siècles avant d’être formalisé, comme par exemple un simple 1+0=0 (et non pas 10 !).

     La création comme forme d’individualisation

    De son côté, le travail de l’artiste est souvent présenté comme un travail solitaire (même si un artiste n’est jamais seul en particulier dans les oeuvres de collaboration ou collective, mais ne confondons pas individualisme et solipsisme). La figure du génie, et l’élaboration du droit d’auteur à la française qui en découle sont des formalisation culturelles et légale de cette représentation. L’artiste est d’ailleurs en “avance sur son temps”, “à l’avant-garde”. Ceux qui ne le serait pas son classifiés de réactionnaires.

    Il y a bien sûr des formes d’art collective (cinéma, musique orchestral…) mais dans ces cas, les différents auteurs deviennent presque tous des figurants au profit de maîtres (chef d’orchestre, soliste, réalisateur, premier rôle) qui sont mis en avant faisant oublié l’aspect collectif du travail. Le chef d’orchestre est d’ailleurs une forme récente de focalisation et Mendelssohn en avait payé le prix fort dans sa jeunesse. Avant de la musique, des musiciens, pas de chef. On retrouve d’ailleurs ce problème chez les personnes qui apprennent la mise en page et qui ont du mal à se représenter que réaliser la mise en page d’un livre c’est en préparer la reproductibilité, c’est donc travailler, de façon plus ou moins directe, avec le soucis de l’imprimeur.

    Nous ne reviendrons pas aujourd’hui sur le caractère social de la création, nous en avons longuement parlé. En revanche la problèmatique de la formation va retenir notre attention, en particulier dans la formation aux métiers de la création. Bref, comment collaborer avec des gens qui pensent savoir mieux parce qu’ils sont uniques, comment former quelqu’un qui souhaite développer sa spécificité individuelle ?

    Pedagogia proxima

    La plupart des pédagogies moderne mettent l’accent sur l’attention que le formateur doit apporter aux problématiques de l’apprenant. Bref conduire au point souhaité, sans a priori sans chemin tracé.  Une sorte de laisser-aller accompagné bienvaillant. Dans ces modèles la présence simultané des deux partenaires est une constituante importante au moins sur une bonne partie de l’action de formation. Car dans la plupart de ces modèles, pas de travail à la maison…tout se passe dans le relationnel. C’est d’ailleurs leur pari : ne pas penser en terme de transfert de connaissance (contenu+ingénierie), mais de représentation. (Nous avons vu dans notre billet précédent, la nécessité de ne pas partir du principe qu’une monstration de groupe suffirait, car la distance praxéique ne facilite pas la compréhension : il faut montrer sur le support même que l’apprenant développe, sa copie projetée n’est pas interprétée de la même façon).

    La formation à distance, d’une certaine façon, prend le contre-pied de ces méthodes : on dispose d’un contenu, on développe une plate-forme ou des moyens techniques qui donnent accès à ce contenu et on organise éventuellement la gestion délocalisée du groupe. Impossible de mettre le doigt sur l’écran de l’apprenant pour lui dire : “c’est là“.

    A mon sens, et au vu de mon vécu, les personnes formées réclament trop souvent le “support” de formation. Certaines sont même irritées lorsqu’on ne leur donne pas, ou pas en début de formation. Lorsqu’on ne donne pas de support, l’impression de ne pas avoir suivi uen vraie formation prend le pas alors qu’un support de formationn ‘est qu’en général qu’un résumé qui ne vaut en rien n’importe quel livre du commerce (même si le point de vue est différent). Lorsqu’on le donne en début de formation, une bonne partie des stagiaires, le feuillette à longueur de temps à la recherche de la perle rare, alors qu’ils feraient mieux de profiter de la compétence de la personne enseignante.

    Je pense que ce comportement est un signe majeure du refus d’apprécier la qualité en l’humain qui semble se répandre. Une fois encore ce n’est pas le support qui est compétent, mais celui qui transmet (du moins on l’espère) et la force de la formation est de faire profiter de cette interaction entre l’apprenant et l’enseignant. Face à cela, un contenu, qu’il soit textuel ou video ou autre, peut servir de ressource mais va vite ce trouver limiter dans son aspiration à l’augmentation de compétences. Le tout étant de en pas confondre compétence et savoir. Et malheureusement les formations à distances ne sont souvent que des mises à diposition de ressources unidirectionnel, autour desquelles les échanges sont rares ou mal organisées alors qu’en l’absence de tous une attention particulière devrait y être portée.

    S’intéresser aux vraies choses

    D’une certaine façon, ce qu’il faut c’est porter son intérêt à ce qui est le plus important. Suite à un article déposé il y a peu sur les tentatives de créer une dynamique de professionnalisation du graphisme libre, la plupart des commentaires se sont focalisés sur les logiciels alors que l’article parler de la transmission des compétences verticales (enseignement) et horizontales (collègues-concurrents). Une fois encore, la preuve est que l’attention n’est pas portée aux personnes mais au moyen. Dans ce contexte, le logiciel se trouve être immanquablement soit la source du professionnalisme (j’ai ce logiciel donc je suis pro), soit de son amateurisme (j’ai un logiciel pas sérieux parce que ce n’est pas le même que les pros). On voit bien que s. les deux se reflètent et que cela rend tout changement compliqué.

    Aussi pour un créatif, l’identification a l’outil peut être soit un bien, soit un mal. Dans sa pratique solitaire, il a besoin de se raccrocher à une vérité et le moyen de production est la vérité propre de l’artiste (Cf Lessing). Maintenant, il va être un bien si la connaissance de l’outil sera telle qu’elle permettra un dépassement des capacités et de l’outil et de l’utilisateur. Sera un mal, si l’outil s’impose comme une contrainte voulue (je suis créatif avec tel logiciel parce que je met facilement des ombres portées) ou perçue (je n’arrive pas à faire ce que je voudrai). Dans ces derniers cas, le décalage tient dans la relation que l’artiste entretien entre lui, son idée et le potentiel du logiciel (ou son potentiel à l’exploiter). Ces décalages produisent une sorte de frustration qui ne peut être pour la personne qui a une vision homogène de son outil de production et qui en acquiert un contrôle raisonné, en exploite les failles…

    Ainsi le créatif, dans sa solitude, pourra se retrouver à s’auto-déployer, ou à se restreindre. Ce sont souvent les capacités, gouts ou ambitions personnelles qui font la différence sur ces points. Les regroupements divers (associations, collectifs…) peuvent aider à passer des caps, à se renouveller car on ne créer jamais seul. Créer c’est s’inscrire dans une histoire, dans des demandes, dans des groupes, ou encore dans des potentiels technologiques qui sont datés. Mais ces regroupements, parmi lesquels on pourrait mettre l’essor actuel des fablab) marquent aussi la difficulté de l’individu à s’exposer lui-même et à s’imposer des innovations sans reconnaissance. Ces regroupements servent à la fois de partage de connaissance, d’espace d’apprentissage et de transmission, autant que de recherche à faible échelle, que validation d’être dans un mouvement, pas hors du monde et de pouvoir ainsi y trouver une place.

    Donc non, le créatif n’est pas isolé, le génie n’existe pas au sens d’être unique lié d’un potentiel divin. Il n’y a que des personnes qui représentent au mieux leur époque ou leur contre-époque. Il reste certainement au graphisme libre à trouver ces personnes qui pourront le représenter et lui donner ces lettres de noblesse. Il reste aux créatifs de ne pas oublier la dimension sociale de leurs outils et de leur pratique.

    Prendre la mesure des conversions d’utilisateurs

      Dans un précédent post, je m’étais amusé à décrire les difficultés et remarques de certains de mes étudiants en communication et éducation. Changement d’année, et changement d’étudiants. Que dire des nouvelles promos ? On peut observer, comme souvent une augmentation de l’aisance dans la manipulation. Bref, il est globalement plus simple de faire reproduire des étapes. Cependant peu de choses concernant la productivité et la compréhension globale d’un travail à l’aide de l’ordinateur, voire pire encore toujours cette sorte de scission mentale.

      Notre exemple de dissonance

      Un exemple simple qui illustrera le propos avant de passer à des listes plus longues de preuves : décrivant le fonctionnement d’un logiciel, je demande de passer par le menu Fenêtre>Pages. A cela, on m’oppose.

      • Il est où le menu ?
      • je répond “Pages, dans le menu Fenêtre, tout à droite du menu…ici” (preuve par la projection de mon écran)…
      • Puis contraint de me déplacer pour montrer avec mes gros doigts sur l’écran “” puisque même de le montrer au projecteur ne suffit pas.

      C’est un exemple, mais cependant très fréquent. Pas seulement en cours d’informatique à l’université, mais aussi en situation de formation professionnelle. Cependant la plupart des professionnels ont appris sur le tas alors que les étudiants cumulent des centaines d’heures de cours sur le sujet et semblent manipuler tout ça comme des rois. On peut donc en tirer quelques remarques :

      • s’agit-il d’un manque d’attention ? je ne pense pas, la plupart des étudiants dont je parle là sont sérieux (il existe des étudiants non sérieux qui au bout de plusieurs cours ne connaissent toujours pas leur mot de passe ou ne savent toujours pas lancer un logiciel sur un mac, mais là c’est un autre problème)
      • s’agit-il d’un manque de prise en compte de l’informatique dans un système éducatif ? je ne pense pas non plus, les heures attribuées à l’informatique n’ont fait qu’augmenter ces dix dernières années, donc l’effort est réel du point de vue des moyens pédagogiques
      • Est-ce le manque de pratique des étudiants ? Là encore, au vu des deux premiers arguments, clairement non. Ils seraient même plutôt addict (pas du cours en lui-même mais des écrans en général)

      L’incompréhension Humain-Machine-Humain

      De mon point de vue, je situerai le problème à un autre niveau :

      • difficulté à porter son attention sur deux niveaux (niveau enseignant – écoute, et niveau ordinateur, action). Les psychologues pourraient donner leur avis à ce sujet;
      • manque de prise de recul vis-à-vis des logiciels qui empêche de voir les points communs aux interfaces graphiques. C’est un problème global et qui ne facilite pas la prise en main des logiciels ni les migrations des logiciels propriétaires vers les logiciels libres;
      • report des difficultés sur l’ordinateur, car c’est bien connu que “c’est trop compliqué” ou que “c’est bête ces machines” alors que la difficulté est souvent dans l’objectif fixé et la rétention dans la tête de celui qui est devant.

      Bref, on les placerait alors dans différents niveaux de dissonances cognitives. Ce serait ici l’expression la plus simple de la difficulté à transférer les connaissances dans différents contextes. Un exemple ici qui s’est exprimé plusieurs fois durant un cours unique en préparation d’image pour la mise en page :

      Cas 1 : On demande aux étudiants de préparer dans un logiciel (disons Gimp ou Photoshop) les images à la taille qu’elles devront avoir dans un autre (disons Scribus ou Indesign). Les étudiants veulent une image de 90mm. En fermant l’image et la rouvrant, ils m’appelent pour me dire que le logiciel ne tient pas compte de leur saisie, puisque l’image fait maintenant 9cm. Quand on leur répond que tout est bon, ils insistent. Quand on leur dit que 90mm=9cm, ils en doutent d’abord avant de se rendre à l’évidence.

      Ah, les chiffres et les computers !

      Ah, les chiffres et les computers !

      Cas 2 : Des étudiants demandent quelle taille doit faire une image qui recouvre deux pages. Je leur met la puce à l’oreille en leur disant que l’image doit faire deux fois la dimension définie pour les pages du document. Ma réponse ne semblant pas satisfaire puisqu’on me répond “oui mais combien ?”. Je leur répond que je ne connais pas la taille de leur page. Ils me répondent alors A4. A quoi je dis que l’image devra faire A3. A quoi ils me répondent, c’est quoi A3. Je dis deux fois A4 (pour rappel dans un logiciel de mise en page, il n’y a pas de taille de document par défaut, c’est donc les étudiants qui ont explicitement choisi le format). Je leur demande combien fait un A4. Ils ne savent pas. Alors, de mon point de vue, ignorer la dimension d’un A3 est compréhensible, ignorer les dimensions exactes d’un A4, pourquoi alors qu’ils utilisent tout de même ce format tous les jours et qu’ils impriment des documents et dossiers à foison, mais qu’ils ne sachent pas quelle dimension ils ont donné à leur document, c’est un autre problème. Je leur demande donc comment ils feraient pour savoir comment ils pourraient connaître la dimension de la page : et là ils me répondent, en l’imprimant comme si l’imprimante était une preuve alors qu’ils suffirait qu’ils retournent dans la fenêtre dans laquelle ils ont mis cette dimension. Bref, je suis contraint de leur dire que le A4 c’est 21×29,7 cm et que le A3 est 2 fois plus grand…silence, puis réponse 42x58quelque chose. Bref, le 2 fois plus grand est bon, mais pas tout à fait. Je vous laisse trouver, chers lecteurs, j’ai évidemment donné la réponse, mais un peu irrité quand même. (au passage, bravo la capacité de recherche sur internet aussi : http://fr.flossmanuals.net/scribus/ch010_format)

      Posséder l’outil avant qu’il ne vous possède

      L’informatique ne peut résoudre tous les problèmes. L’outil n’est qu’un outil, et il fait ce qu’on lui dit. Lorsqu’une tâche est répétitive, l’ordinateur est parfait pour la répéter, pourvu qu’on lui dise ce qu’il doit répéter. Mais c’est à l’utilisateur de savoir ce qu’il veut. La réponse fréquente des personnes en difficulté est la suivante : “pourquoi ils ne créent pas un menu pour ça ?” La réponse est simple : créer une menu pour chaque problème potentiel multiplierai de façon insupportable le nombre de menus et rendrait les logiciels encore plus complexes. Et les interfaces adaptatives ne peuvent pas faire grand chose pour savoir ce que la personne souhaite, malheureusement.

      Comprendre le sens de sa question

      Comprendre le sens de sa question, une étape essentielle

      Bref, le problème n’est pas dans le logiciel. Il est :

      1. dans la prise de conscience de ce que l’utilisateur souhaite produire
      2. de l’explication de cette volonté en termes techniques
      3. du transfert des termes techniques en termes informatiques liés au logiciel

      Ne pas comprendre la relation entre mm et cm ou A4 et A3, ne sont pas des informations informatiques. Ce ne sont pas non plus calculs quantiques complexes. Les enfants apprennent ça en primaire. Et chaque étudiant fait évidemment des choses bien plus compliquées très régulièrement (comme calculer ce que va leur coûter l’augmentation de la TVA sur le prix de leurs études).

      Tout se passe donc comme ci, les connaissances, pourtant simples, bien intégrées, ne pouvaient être transférée dans un nouveau contexte. L’informatique semble donc être bien plus virtuelle qu’on ne l’imagine. Les règles y serait même différentes. En conclusion, rendre l’utilisation de l’informatique accessible va donc passer par ces points :

      1. montrer le prolongement entre l’ordinateur est la réalité
      2. faire comprendre les impératifs (en particulier métiers) auxquels les logiciels répondent, au lieu de commencer d’abord par le logiciel en pensant que “ça le fera comme ça“.
      3. ne pas répondre oui quand un étudiant dit que ce n’est pas grave s’il y a des erreurs puisqu’il n’est pas dans une situation réelle de production : et leur répondre que l’école sert justement à prendre des réflexes avant d’être en production, et que l’école est justement un temps attribué à ça, dans un environnement protégé, non concurrentiel.

      On observe donc une sorte d’aisance dans le mouvement des mains et des bras. J’obtiens même chaque année des résultats graphiques qui s’améliorent. Ils semblent comprendre plus vite, (et tout cela n’est pas de mon fait), mais pour au final aboutir au même résultat : il n’y a pas incorporation de la connaissance, pas de réflexes cognitifs qui lie immédiatement le corps et l’expression de la volonté. Le système éducatif semble avoir échoué sur ce point : à Bac + 2 les outils de productivité sont systématiquement mis à la trappe, les étudiants (hormis certains évidemment) remplissent les cases demandées sans réellement s’investir outre mesure. Il n’y a pas d’implication au sens propre. L’ordinateur est perçu comme un pragmatisme absolu, le règne de l’action, le Sarkozysme de la technique sans bilan ni vision à long terme : bref, cliquer pour cliquer puisque le prochain clic résoudra le précédent.

      Le logiciel libre donne leur chance aux utilisateurs de comprendre. Si on a tendance à dire qu’un Ubuntu est aussi simple qu’un mac, on dit aussi toujours que l’objectif n’est pas là, qu’on le personnalise et rajoute ce qu’on veut… Comprendre ce qu’on souhaite et le faire avec les meilleurs moyens possible. Pas comme cette stagiaire que j’ai eu qui écrivait du HTML dans Dreamweaver parce que son enseignant lui avait dit qu’il fallait ce logiciel pour faire des sites (a-t-elle tout compris ou l’a-t-il vraiment dit?). Quoi qu’il en soit, j’espère qu’Activdesign donnera une meilleure à ces étudiants de comprendre l’importance de leur place dans la production et que FLossmanuals sera à même de les aider.

      Des logiciels pour l’afrique?

        Je reviens de quelques jours passés à présenter les logiciels libres à des éditeurs africains. J’ai été ravi s’y trouver un auditoire attentif et demandeur alors que le piratage semble leur poser peu de problèmes éthiques. En tout cas, scribus et calibre auront eu bonne place, et on peut espérer qu’ils soient prochainement utilisés pour les nouveaux manuels scolaires de ce continent.
        On attendra bien sur la suite, mais le fait que l’organisateur, à la base frileux aux logiciels libres, m’ai proposé de revenir me semble encourageant.

        Nouveaux Amis indiens pour Inkscape

        • Anglais

        Suite à la formation donné l’an dernier auprès du service météorologique de Lybie, cette année ce fut le tour de Département météorologique indien de découvrir Inkscape pour l’intégrer dans leurs flux de production. Objectif : produire des modèles de cartes pour un flux automatisé en SVG. Une journée ce fut court, mais ça reste toujours une expérience intéressante de faire une formation en anglais qui n’est pas ma langue maternelle. Disons que les indiens sont compréhensifs :)

        Les copains d’abord

          On me demande souvent
          “mais qui utilise vos logiciels ?”
          je répond brievement d’abord que ce ne sont pas MES logiciels, mais NOS logiciels histoire de bien marquer qu’il s’ agit d’un bien commun. En revanche pour la suite je suis souvent plus discret.
          Chacun etant libre de telecharger ou de mettre a disposition une version sur son site, aucun chiffre fiable ne peut circuler. Les chiffres du site officiel ne sont pas suffisant et d’un autre cote un téléchargement ne signifie pas un utilisateur.
          J’ ai donc décide de tenir une petite rubrique et je promet au moins d’ecrire un post et de noter le nom des personnes ou de structures utilisant des que j en entend parler.
          Commençons donc aujourd’hui par les copains de la cgt que je viens de former a scribus pendant trois jours : des secrétaires et une graphiste utilisant xpress. Elles sont les premières d’une série et on en reparlera mais on pourra remarquer qu’il ne s’agit pas du premier syndicat puisque j’ai déjà eu la chance de former la cfdt et la confédération paysanne.
          Pourvu que cela dure et continue.