Buggy Les bons tuyaux

    Aperçu des bugs sous Indesign et photoshop CS4

    Aperçu des bugs sous Indesign et photoshop CS4

    J’ai eu l’occasion de manipuler les logiciels Adobe durant plusieurs jours avec des étudiants. Cela m’arrive régulièrement et j’apprécie en général ces moments : cela me permet d’évaluer les évolutions des produits Adobe et de positionner les logiciels libres par rapport à cela. Les logiciels en eux-mêmes ne me donnent pas un plaisir beaucoup plus grand que ceux que j’utilise habituellement.
    Mas cette fois-ci, j’ai été particulièrement surpris, les étudiants, eux, un peu énervés. Les logiciels Adobe sont en général assez stables et consistants. Les plantages se faisaient jusqu’ici assez rares. Cette fois-ci, sur la CS4? nous en avons eu une tornade, à tel point que j’ai fini par en avoir un sourire en coin et de m’autoriser à dire que finallement, nos Scribus ou Gimp étaient aussi stables. Et c’est bien la première fois que je me permet d’affirmer cela, d’autant que je travaille toujours sur des versions de développement.
    Adobe se serait-il donc pris d’une folie d’adopter la méthode Microsoft : vendre des versions non finies. Etrange quand on sait l’impact financier que peu avoir la moindre erreur sur un document qui sera imprimer parfois à plusieurs millions d’exemplaires. Il y a même des petites choses surprenantes, que j’avais déjà remarqué mais qui me surprennent toujours : par exemple, le menu Fenêtre>Calques permet d’ouvrir la célèbre fenêtre homonyme et mentionné à côté, le raccourci F7. Cependant, ce raccourci ne fonctionne pas. Alors un étudiant de me dire, c’est normal puisque MAC utilise les touche F* pour ces propres besoins. Certes, mais les développeurs Adobe qui sont de “mèche” depuis fort longtemps avec Apple (ne dit-on pas que les graphistes sont tous sous mac ?), n’auraient-ils pas eu connaissance de cette petite prise de pouvoir de l’éditeur à la pomme et n’auraient pas adapter leur logiciel en fonction, voire simplement mentionner la combinaison de touche réellement effective ? Troublant, donc.
    Parmi les autres plaisirs qui m’ont été donnés, des plantages sévères, des comportements d’interfaces étranges avec des fenêtres qui disparaissent en partie ce qui empêche d’appliquer un réglage, ou encore une activation bloquante (que je ne m’explique pas encore) des couches alpha dans Photoshop qui bloque tout utilisateur qui n’en a pas connaissance soit presque tout le monde. D’un autre côté j’ai apprécié dé voir une fenêtre de réglage qui permet d’éviter d’ouvrir 50 fenêtre à déplacer, en fait, un peu dans le même type que la fenêtre Option d’outils de Gimp.
    Vous l’aurez compris, ce n’est pas encore maintenant que je vais troquer mon trio GIS (Gimp-Inkscape-Scribus) pour le paquet CS4. D’ailleurs je trouve toujours de plus en plus d’avantage à utiliser les versions de développement. Gimp est toujours très stable, même dans ces conditions, Scribus évolue vite mais peine à le rendre public. Ainsi si la version 1.3.3.13 de Scribus est considérée comme stable, elle n’en plante pas moins et je ne suis pas le seul à estimer que la 1.3.5 ou 1.5.0 vaut la comparaison à ce point de vue. Je conseille même à ceux qui utilisait la 1.3.4 de passer en 1.3.5 beaucoup plus productive (je vais me faire taper sur les doigts par les dév, je sais). Mon pari est donc le suivant : les nouveautés des versions de développements sont telles, que la productivité et le plaisir à l’utilisation sont sans commune mesure avec les versions stables. Le temps passé à réalisé un document avec les nouvelles options peut tout simplement être divisé par 3 et souvent avec un résultat (en particulier sur le gris typo) de meilleure facture. Ainsi malgré certains plantages (c’est toujours le #11 ou presque :) ), et même en intégrant le temps pris pour faire quelques rapports de bugs, cela reste intéressant. Le seul inconvénient, je sais qu’en cas de souci réel, qui m’obligerait à revenir à une version stable, je serai obliger de recommencer mon document puisqu’il n’y a pas de compatibilité descendante, mais jusqu’ici tout s’est toujours bien passé.
    Je croise les doigts mais suis sans crainte, surtout après ce que je viens de vivre :)