Livres électroniques et format de fichier Epub

    En informatique, les choses passent, même les écrits. Depuis 20 ans, on nous promet de lire sur le web, et ce qui va avec, la mort du livre papier, qui lui reste. Il avait déjà été “attaqué” par l’immédiateté et la disponibilité de la radio et de la télé, puis par l’interactivité du web. mais cela n’a pas encore suffit.  Comme les industriels de la musique, les éditeurs ont du mal à faire des choix stratégiques dans ce sens, et pourtant les choses bougent.

    Les choses bougent, parce que l’immobilisme de certains ne paie pas face au volontarisme des autres. Que peuvent nos éditeurs traditionnels face à la volonté, d’Apple, Amazon ou Google de développer des plateformes intégrées de vente de livre électronique. pas grand chose. Les éditeurs ont bien chacun essayé de développer leur plateforme, mais avec un succès mitigé. Qui connait ici le nom de la plateforme de vente en ligne de livre électronique des Editions Eyrolles ? Je suis auteur chez eux et j’aurai moi-même du mal à vous le dire. D’un autre côté, le département Ebook de Gallimard s’oriente vers des solutions uniques et rien de standard ce qui rend les livres chers et peu portables même si la valeur créative est indéniable. Bref, faire les choses dans son coin ne marche plus, surtout lorsque l’on est pas maître de tous les éléments.

    Les pions bougent : Accord de ventes avec Amazon… et adhésion à l’idpf (développant le format epub) sont les dernières en date. Les deux étant d’ailleurs en partie contractoires, mais qui leur en voudra de ne pas mettre leurs oeufs dans le même panier. Pour les auteurs, le choix d’Amazon va permettre de pouvoir enfin espérer profiter de vente de livres électroniques. Pour les lecteurs, il va être plus simple de trouver les livres (mais c’est dommage d’avoir une plate-forme unique) et surtout grâce à epub, fini le casse-tête de savoir si le livre sera lisible sur l’ordinateur, la tablette ou le mobile.

    Epub est un format standardisé, poussé par de gros travailleurs du web dont Adobe, Google, rejoins plus récemment par les éditeurs. Epub repose sur des normes reconnues et déjà éprouvées que sont le HTML et le CSS empaqueté dans un format spécial pour l’occasion.  Bref, il existe déjà de nombreux outils pour afficher le contenu d’un epub puisque potentiellement tout navigateur web devrait pouvoir le faire, et autant pour créer des fichiers. mais les choses ne sont pas si simples que ça, bien sûr. dans le cas du epub, comme dans le cas du HTML, le rendu peut varier selon les navigateurs, il y a des problèmes de protection du contenu (pour ceux qui souhaiterait, évidemment), et du côté de l’édition, si vous avez déjà tenté de faire un site web, vous avez du remarqué les difficultés en allant dans les détails. D’où le développement d’un marché de professionnels visant à mettre à disposition des moyens de distributions de livres, à modifier les logiciels de mise en page ou autre (Scribus, Sigil, Calibre…), et de formation pour avoir un contrôle parfait sur le sujet et le résultat. Flossmanuals et la plateforme Booki exporte déjà les contributions des auteurs au format epub de façon automatisée.

    Bref tout n’est pas rose, mais une direction est donnée, comme le Postscript et le PDF avait donné une direction à l’impression ces 30 dernières années. Tout cela va donc encore certainement évoluer, mais l’adoption du HTML5 et du scripting ouvre des voies considérables pour le livre électronique.

    LibreGraphicsMeeting, Vienne

      Texte encourageant affiché au metalab, vienne

      Texte encourageant affiché au metalab, vienne

      Le LibreGraphicsMeeting 2012 à Vienne vient de se terminer. L’année a encore été très riche. Elle a en particulier été le lieu de rencontres encore plus forte puisque l’événement prenait part au sein de LinuxWochen.
      On notera entre autre :
      - la sortie de Gimp 2.8 dont la compilation finale s’est faite sous mes yeux. j’ai eu le plaisir de voir mitch vider sa joie et réclamer du champagne alors qu’il ne boit plus que du Club-mate.
      - le renforcement de l’équipe de l’interface utilisateur de Scribus nommée ui-IV-iu. Une nouvelle répartition des tâches s’est faite dans le but de faire avancer plus vite le projet pour la sortie de la 1.6. Certains membres, alessandro, Cédric ont même mis la main au code. Enfin, on notera la présence pour la première fois de Cezary, développeur polonais et d’africains dont un membre de l’Association francophone des graphistes libres.
      Cette année, le programme a été marqué par une moins grande quantité de conférence, mais une plus grande présence d’ateliers permettant de réels échanges. Ricardo et Ana ont tenu un atelier sur les fontes couleur et ont mentionnés utiliser le livre de Flossmanuals francophone écrit sur le sujet en novembre dernier au sein de l’école de design et graphisme libre activdesign.
      Impossible de résumer 4 jours aussi intense en si peux de lignes. Mais nous attendons avec impatience la prochaine édition qui devrait se dérouler à madrid, au mediaLab prado.

      LGRU Clos

        LGRU Bruxelles

        LGRU Bruxelles, quelques projets

        La session de travail LGRU est arrivée à terme et la collaboration a été productive : plus d’une centaine de travaux ont été produits en 3 jours dans un esprit positif de partage et dans la volonté de faire avancer la corrélation entre les outils et les pratiques créatives. Voici ici, notre sélection de documents :
        - un script de Cédric permettant d’apprécier l’action d’un logiciel sur la génération automatique de blancs : Scribus whiteSpace générator (PDF + Fonte)
        - impliedSpaces un script sympathique de Ricardo qui remplace la valeur de séparation des blancs par l’action d’une valeur de couleur dans le texte, joli et utile si on considère que l’on pourrait économiser beaucoup de papier en utilisant une telle technique
        - A la recherche des contours lors de l’atelier SVG from scratch, on aurait pu dire SVG sans ordi, finalement
        - Croquis fontes et édition de fontes en ligne
        - Dans le même atelier qui a fait émerger le ScribusWhiteSpaceGenerator on a aussi vu cette idée intéressante de Camille ou encore de Denis.

        et évidemment beaucoup d’autres bonnes choses…

        Prendre la mesure des conversions d’utilisateurs

          Dans un précédent post, je m’étais amusé à décrire les difficultés et remarques de certains de mes étudiants en communication et éducation. Changement d’année, et changement d’étudiants. Que dire des nouvelles promos ? On peut observer, comme souvent une augmentation de l’aisance dans la manipulation. Bref, il est globalement plus simple de faire reproduire des étapes. Cependant peu de choses concernant la productivité et la compréhension globale d’un travail à l’aide de l’ordinateur, voire pire encore toujours cette sorte de scission mentale.

          Notre exemple de dissonance

          Un exemple simple qui illustrera le propos avant de passer à des listes plus longues de preuves : décrivant le fonctionnement d’un logiciel, je demande de passer par le menu Fenêtre>Pages. A cela, on m’oppose.

          • Il est où le menu ?
          • je répond “Pages, dans le menu Fenêtre, tout à droite du menu…ici” (preuve par la projection de mon écran)…
          • Puis contraint de me déplacer pour montrer avec mes gros doigts sur l’écran “” puisque même de le montrer au projecteur ne suffit pas.

          C’est un exemple, mais cependant très fréquent. Pas seulement en cours d’informatique à l’université, mais aussi en situation de formation professionnelle. Cependant la plupart des professionnels ont appris sur le tas alors que les étudiants cumulent des centaines d’heures de cours sur le sujet et semblent manipuler tout ça comme des rois. On peut donc en tirer quelques remarques :

          • s’agit-il d’un manque d’attention ? je ne pense pas, la plupart des étudiants dont je parle là sont sérieux (il existe des étudiants non sérieux qui au bout de plusieurs cours ne connaissent toujours pas leur mot de passe ou ne savent toujours pas lancer un logiciel sur un mac, mais là c’est un autre problème)
          • s’agit-il d’un manque de prise en compte de l’informatique dans un système éducatif ? je ne pense pas non plus, les heures attribuées à l’informatique n’ont fait qu’augmenter ces dix dernières années, donc l’effort est réel du point de vue des moyens pédagogiques
          • Est-ce le manque de pratique des étudiants ? Là encore, au vu des deux premiers arguments, clairement non. Ils seraient même plutôt addict (pas du cours en lui-même mais des écrans en général)

          L’incompréhension Humain-Machine-Humain

          De mon point de vue, je situerai le problème à un autre niveau :

          • difficulté à porter son attention sur deux niveaux (niveau enseignant – écoute, et niveau ordinateur, action). Les psychologues pourraient donner leur avis à ce sujet;
          • manque de prise de recul vis-à-vis des logiciels qui empêche de voir les points communs aux interfaces graphiques. C’est un problème global et qui ne facilite pas la prise en main des logiciels ni les migrations des logiciels propriétaires vers les logiciels libres;
          • report des difficultés sur l’ordinateur, car c’est bien connu que “c’est trop compliqué” ou que “c’est bête ces machines” alors que la difficulté est souvent dans l’objectif fixé et la rétention dans la tête de celui qui est devant.

          Bref, on les placerait alors dans différents niveaux de dissonances cognitives. Ce serait ici l’expression la plus simple de la difficulté à transférer les connaissances dans différents contextes. Un exemple ici qui s’est exprimé plusieurs fois durant un cours unique en préparation d’image pour la mise en page :

          Cas 1 : On demande aux étudiants de préparer dans un logiciel (disons Gimp ou Photoshop) les images à la taille qu’elles devront avoir dans un autre (disons Scribus ou Indesign). Les étudiants veulent une image de 90mm. En fermant l’image et la rouvrant, ils m’appelent pour me dire que le logiciel ne tient pas compte de leur saisie, puisque l’image fait maintenant 9cm. Quand on leur répond que tout est bon, ils insistent. Quand on leur dit que 90mm=9cm, ils en doutent d’abord avant de se rendre à l’évidence.

          Ah, les chiffres et les computers !

          Ah, les chiffres et les computers !

          Cas 2 : Des étudiants demandent quelle taille doit faire une image qui recouvre deux pages. Je leur met la puce à l’oreille en leur disant que l’image doit faire deux fois la dimension définie pour les pages du document. Ma réponse ne semblant pas satisfaire puisqu’on me répond “oui mais combien ?”. Je leur répond que je ne connais pas la taille de leur page. Ils me répondent alors A4. A quoi je dis que l’image devra faire A3. A quoi ils me répondent, c’est quoi A3. Je dis deux fois A4 (pour rappel dans un logiciel de mise en page, il n’y a pas de taille de document par défaut, c’est donc les étudiants qui ont explicitement choisi le format). Je leur demande combien fait un A4. Ils ne savent pas. Alors, de mon point de vue, ignorer la dimension d’un A3 est compréhensible, ignorer les dimensions exactes d’un A4, pourquoi alors qu’ils utilisent tout de même ce format tous les jours et qu’ils impriment des documents et dossiers à foison, mais qu’ils ne sachent pas quelle dimension ils ont donné à leur document, c’est un autre problème. Je leur demande donc comment ils feraient pour savoir comment ils pourraient connaître la dimension de la page : et là ils me répondent, en l’imprimant comme si l’imprimante était une preuve alors qu’ils suffirait qu’ils retournent dans la fenêtre dans laquelle ils ont mis cette dimension. Bref, je suis contraint de leur dire que le A4 c’est 21×29,7 cm et que le A3 est 2 fois plus grand…silence, puis réponse 42x58quelque chose. Bref, le 2 fois plus grand est bon, mais pas tout à fait. Je vous laisse trouver, chers lecteurs, j’ai évidemment donné la réponse, mais un peu irrité quand même. (au passage, bravo la capacité de recherche sur internet aussi : http://fr.flossmanuals.net/scribus/ch010_format)

          Posséder l’outil avant qu’il ne vous possède

          L’informatique ne peut résoudre tous les problèmes. L’outil n’est qu’un outil, et il fait ce qu’on lui dit. Lorsqu’une tâche est répétitive, l’ordinateur est parfait pour la répéter, pourvu qu’on lui dise ce qu’il doit répéter. Mais c’est à l’utilisateur de savoir ce qu’il veut. La réponse fréquente des personnes en difficulté est la suivante : “pourquoi ils ne créent pas un menu pour ça ?” La réponse est simple : créer une menu pour chaque problème potentiel multiplierai de façon insupportable le nombre de menus et rendrait les logiciels encore plus complexes. Et les interfaces adaptatives ne peuvent pas faire grand chose pour savoir ce que la personne souhaite, malheureusement.

          Comprendre le sens de sa question

          Comprendre le sens de sa question, une étape essentielle

          Bref, le problème n’est pas dans le logiciel. Il est :

          1. dans la prise de conscience de ce que l’utilisateur souhaite produire
          2. de l’explication de cette volonté en termes techniques
          3. du transfert des termes techniques en termes informatiques liés au logiciel

          Ne pas comprendre la relation entre mm et cm ou A4 et A3, ne sont pas des informations informatiques. Ce ne sont pas non plus calculs quantiques complexes. Les enfants apprennent ça en primaire. Et chaque étudiant fait évidemment des choses bien plus compliquées très régulièrement (comme calculer ce que va leur coûter l’augmentation de la TVA sur le prix de leurs études).

          Tout se passe donc comme ci, les connaissances, pourtant simples, bien intégrées, ne pouvaient être transférée dans un nouveau contexte. L’informatique semble donc être bien plus virtuelle qu’on ne l’imagine. Les règles y serait même différentes. En conclusion, rendre l’utilisation de l’informatique accessible va donc passer par ces points :

          1. montrer le prolongement entre l’ordinateur est la réalité
          2. faire comprendre les impératifs (en particulier métiers) auxquels les logiciels répondent, au lieu de commencer d’abord par le logiciel en pensant que “ça le fera comme ça“.
          3. ne pas répondre oui quand un étudiant dit que ce n’est pas grave s’il y a des erreurs puisqu’il n’est pas dans une situation réelle de production : et leur répondre que l’école sert justement à prendre des réflexes avant d’être en production, et que l’école est justement un temps attribué à ça, dans un environnement protégé, non concurrentiel.

          On observe donc une sorte d’aisance dans le mouvement des mains et des bras. J’obtiens même chaque année des résultats graphiques qui s’améliorent. Ils semblent comprendre plus vite, (et tout cela n’est pas de mon fait), mais pour au final aboutir au même résultat : il n’y a pas incorporation de la connaissance, pas de réflexes cognitifs qui lie immédiatement le corps et l’expression de la volonté. Le système éducatif semble avoir échoué sur ce point : à Bac + 2 les outils de productivité sont systématiquement mis à la trappe, les étudiants (hormis certains évidemment) remplissent les cases demandées sans réellement s’investir outre mesure. Il n’y a pas d’implication au sens propre. L’ordinateur est perçu comme un pragmatisme absolu, le règne de l’action, le Sarkozysme de la technique sans bilan ni vision à long terme : bref, cliquer pour cliquer puisque le prochain clic résoudra le précédent.

          Le logiciel libre donne leur chance aux utilisateurs de comprendre. Si on a tendance à dire qu’un Ubuntu est aussi simple qu’un mac, on dit aussi toujours que l’objectif n’est pas là, qu’on le personnalise et rajoute ce qu’on veut… Comprendre ce qu’on souhaite et le faire avec les meilleurs moyens possible. Pas comme cette stagiaire que j’ai eu qui écrivait du HTML dans Dreamweaver parce que son enseignant lui avait dit qu’il fallait ce logiciel pour faire des sites (a-t-elle tout compris ou l’a-t-il vraiment dit?). Quoi qu’il en soit, j’espère qu’Activdesign donnera une meilleure à ces étudiants de comprendre l’importance de leur place dans la production et que FLossmanuals sera à même de les aider.

          emacs, le word du geek

            Qu’est-ce qu’emacs ?

            Emacs est un logiciel libre très utilisé. Il possède ses fans, comme VI, nano, ou encore Microsoft Word (pas libre). Alors pourquoi Emacs ? Comme j’ai besoin de me détendre et de me simplifier la vie, je me suis dit qu’il étant temps que je m’y mette, sans quoi je ne serai jamais un vrai de vrai, un pur parmi les purs du libre, moi qui n’utilise que Scribus et parfois vi. En plus comme j’incite les auteurs à écrire et chacun à devenir auteur et donc à écrire, il faut bien que je trouve des logiciels performants pour ça. Vous comprendrez que je souhaite accompagner mes comparses dans cette aventure. J’ai donc chercher quelques informations et voilà tout est clair. Regardons cette petite présentation issue d’un simple googling rapide :

            "EMACS est un éditeur de texte très sophistiqué. En réalité, c'est un interprète Lisp qui exécute un éditeur programmé en Lisp. Or avant d'en apprécier toutes les subtilités, il est important d'en apprendre les rudiments comme tout autre éditeur. Ces quelques pages devraient vous permettre d'utiliser EMACS comme n'importe quel autre éditeur simple. Emacs est un éditeur qui fonctionne aussi bien dans le mode caractère; ceci est particulierement utile lorsqu'on accède a l'ordinateur via un modem à basse vitesse que dans une fenêtre X." http://www.phys.umontreal.ca/~mousseau/phy1234/notes/notes_74.html

            On retiendra le message :

            1. éditeur de texte
            2. sophistiqué

            jusque là c’est un Bloc-Note amélioré, un genre de Wordpad ou de TextEdit. Mais ça ne s’arrête pas là :

            1. interprète LISP en LISP (bref comme un traducteur portugais qui serait portugais, c’est le meilleur, toujours en langue maternel. J’aimerai avoir un interpréteur de langue aussi sophistiqué pour l’allemand, le russe et le chinois)
            2. fonctionne en mode caractère (on pourra donc écrire du texte lettre à lettre, peut-être à l’opposé de ces éditeurs et correcteurs nouvelle génération qu’on trouve sur nos téléphones) on remarquera au passage qu’il est tellement mode caractère (que l’auteur de la page n’a pas vu ses erreurs d’espace corrigées, moi je les ai enlevées ici, reportez-vous à l’original). Ces dons un logiciel qui respecte le travail de l’auteur à la lettre !
            3. on peut y accèder par un modem, c’est formidable. Ou une fenêtre X (pas spécifique aux sites .xxx qui semblent donner trop peu de place au texte, d’ailleurs, allons savoir pourquoi !)
            4. Enfin, nécessite quelques rudiments pour se lancer seuls. C’est un logiciel sophistiqué mais donc simple, normal il s’appelle emacs, dites imacs, bref, On sait d’où Apple tire le nom de ces gammes et d’où ils s’inspirent en facilité d’utilisation.
            5. On verra plus loin qu’il peut s’utiliser avec une souris, ce qui est un vrai plussss quand on abandonne sa tablette et son téléphone pour un vrai ordinosaure :)
            Emacs peut même écrire en couleur

            Emacs peut même écrire en couleur

            Bref, un éditeur sophistiqué, simple et indispensable qui aurait fait pâlir Socrate et Platon si leurs détracteurs en avaient posséder ne serait-ce qu’un rudiment. J’ai relu tout Platon et réécouté tout Socrate, aucune référence trouvée à cette emacs. Signe que les temps ont changé mais que le complot philosophique est en train de tomber grâce à la FreeSoftwareFoundation.

            Utiliser Emacs

            Si la souris vous déplaît, ce qui risque d’être le cas puisque c’est un périphérique du passé, vous pourrez écrire simplement votre texte et naviguer dedans :

            ^f (Forward) avancer d’un caractère
            ^b (Backward) reculer d’un caractère.
            ^n (Next) aller à la même position de la ligne suivante
            ^p (Previous) aller à la même position de la ligne précédente
            ^a (Au début!) aller au début de la lignes
            ^e (End) aller à la fin de la ligne
            Au lieu de ^f, ^b, ^n et ^p, on peuthabituellement utiliser les flèches présentes sur le clavier pour ledéplacement du curseur. Essayez-les. Si ca ne marche pas, demandez à un"expert" de vous configurer Emacs pour que ca fonctionne.

            Heureusement que vous n’avez pas jeté votre clavier qui heureusement n’a pas que 26 touches. Sinon demandez à un expert d’interface. On trouve d’autres fonctions sophistiquées :

            • ^g      avorter la commande en cours
            • ^x^b lister les tampons
            • ^h c aide sur une clé
            • ^h ? aide sur l’aide

            Bref, pour le meilleur ou pour le pire, c’est un logiciel non sexiste (LIPS c’est certainement un anagramme de LIPS).  Il prend en charge des fonctions de la vie de tous les jours (étrange que ce ne soit pas mentionné ainsi !). Bref, on savait comment retrouver son téléphone en s’appelant soi-même (et oui, vous aussi vous l’avez fait au moins une fois non ?), maintenant vous saurez à quoi servent vos clés sur votre trousseau (vous pourrez éventuellement jeter celles qui en vous servent plus grâce à ^xk tuer un tampon).

            Le mieux est encore l’aide sur l’aide. Quand vous pensez que la plupart des produits sont maintenant fournis sans mode d’emploi, là vous avez le mode d’emploi du mode d’emploi, au cas où. Bref, le souci de l’utilisateur au sens strict du terme.

            Emacs, le mot magique (a Word for geek)

            Ne pouvant m’arrêter là, j’ai poussé ma recherche :

            * versatilité: ce n'est pas seulement un éditeur, mais également un navigateur, un courrielleur, un terminal, etc ...

            Le rêve, tout faire dans un logiciel unique, un seul logiciel à apprendre, bref l’ancêtre de Microsoft Word, de LibreOffice Writer. Ou une version plus élaborée…

            Alors reprenons. Quand on est dans Word, on écrit son texte avec un clavier préhistorique qui fait du bruit quand on tape dessus et qui n’est pas pratique (on doit utiliser plein de touche alors qu’avec un crayon, au moins, on peut écrire toutes les lettres. Plus simple le crayon et plus simple le doigt). Mais dans Word, on va aussi mettre ses images pour les retoucher, aligner des chiffres et des lettres pour faire sa liste de course, écrire des messages qu’on envoie à l’imprimante qui nous permettra de la transférer à une autre personne par un procédé technologique nommé enveloppe couplé à un autre qui s’appelle timbre qui est normalement nécessaire. On peut même sauvegarder plusieurs images dans le même Word, ce qui permet de les classer pour les retrouver plus facilement. Bref, Word, le fin mot ou le mot de la fin ?

            Emacs, un word renversé

            Emacs, un word renversé

            Ben non, puisque finalement emacs, gère bien plus de choses… si la loi le permet dans votre pays (comme l’avortement). Cela n’est pas rien tout de même. Donc moi qui utilisait jusqu’à présent LibreOffice et Scribus, je songe maintenant à utilise Emacs (dites toujours “Imax”). A moins qu’un mode Emacs soit intégré dans Scribus ! Et vous que ferez-vous ?

            “Ca ressemble à quoi, compiler scribus ?”

              On m’a une fois demandé : “Ça ressemble à quoi de compiler Scribus ? j’aimerai faire ça un jour pour voir à quoi ça ressemble !” (pardonnez, la citation est approximative, mais je ne cite pas l’auteur vous remarquerez !). Bref on me demande ça parce que je suis graphiste et qu’on se dit qu’une compilation ça doit être beau. Quelque part. Le top 10 des messages informatiques époustouflants réuni en une ligne de commande.

              Comme souvent, il y a plusieurs réponses à une question. C’est mon côté normand, mais c’est un côté universel. En fait, ça dépend de ce qu’on attend.

              Si on va sur le site de Scribus, on voit que ça ressemble d’abord à ça :

              /usr/local/bin/cmake . -DCMAKE_INSTALL_PREFIX:PATH=/opt/scribus134cvs -DWANT_CAIRO=1 -DWANT_DEBUG=1 -DWANT_VERSIONING=1

              enfin si vous êtes sur le bon système (Linux) et que vous avez préparé les pinceaux comme il faut (et la liste est assez longue ici). Personnellement, je ne peux pas m’en tenir à ce qu’on me donne pour acquis alors, ça donne ça :

              #!/bin/sh
              
              if [ $# -lt 1 ] ; then
              echo "Vous n'avez pas passe de parametre"
              else
              echo 'argument 1 : ' $#
              fi
              # svn co svn://scribus.net/trunk/Scribus #Scribus trunk 1.5
              
              scribuslocal(){
              #-DWANT_SCRIPTER2=1
              if cd /home/cedric/sources/Scribus && svn update && cd scribus && svn log -rBASE:HEAD && cmake .. -DWANT_PRIVATE_CAIRO=1  -DCMAKE_INSTALL_PREFIX=/home/cedric/sources/build -DWANT_DEBUG=1 -DWANT_NOOSG=1 -DWANT_SCRIPTER2=1 && make && make install
              then
              SCRIBUS="\033[032m OK \033[0m"
              else
              SCRIBUS="\033[031m Error \033[0m"
              fi
              }

              ça donne un joli résultat de ce type là :

              Message de compilation de Scribus

              Message de compilation de Scribus

              C'est l'avantage de l'informatique : vous faites un truc et l'ordinateur en fait un autre. Un générateur de créations en sorte. Quand il y a des bogues c'est encore mieux :)

              Mais on peut aussi le voir comme ça : son effet sur les processeurs avant l'effet qu'il ne produit sur vous. Parfois l'effet est simultané : il suffit de mettre sa tête auprès du ventilateur pour avoir les cheveux au vent comme les starlettes de road movie (homme ou femmes, à cheveux longs de préférence). Enfin si l'envie vous en prend, protégez vos oreilles, sinon otite ou autres problèmes promis.

              Enfin donc, n'est pas artiste qui veut. Il faut en jouer de son corps, c'est ainsi. Il faut aussi être patient, vous ne croyez tout de même pas qu'on invente à chaque instant ! Non, nous avons besoin du bon algoritme associé au bon contexte (certain prennent même des produits prévus pour et pas vendus dans le commerce parce que pas autorisés. Et il paraît que l'État veut développer l'innovation, mon oeil !).

              Attention c'est une création unique si j'utilise à nouveau la même représentation de la demande, j'obtiendrai un résultat différent. Même cause, effets différents :) Remarquez comme c'est joli avec plein de couleur et que la charte graphique est pourtant strictement respectée.

              Merci Scribus et avis à ceux qui veulent tester, qui y ont mis ou veulent y mettre leur corps, leur coeur et leur temps.

              Après la 1.4, la 1.5

                Compilation de Scribus 1.5 pour la création du manuel Gimp

                Compilation de Scribus 1.5 pour la création du manuel Gimp

                A peine la version 1.4 de Scribus, me voilà à retourner dans la 1.5. Ça faisait pas mal de temps que je n’y avais pas mis les pieds faute de pouvoir m’y pencher suffisamment. Bref, Étant en cours d’écriture d’un support de formation pour Gimp, j’ai du en faire la mise en page, et j’ai donc pris le risque (comme d’habitude) de faire la mise en page dans une version de développement, la donc numérotée 1.5.

                Je dois dire que j’ai été très agréablement surpris. Nous connaissons tous les limites de Scribus : pertes de performances avec l’augmentation du nombre de page et la quantité de texte. Et bien j’ai pu faire ce document de 100 pages incluant création de graphique et d’image en 1 jour et demi, ce qui est un délai presque normal.

                Pour ceux qui voudraient tenter l’expérience, voici quelques conseils quant-aux problèmes rencontrés (il s’agit d’une version de développement non destinée à la production).

                1. La suppression d’un cadre au milieu d’un flux de cadres liés engendre un mauvais repositionnement du texte. Cela se résoud quand on ferme et ouvre le document (il doit s’agir d’un simple problème de rafraichissement) mais à un moment j’ai du refaire les liaisons qui étaient “définitivement” et partiellement perdues. A noter au pas sage un nouveau comportement de l’outil Liaison “à la” Indesign.

                2. L’export en PDF se fait par le biais de la même fenêtre. Maintenant, une fois les optiosn paramétrée, la fenêtre d’export en cours est très longue à apparaître. Ce délai semble proportionnel au nombre de page (à savoir pourquoi). Donc avant d’annuler ou de tuer le processus, laissez le plutôt le temps aux choses de se faire.

                Hormis cela, tout le reste est parait. De nouvelles options pratiques, une prises en compte du compte rendu de notre équipe UI_IV_IU pour l’amélioration de l’interface en vue de la rendre plus productive (ce n’est pas fini mais on sent la nouvelle approche poindre son nez)…

                Bref, j’adopte et vous ? testez et discutez !

                En bonus, une petite page du support de formation Gimp ainsi créé.

                Utilisation de Scribus 1.5 pour mise en page

                Utilisation de Scribus 1.5 pour mise en page

                Nouvelle version de scribus : 1.4

                  Enfin, ceux qui suivent Scribus attendaient cette version depuis longtemps. A la fois partagé entre l’impression de déjà la connaître depuis le temps que les RC étaient à disposition régulière et à la fois avec le plaisir d’en voir le bout et de voir des fonctions fondamentales officiellement mise à jour depuis plusieurs années.

                  Pour ceux qui ne connaissent pas encore Scribus : il s’agit d’un logiciel de mise en page libre, qui se veut plus puissant et rigoureux que MS Publisher et vise le niveau de logiciels réputés tels Indesign ou Xpress. Le public de Scribus est donc un public de personne visant à créer des livres, des magazines ou autres produits de communication basés sur des PDFs de qualités, qu’ils soient prévus pour le web ou les impressions professionnelles. Scribus est un maillon de la chaîne graphique constituée entre autre avec Gimp et Inkscape (logiciels sur lesquels nous venons de terminer une formation de migration d’utilisateur d’Illustrator ce jour même).

                  Alors quoi de neuf depuis les version 1.3.3 ?

                  Les nouveautés sont bien nombreuses et si elles étaient déjà disponibles dans les dépots depuis plusieurs années, les voilà enfin publiques pour tous. Depuis le temps que je suis et contribue à Scribus je me suis habitué à ces fonctions, mais je vais tenter d’en dépeindre les principales :

                  Amélioration des styles

                  Enfin, une vraie séparation entre style de paragraphe et de caractère. Les styles de paragraphes bénéficient d’options comme les marges optiques, ou des paramètres de suppression de lézarde par adaptation des blancs. Cette fonction est certainement celle qui va apporter le maximum de productivité.

                  Ajout de propriétés de texte

                  Le texte étant primordial dans le travail de mise en page, un gros effort a été fait sur ce point et le texte a été gonflé de dizaines de propriétés nouvelles qui permettent d’améliorer le rendu typographique. On retrouve ici les marges optiques, les échelles proportionnelles de glyphes ou d’espace…

                  Ajout de propriétés d’image

                  Les images ne sont pas en reste avec le support de nouveaux format, une meilleure prise en compte des profils intégrés ou un choix d’export selon le type d’image, la possibilité d’importer des PDF, ou encore de placer directement des effets sur les photos importées, ce qui réduit le besoin de passer par d’autres logiciels de préparation comme Gimp.

                  Enfin le support du format vectoriel SVG a été bien amélioré et facilite les échanges entre Inkscape et Scribus.

                  Cadres

                  Au niveau des cadres, de nouveaux moyen plus rapides de le créer (à l’aide de raccourcis clavier), des les positionner ou encore de les combiner (opérations booléennes) on été introduites.

                  Dans le même temps, le système d’habillage a été renforcé par la prise en charge des chemins vectoriels incorporés dans les fichiers TIF.

                  Meilleure préparation prépresse

                  Ce qui était avant produit à l’aide de plugin est dorénavant intégré par défaut : fonds perdus, repères divers, ligne d’information PDF/X-3 ou encore la possibilité de convertir le fichiers dans des modèles de couleurs différents avec conversion automatique des tons y compris tons directs. Le PDF produit par Scribus a donc encore fait un bon en avant et devient de plus en plus fiable. Étant de plus en plus utilisé dans le monde professionnel, cette avancée confirme son succès.

                  Globalement, le logiciel est plus stable, devient plus réactif, facilite le travail et la productivité (en particulier par l’amélioration du système d’annulation et les styles) tout cela dans un confort de travail accru.

                  Il reste évidemment bien d’autres choses dans cette version et aussi bien d’autres choses à venir. Mais chaque chose en sont temps, et la 1.5 aura le sien et on y verra en particulier des changements d’interface important auxquels j’ai participé et qui amélioreront encore la productivité qui devenait nécessaire avec l’accroissement des options offertes. A très bientôt alors.

                  Parlez votre langue, pas vos caractères !

                  • Anglais
                  Texte écrit en alphabet Tifinagh par Cédric Gémy dans Scribus et Fontforge

                  Texte écrit en alphabet Tifinagh

                  Depuis que je voyage en Afrique pour introduire les logiciels libres de PAO (Scribus, Gimp, Inkscape) auprès des éditeurs locaux qui en semblent satisfaits, j’ai appris à m’intéresser de façon plus précise suite à des questions qui sont autant d’expérience que je n’ai pas personnellement. Parmi les choses fondamentales j’ai noté le besoin de perdre sa dépendance vis-à-vis des technologies (pas mal non, moi qui ne fait qu’en parler mais de fait comment fait on en absence d’électricité ou d’internet?) et les langues locales.

                  Pour le premier j’ai peu de pouvoir pour le second, il est possible d’y participer. Très tôt la question de prendre en compte dans Scribus des langues non latines a été mise à jour. A ce jour aucun logiciel de mise en page, même propriétaire, ne semble satisfaisant. Mon passage à Tunis en Novembre m’a montré que les graphistes locaux étaient peu satisfaits de la version Indesign pourtant sensée être adaptée à leurs besoins linguistiques.

                  Ce qui me fait actuellement réagir et écrire, c’est qu’une éditrice du Maroc me fasse part de ses livres écrits en tifinagh (berbère), qui ressemble à ça : ⵀⴻⵍⵍⵄ ⵡⵄⵔⵍⴷ. Intrigués par le temps qu’elle passe à faire ça, je me dis que je vais pousser quelques investigations. Heureusement Scribus et les autres logiciels le font bien. La langue a un alphabet étrange certes, mais la structure n’a rien a voir avec la complexité de l’arabe que seuls Libreoffice et Inkscape semblent bien supporter parmi nos outils de publication. Quel est donc son problème ? Qu’est-ce qui fait que ces éditeurs perdent un temps fou à simplement taper quelques lettres sur une page  ?

                  Mon premier réflex a donc était d’aller télécharger quelques polices dites faites pour ça dont l’éditrice m’a parlé, à vérifier la présence de la langue dans unicode et à installer une carte de clavier adaptée.

                  D’abord force est de constater que la diversité culturelle est particulièrement bien représentée dans le logiciel libre et c’est tant mieux. Une fois encore l’intérêt culturel est supérieur aux intérêts commerciaux et on voit bien que la logique de profit ne pousse pas toujours à l’innovation ou à conquérir les marchés, pour la simple raison que seuls les marchés solvables sont intéressants. Bref en cherchant rapidement sur des systèmes d’exploitation privateurs bien connus si les cartes claviers sont disponibles, il est évident que ces systèmes privent leur utilisateurs  d’un accès facilité à leur propre langue à moins qu’ils n’achètent une version spécifique (je n’ai pas vérifié sur ce point) ce qui pose des problèmes en terme d’universalité (nécessité à l’heure d’internet) et envie pose des problèmes en cas de multilinguisme (ce qui est le cas de nombreux pays de cette planète, je suis preneur de chiffres).
                  Sous Linux, la carte de clavier Maroc Tifinagh était directement accessible, dirai-je à côté de l’anglais et de l’arabe (si on ignore l’alphabétisme).

                  Ensuite, j’installe les polices téléchargées, et commence à vouloir écrire avec les dites polices et voilà que rien n’apparaît. A ma grande surprise et stupeur. Aussi vais-je dans la fenêtre des glyphes et vous bien la plage unicode Tifinagh, fièrement affichée dans la liste des blocs, mais voilà, elle est vide. Tous les caractères Tifinagh sont placés sur le bloc standard. je me dis que c’est quand même bête qu’un institution qui gère une langue réclame un bloc unicode, qu’elle l’obtient certainement après des dossiers et réunions longues et ennuyeuses, et que malgré cette effort et cette reconnaissance de la communauté informatique internationale, cette institution ait décidé de ne pas adapté ces polices à cette demande.

                  Tifinagh à l'aide de Déjà vu dans Scribus, parfaitement accessible, par Cédric Gémy

                  Bref, je comprend mieux que l’éditrice ait mis beaucoup de temps à écrire, sa fonte ne correspond pas à sa carte clavier. Wouah, faut aller le chercher. Mais, j’ai déjà rencontré ça dans d’autres contextes auprès d’éditeurs de manuels scolaires burkinabé, par exemple.

                  Bref, la solution est évidemment de trouver les fontes qui contiennent les caractères tifinagh. Comme j’ai des tonnes de fontes dans divers dossiers, je ne me vois pas les ouvrir une à une pour tester. Me voilà donc parti dans un petit script basé sur fontforge. J’en ai quelques unes dont des libres, comme Déjà Vu, et finalement peu de polices propriétaires. Mon pourcentage est de  0,3% de fontes couvrant la langue. Tout de même dommage.

                  J’invite les auteurs en tifinagh et autres langues mal représentées à engager des démarches auprès des équipes de typographe libres de manière à ce qu’elles soient bien couvertes, voire éventuellement de les financer. Cela forcera peut-être les entreprises du propriétaire à faire de même.

                  Script de détection d’encodage pour Scribus

                    Durant la session de création du manuel Scribus, la question de l’import de fichier texte et plus particulièrement du support de l’encodage de ces fichiers a été abordée. Scribus laisse la main à l’utilisateur pour choisir le bon encodage mais que ce passe-t-il quand le graphiste ne sait pas comment le fichier a été produit. Ce script python permet d’apporter une première réponse et peut remplacer partiellement la commande file -i. Le résultat détecté s’affichera dans une fenêtre et offrira une première approche pour choisir le bon encodage dans la fenêtre d’import de texte brut.

                    Comment utiliser ?

                    Ce script utilise des modules standards de python qui sont subprocess, shlex, et aussi chardet et scribus. Il ne peut être lancé que depuis Scribus.

                    1. Télécharger le fichier text_encoding.py.zip;
                    2. Décompressez le dans le dossier de votre choix ou dans le dossier .scribus/plugins de votre dossier utilisateur;
                    3. Dans Scribus, utilisez Script>Démarrer un script et aller chercher le script décompressé;
                    4. Le script vous demande de choisir le fichier à tester.