Des dizaines de milliers de page avec Scribus

    A la question, combien de personnes utilisent Scribus, il est bien difficile de répondre. Nous pouvons affirmer que Scribus a été téléchargé 1,2 millions de fois cette année sur le site officiel, mais cela n’introduit pas les systèmes d’installation automatisé avec le propres serveurs (linux) et cela ne certifie pas que ceux qui ‘lont installé l’utilisent. Ensuite, vient donc la question de savoir si Scribus est vraiment utilisé par la création de mise en page.

    Un public varié

    Le public de Scribus est un public très varié. Il y a des bénévoles d’associations, en passant par des secrétaires plus habitué(e)s à Publisher ou encore  à des graphistes au quotidien, dont je fais parti. Finalement, ce ne sont peut être pas les graphistes qui produisent le plus de documents Scribus, cela pour diverses raisons.

    Des documents associatifs à Brest

    De passage à Brest pour une session d’animation dédiée à des conseils de mise en page pour les magazines de quartiers, il s’est avéré que tous les présents utilisaient Scribus hormis 2, travaillant avec Word et avec Xpress.
    Les tirages de ces journaux vont de 400 à 4000 exemplaires, du mensuel au trimestriel avec une longueur allant de 4 à 24 pages. Un petit calcul rapide nous conduit à estimer la quantité de pages imprimées dans ce contexte à 240 000 à l’année, ce qui représente une belle quantité dont certaines sont assez agréables et d’une qualité très acceptable avec des outils utilisés qui feraient des fois baver certains professionnels.

    Vous pouvez regarder sur le wiki de Scribus pour quelques exemples 2013 et y trouverez des liens pour des exemples des années précédentes.

    Windows est-il récupérable ?

      J’utilise rarement windows parce que c’est un système que je trouve trop peu performant et qui ne correspond pas à ma vision. J’utilise aussi peu les macs parce que ce n’est qu’un Linux bloqué. J’ai un mac à la maison qui reste à vieillir tranquillement. Tout mes PCs ont gardé leur windows en double boot, “au cas où”.

      Dans quel cas utilisez vous windows ?

      Le “cas où” se présente finalement régulièrement, à chaque session d’exam, pour une session habituelle de correction de copie d’étudiant. J’en parle ici chaque année et je reviendrai cette année sur les déboires, mais pour le moment parlons léger.

      En janvier, j’avais déjà eu ce besoin. J’allume un ordinateur. Ah, mode récupération. J’annule. Je recommence, ah mode récupération. Bon, je recommence, et cette fois je valide la récupération. Ca mouline. Du coup, comme j’ai 5 ordi dans ma salle de formation, je me dis que j’ai bien fait d’être prévoyant et qu’il ne faut jamais faire confiance à l’informatique : je lance mes autres ordis, qui un à un font la même chose. Bon j’ai compris que je n’ai rien compris et que tout cela me dépasse. Au bout d’au moins 2 heures, mais ça finit par redémarrer. Je peux enfin travailler.
      Mais entre temps, ça m’a viré mon GRUB et donc j’ai plus d’autres moyens que de démarrer sous windows,, le supplice. Donc je me paie encore 2 bonnes heures de téléchargement d’une image disque debian pour l’utiliser en mode récupération et simplement remettre mon grub. Ça, on sait faire à la maison.

      Toujours le même problème

      En mai, c’est-à-dire hier, même problème. cette fois, j’ai des souvenirs de vieux windows 95 avec un mode sans échec et je me dis pourquoi ne pas tenter ça. Bah, c’est pas mieux. Ordinateur qui mouline pendant des heures. La remise des notes est pour le lendemain, et je n’aurai plus qu’à tirer les notes des étudiants aux cartes (je me suis créé un jeu rien que pour ça, je vous le montrerai un jour :) ). Donc à chaque fois, pendant que certains vont voter ou manifester contre Notre-dame-des-Landes ou le mariage universel, voilà que je les regarde par la fenêtre, en patiemment qu’elle s’ouvre !


      Plusieurs choses :
      - soit windows ne peut pas me sentir et je ne devrai pas insisté
      - soit je m’y prend mal quand j’appuie sur le bouton d’allumage et ça le vexe
      - soit windows est vraiment un système pourri, pas productif ni fiable et faut vraiment arrêter de s’entêter à l’utiliser.

      J’attend que vous fassiez comme moi, passer à Linux, ou que vous m’expliquiez comment ça peut marcher chez vous.

      Blender 2.67 est sorti

        Depuis le 7 mai déjà, comme le temps passe vite, la nouvelle mouture de Blender est téléchargeable sur blender.org. En cela, l’équipe poursuit sur sa lancée de refonte du logiciel engagée depuis 2.5 et maintient son rythme d’une mise à jour tous les 6 mois.

        Parmi les nouveautés, on peut compter un nouveau moteur de rendu, des fonctions dédiées à la préparation de fichiers pour une impression 3D et diverses améliorations parfois sur des choses simples mais qui s’avèrent à l’usage très pratiques.

        Nouveau moteur de rendu FreeStyle de Blender

        Nouveau moteur de rendu FreeStyle de Blender

        Freestyle est un nouveau moteur de rendu non-photorealiste (NPR). Originellement prévu comme un programme indépendant dans un projet de recherche académique, il donne aux artistes un nouveau moyen d’obtenir des résultats 2D à partir d’une modélisation 3D. Les lignes générées peuvent stylisées avec une grande variété d’options pour jouer sur la couleur, la transparence, l’épaisseur du trait ainsi que sa géométrie.

        La précision de tracking des objets et de la caméra sont bien plus précis grâce à la librairie Ceres.

         

        Impression 3D Printing

        Un nouvel Addon a ajouté et va faire parler de lui à l’époque de l’émergence des imprimantes 3D et surtout de leur démocratisation : il permet de préparer les objets à une meilleur impression, avec un outil de règles, une analyse des maillages pour trouver d’éventuelles erreurs dans les épaisseurs, angles ou distortions.

        Au-delà de FreeStyle, le moteur de Rendu Cycles, présent dans Blender depuis plusieurs versions a été amélioré pour support le Subsurface Scattering. Le rendu des peaux de personnages et de matériaux comme le marbre n’en sera encore que plus réaliste. Les performances du rendu ont aussi été accrues malgré des ajouts significatifs de paramètres comme la largeur minimale pour les cheveux et les flous.

        Le système de contour et les brosse texturées ont été unifiées. De nombreux outils partagent donc maintenant des paramètres. Le contrôle de l’angle des superpositions, de l’alpha se font maintenant directement à la souris

        Le Noeud de visualisation possède maintenant une zone de rendu personnalisée pour afficher des rendus plus rapidement.

        Outils

        De nouveaux outils de modélisation ont aussi été ajoutés :  Individual Face Inset, Poke Face et Knife Project. Un meilleur support de l’UTF-8 dans l’outil text et dans l’éditeur interne vont aussi aider les utilisateurs de documents multilingues.

         

        Lire aussi sur le sujet :

        http://www.cgemy.com/blog/Blender-267-new-face-tool

        Moments forts du LGM 2013

          Organisation et déroulement du LGM

          Le Libregraphicsmeeting s’est déroulé cette année à Madrid, au Medialab-Prado et a été partiellement combiné avec Interactivos, un autre événement local.
          L’organisation avait décidé de laisser la place à des conférences de courtes durées, des workshop le midi pour couper la journée et un grand espace de travail. La “shortitude” des conférences a été l’élément qui a multiplié le nombre d’interventions et a soutenu le rythme. Si par mégarde, une conférence ne vous semblait pas intéressante, vous aviez à peine le temps d’en profiter pour aller aux toilettes ou vous désaltérer :)

          On peut globalement noter le succès en terme de visite : au moins 300 personnes présentes et une salle de conférence quasi pleine en permanence, du jamais vu au LGM, sauf pour le speech d’ouverture (qui est réputé être toujours le meilleur discours de chaque LGM ;-) ). Ce nombre peut certainement s’expliquer par la dynamique créée par le fait de la conjonction avec Interactivos mais aussi certainement par le lieu qui a une réputation, des moyens mais aussi des étudiants sur place qui ont certainement gonflés les rangs.

          LGM 2013

          Le monde du logiciel libre

          Mixité des participants

          De mon côté, je n’ai jamais vu autant de personnes avec des logiciels propriétaires à un LGM, j’espère que les conférences en auront décidé quelques uns de tenter de changer. Mais ça ne semble pas gagné : à  la présentation de Claudia sur l’avenir de la mise en page où elle mentionne la nécessité de prendre en compte l’édition électronique, une personne pose la question de savoir si elle connaît un logiciel qui a ce soucis à l’heure actuelle. Sa réponse “indesign” a fait sourire une bonne partie de l’assemblée a mauvais titre car sur d’autres points on notera Sigil ou de nombreux plugins web permettant l’epub, tous libres. La vrais question est donc alors quel workflow ? Mais ce ne semblait pas à ce moment être l’intérêt principal.

          Mikado, Tupi, Gimp

          Autres moments intéressants, la présentation de nouveaux logiciels : Mikado, éditeur d’image en mode graphe présenté par Camille, Tupi, logiciel d’animation facile à prendre en main. Ou encore de logiciels plus institués : les évolutions de Krita et quelques démons, et la traditionnelle de Gimp tentant d’expliciter les différences en Gimp et d’autres et qui a été l’occasion d’une salve savoureuse sur le thème “arrêtez de dire aux gens qu’ils doivent faire comme vous décidé et donnez leur au moins ce qu’ils veulent”.
          Pour l’an prochain, les discussions ont été longues mais la destination n’est pas encore choisie. Il faudra être patient.

          Autre aperçu, sur le site de Cédric.

          Stratégie Adword et Réseau display

            Stratégie Adword

            Adword fait partie des stratégies de publicité de nombreux sites web et cela dans les deux sens : ceux qui ont besoin de se faire connaître, mais aussi ceux qui ont de l’espace publicitaire à allouer. Ce deuxième cas est nommé Réseau Display par Google, Adsense, le complément de Adword. Ce réseau est l’une des forces de la stratégie publicitaire et n’a pas été mise en place par Google, mais disons qu’insérer dans une stratégie globale de collecte et d’analyse de données, le réseau Display prend une valeur qu’il n’avait pas auparavant lorsque d’autres proposaient ce type de service.

            Votre réseau display

            Si vous possédez un site web, vous pouvez donc, grâce à quelques petites lignes de codes, permettre à Google d’utiliser certains espaces libres de votre site pour y diffuser de la publicité. C’est un moyen que de nombreuses personnes utilisent pour rentabiliser leurs investissements dans un site web à priori gratuit. Le principe est le suivant :

            • vous mentionnez à Google que vous souhaitez être diffuseur
            • ils vous attribuent une portion de code unique que vous collez dans votre thème
            • lorsqu’un visiteur vient sur votre site, une publicité s’affiche chez lui, envoyée par les données collectées par Google
            • si le visiteur clique sur un lien, vous allez alors bénéficier d’une micro rétribution qui vous aidera peut-être à faire vivre votre site.

            Avantages et inconvénients

            Cela semble une bonne idée, mais est-ce vraiment positif ? En partant du principe que le taux de clic sur une publicité est de 1% et que votre site à un traffic moyen, disons 1000 visites / jour, cela fait 300 clics par mois, et à une moyenne de 10 centimes par clics, l’argent rapporté est assez faible. Cela paiera peut-être le serveur, mais sans plus.

            Publicité photoshop sur LGW

            Publicité photoshop sur LGW

            La question se pose bien sûr différemment sur un site beaucoup plus visité, mais dans ce cas le risque est autre. Comme on peut le voir sur LibreGraphicsWorld, le contrôle des publicités n’est pas optimal, et il est possible de se retrouver avec des publicités qui vont à l’encontre du message diffusé par le site web : ici une publicité sur Photoshop alors même que le but du site est de valoriser les concurrents.

            Le risque en vaut-il donc la chandelle ? C’est à évaluer, et pour cela il n’y a pas d’autres solutions que d’essayer et de mettre une vraie communication en place.

            Blender et RepRap

              Foldarap

              Foldarap présentée à Chemillé

              Le monde de l’impression 3D et des reprap avance aussi vite que Blender. Mais il donne à la 3D un côté tangent, matériel, qui lui manquait actuellement. Un grande partie des personnes rencontrées, voire même des élus aux questions numériques ou technologiques, se demande à quoi cela peut servir.

              Impression 3D : un enjeu éducatif ?

              On avance souvent l’argument éducatif, l’apprentissage de technologie complexes avec des moyens simples, mise en oeuvre des notions vues à l’école, démocratisation et démystification scientifique. Et pourtant il se pourrait que l’enjeu soit réellement ailleurs. Peu de personnes imagine encore qu’elle pourrait se passer d’aller chez IKEA acheter se verres en plastique !! Et pourtant qui aurait pensé il y a 20 ans que l’on aurait tous voulu une imprimante papier, qui plus est couleur, chez nous. La première imprimante que je me suis achetée, grand public, était une EPSON qui coûtait la bagatelle de 2500 francs, soit 380 euros environs. Maintenant les mêmes choses sont vendues moins de 50 euros, on imprime tous nos lettres, nos photos… De la même façon, le prix des imprimantes 3D baisse (on est à l’heure actuelle autour de 500 euros) et avec l’engouement, il y a de grandes chances que cela continue. Dans le même temps, la qualité de résultat augmente et la facilité d’utilisation augmente.

              RepRap : un enjeu de société

              Je vois que bientôt, nous aurons sur nos étagères des bobines que nous utiliserons pour nos verres, nos bijoux, nos jeux et que nous n’aurons qu’à télécharger un plan et à l’envoyer, évitant ainsi des files d’attentes dans des magasins aux présentations standardisées et bien pensées. Au-delà des objets fabriqués, j’y vois une sorte de retour de prise en main de l’environnement familial et des outils quotidiens qui n’en ai certainement qu’à ces balbutiements. Ce même chemin parcouru avec les imprimantes jet d’encres et laser, ce chemin parcouru aussi par les logiciels libres…

              Après avoir formé en masse des ingénieurs et éduqués, et que ces personnes éduquées aient été tout aussi massivement refoulée par un monde professionnel clos, pourtant montré comme moyen d’intégration optimal, ou que ces personnes aient un besoin de reprise en main de leur destinée suite aux diverses pressions qu’ils subissent, y compris de ne pas utiliser leurs compétences en dehors de leur emploi,  il n’est pas étonnant de voir tant de personnes mettre à profit leurs connaissances et les mettre en oeuvres dans leurs vies et activités quotidiennes qui prennent d’autant plus d’ampleur qu’elles sont partagées. Alors à quand une fonction “Imprimer 3D” dans nos ordinateurs ?

              Pitchy poys passe à Blender

                Pitchi Poy passe à Blender

                Sergey Maiorov de blender.org.il a publié cet interview de Gilad Rosenau, Manager du studio d’animation Pitchi Poy, studio d’animation israëlien qui est passé récemment à Linux et Blender.

                Même si les plus gros projets du studio reste sur la planche, le studio a déjà publié quelques publicités réalisées avec des logiciels libres.

                L’nterview

                Pouvez-vous nous parler de vous et de votre studio ?

                Je m’appelle Gilad Rosenau, j’ai 39 an, 3 ans. Je travaille à Pitchi Poy animation depuis 12 ans. Principalement, je fais mon mieux pour gérer ce studio et travail comme préducteur éxécutif, ce qui signifie que je fais que les projets puisse exister avant même qu’ils soient nés. Je les initie, je cherche des fonds et les produits en recherchant la meilleur qualité et garder le studio en activité.

                Pub TV  par Pitchi Poy avec Blender

                Pitchi Poy existe depuis 25 ans et produit des animations avec un grand nombre de techniques, classiques comme numériques. Nous avons été rendu célèbres par notre capacité à mélanger les techniques. Nous sommes  “the last of the Mohicans” dans un monde sacré en produisant encore de l’animation papier.

                En plus de cela, j’enseigne la gestion et la production.

                Quels projets sont actuellement en cours ?

                Nous travaillons sur plusieurs projets, mais le plus important et notre film d’animation  “Baldy Heights”, basé sur un film pour enfant. Cela nous a pris beaucoup de temps pour trouver les fonds et nous y sommes.

                “Baldy Heights” teaser

                Nous en sommes à la prépoduction, moment dans lequel tous les aspects créatifs, les concepts sont validés et peaufinés  — les personnages, les plans, storyboard et une séquence pilote.

                Ce serait bien d’avoir 30% de budget en plus, mais nous sommes déjà conten.

                Pourquoi avez-vous décidés de passer aux logiciels libres et comment cela a-t-il affecté votre business model?

                Ma approche était économique. Il est en effet difficile de produire un film d’animation avec un budget serré.

                Puis j’ai trouvé un intérêt progressif dans la partie philosophique, nous permettant d’investir, nous créateurs, la grande partie de notre énergie dans la production de notre oeuvre d’animation et moins sur le logiciel ou les machines. Génial !

                Quels avantages et inconvénients retirez-vous de cette expérience?

                En ce qui concerne les avantages, le logiciel Blender s’améliore vraiment et cela quasi quotidiennement. Les développeurs et les utilisateurs partagent la même passion d’aider, de résoudre des problèmes même si notre projet est commercial et non philantrhopique.

                Un extrait de Baldy Heights teaser

                Notre système principal est maintenant Ubuntu, parce que nous avons des résultats réellement plus rapides ainsi. Il est bien connu que Blender délivre 50% de performance supplémentaire sur Linux que sur Windows.

                Pour les inconvénients, je pense qu’il manque encore de professionnel familiers avec les logiciels libres. Il y a aussi quelques aspects de Blender qui nécessitent des améliorations, ou alors, nous essayons des choses que nous n’aviosn jamais essayé auparavant, alors nous devons apprendre nous-même.

                Quel conseil pouvez vous donner aux artistes qui veulent suivre votre chemin ?

                Un conseil général, et pas spécifique à l’Open Source, est de garder patience, et très important, être comme un jouet à bascule : toujours se relever après avoir chavité.

                Derniers mots

                L’équipe de Pitchi Poy studio serait heureuse de recevoir de l’aide sur  Python en particulier au département scripting . Pour toute question : gilad [at] pitchipoy [dot] tv.

                The interview was originally published in Hebrew at blender.org.il. and on LibregraphicsWorld.org

                Meilleurs films réalisés avec Blender en 2012

                  Blender et films publicitaires

                  Fin 2012, Alexandre a publié sa sélection de meilleures films publicitaires réalisés avec Blender. Il nous semble que cette tentative met clairement en évidence l’intérêt professionnel et la qualité des productions et qu’elle vaut d’être relayé dans divers univers linguistiques.

                  Certaines personnes nous demandent souvent où sont les productions professionnelles faites avec des logiciels libres. De fait, le logiciel n’étant pas ce qui compte dans une oeuvre, il n’est pas facile de les trouver à moins d’y passer un peu de temps et de faire des rencontres. Libre Graphics World a réalisé cette liste de 12 films publicitaires (donc éminemment commerciaux) de qualité réalisés en 2012 avec Blender.

                  Les styles sont très différents par choix pour montrer la palette de mise en oeuvre.

                  Campagne pour un magasin Hugo Boss à Londres

                  Schokolade Filmproduktion a créé cette vidéo pour le nouveau magasin Hugo Boss de Londres. Blender a été utilisé pour les fluides et les simulations d’océan.

                  Le studio a déjà créé une autre video avec Blender pour le même client.

                  Iceland Express

                  Miðstræti, un studio islandais, a créé une série de publicité pour Iceland Express — une compagnie aérienne avec laquelle ils travaillent depuis 2011. Voici un exemple.

                  Vous pouvez visualiser une douzaine de vidéo de cette campagne on Vimeo. Et si vous êtes vraiment curieux, il y a ce podcast avec l’animateur, Hjalti Hjálmarsson, sur Process Diary.

                  Personal Financial Manager

                  Juan Carlos Montes de MoxStudios a réalisé cette publicité sur la gestion de finances personnelles pour Banco Popular. Toute la modèlisation, l’animation et le rendu a été fait avec Blender.

                  L’original avait été rendu avec le moteur interne de Blender. Cete seconde version a été produite avec Cycles.

                  Frutmotive soda

                  Plus tôt cette année ARt DDs a créé cette nouvelle pub pour  “Frutmotive”,  un soda russe. Ils usent encore  Adobe After Effects pour compositing. Cependant une conversation avec Alexander Zubkov a révélé qu’ils testent actuellement le compositing dans Blender. Ils sont donc proches d’avoir n workflow tout intégré.

                  Vous pouvez aussi regarder  “the making of”.

                  Une bonne info, l’équipe à mis à jour leur Volume and Mass Calc script qui fonctionne avec les BMesh. A télécharger ici.

                  Goldfish Man

                  La publiclité “Goldfish Man” a été crée par Richard Lyons pour une chaîne de magasin de produits électroniques en Suède.

                  Toute la modélisation et l’animation a été faite avec Blender et le rendu avec le moteur interne. Plus de détails sur Blendernation.

                  Webase.it

                  Ce travail a été fait par Fab design.

                  IBS Study Tour 2012 ad

                  Guillermo Espertino a créé cette publicité pour  IBS, fabricant espagnol de sucreries, avec l’aide de Juan Pablo Bouza, David Teres, Michael Berhanu et Adriano Oliveira.

                  Le style de Guillermo est assez distinct des autres : Il repose sur des animations bitmap et des dessins vectoriels créés dans GIMP et Inkscape, et utilise une palette de couleur spécifique dans presque tous ses projets.

                  Article original : http://libregraphicsworld.org/blog/entry/best-commercials-created-with-blender-in-2012

                  BD au format epub

                    Colorisation de BD avec Gimp

                    Colorisation de Cédric Gémy, epubifié

                    Après la mise en place de nos formations epub, voici de petites contributions. La première est cette colorisationd’une BD de badani sur le site Diogene.ch sous licence CC By SA. Nous avons ici simplement fait une colorisation rapide du document initial au trait et epubifié l’ensemble de 10 planches.

                    C’est la merde pour Bunny est une BD à télécharger au format epub.

                    Livres électroniques et format de fichier Epub

                      En informatique, les choses passent, même les écrits. Depuis 20 ans, on nous promet de lire sur le web, et ce qui va avec, la mort du livre papier, qui lui reste. Il avait déjà été “attaqué” par l’immédiateté et la disponibilité de la radio et de la télé, puis par l’interactivité du web. mais cela n’a pas encore suffit.  Comme les industriels de la musique, les éditeurs ont du mal à faire des choix stratégiques dans ce sens, et pourtant les choses bougent.

                      Les choses bougent, parce que l’immobilisme de certains ne paie pas face au volontarisme des autres. Que peuvent nos éditeurs traditionnels face à la volonté, d’Apple, Amazon ou Google de développer des plateformes intégrées de vente de livre électronique. pas grand chose. Les éditeurs ont bien chacun essayé de développer leur plateforme, mais avec un succès mitigé. Qui connait ici le nom de la plateforme de vente en ligne de livre électronique des Editions Eyrolles ? Je suis auteur chez eux et j’aurai moi-même du mal à vous le dire. D’un autre côté, le département Ebook de Gallimard s’oriente vers des solutions uniques et rien de standard ce qui rend les livres chers et peu portables même si la valeur créative est indéniable. Bref, faire les choses dans son coin ne marche plus, surtout lorsque l’on est pas maître de tous les éléments.

                      Les pions bougent : Accord de ventes avec Amazon… et adhésion à l’idpf (développant le format epub) sont les dernières en date. Les deux étant d’ailleurs en partie contractoires, mais qui leur en voudra de ne pas mettre leurs oeufs dans le même panier. Pour les auteurs, le choix d’Amazon va permettre de pouvoir enfin espérer profiter de vente de livres électroniques. Pour les lecteurs, il va être plus simple de trouver les livres (mais c’est dommage d’avoir une plate-forme unique) et surtout grâce à epub, fini le casse-tête de savoir si le livre sera lisible sur l’ordinateur, la tablette ou le mobile.

                      Epub est un format standardisé, poussé par de gros travailleurs du web dont Adobe, Google, rejoins plus récemment par les éditeurs. Epub repose sur des normes reconnues et déjà éprouvées que sont le HTML et le CSS empaqueté dans un format spécial pour l’occasion.  Bref, il existe déjà de nombreux outils pour afficher le contenu d’un epub puisque potentiellement tout navigateur web devrait pouvoir le faire, et autant pour créer des fichiers. mais les choses ne sont pas si simples que ça, bien sûr. dans le cas du epub, comme dans le cas du HTML, le rendu peut varier selon les navigateurs, il y a des problèmes de protection du contenu (pour ceux qui souhaiterait, évidemment), et du côté de l’édition, si vous avez déjà tenté de faire un site web, vous avez du remarqué les difficultés en allant dans les détails. D’où le développement d’un marché de professionnels visant à mettre à disposition des moyens de distributions de livres, à modifier les logiciels de mise en page ou autre (Scribus, Sigil, Calibre…), et de formation pour avoir un contrôle parfait sur le sujet et le résultat. Flossmanuals et la plateforme Booki exporte déjà les contributions des auteurs au format epub de façon automatisée.

                      Bref tout n’est pas rose, mais une direction est donnée, comme le Postscript et le PDF avait donné une direction à l’impression ces 30 dernières années. Tout cela va donc encore certainement évoluer, mais l’adoption du HTML5 et du scripting ouvre des voies considérables pour le livre électronique.